Économie circulaire recyclage, réparations

Maison des objets à Vayres en Gironde, 1000 tonnes de déchets  par an échangées gratuitement et non jetées

Une deuxième vie est offerte aux objets et matériaux dont se débarrassent les habitants des environs par le syndicat mixte de gestion des déchets  de Vayres, en Gironde.

Tout est gratuit, selon le slogan : « Donnez – Prenez – Recyclez ». Le local est organisé comme un magasin. Dans les rayons « cuisine », « enfance » ou « sport », les paires de rollers côtoient des classeurs, un mixeur-batteur ou un écran d’ordinateur. Le préau des matériaux, pour donner, prendre et recycler des gros volumes : huisseries, carrelage, meubles…Le tout dans un état variant de « comme neuf » à « pour les bricoleurs — à réparer ». 

Avec une carte d’adhérent gratuite, les 218 000 habitants des communes du Libournais et de Haute-Gironde peuvent apporter leurs objets ou chiner… A quelques mètres de la sortie, ils se séparent de « déchets à enfouir ». Le Smicval Market a permis de réduire la quantité de déchets enfouis.

Chaque année, mille tonnes de déchets sont ainsi échangées et non jetées. L’installation a exigé un investissement de 1,7 millions d’euros pour un espace de 5 800 mètres carrés ( subventionné par la région et l’Ademe). Pour le Smicval Market trois agents travaillent  contre un ou deux dans l’ancienne déchetterie, souligne le syndicat de gestion des déchets.

Un surcoût, donc ? Pas vraiment car les investissements de 2017 sont compensés par la baisse de l’enfouissement  (si l’on n’avait pas réduit l’enfouissement, ces taxes auraient dû être augmentées).

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33870 ; Vayres ; N°404 ; 2021, 1

Troc ton truc : recycler des objets en Val de Drôme

Un container est acheté en 2014 pour 5.000 euros par la Communauté de Communes du Val de Drôme (CCVD ) , sur ses fonds propres. Cette dernière aménage l’intérieur avec quelques étagères et le peint de façon à le rendre bien visible et identifié. Placé à l’entrée de la déchetterie de Loriol, ce container Troc Ton Truc est pris en charge par les volontaires en service civique qui y tiennent des permanences en binômes en informant les habitants sur la démarche : déposer et/ou reprendre gratuitement des objets en bon état.

En 2020, malgré la crise sanitaire, une tonne d’objets a été déposée et 900 kg repris. « C’est ça de moins qui part à l’enfouissement ou à l’incinération »  se félicite Gabriel Desbons. Chaque semaine, les volontaires, se retrouvent pour répartir différentes actions : Caverne de l’entraide, animations dans les écoles autour d’un jeu de société sur la transition énergétique, sensibilisation des cantines scolaires au gaspillage alimentaire… « Toutes ces actions montrent que l’on peut agir localement, avec des répercussions sur les vies des territoires ». 4 garçons et 3 filles de 17 à 21 ans composent l’équipe des volontaires en service civique, recrutée de septembre à avril, sur la base de 28 heures hebdomadaires. La collectivité participe à la rémunération, à hauteur de 137 euros sur les 580 euros que reçoit chaque jeune de la part de l’État.

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26270 ; Loriol ; N°409 ; 2021

Un atelier d’apprentissage et réparation vélo, activité écologique et fédératrice pour le quartier

Un important atelier vélo, ouvert au public les mercredis et samedis, a été  ouvert par la Régie de Quartier de Stains (93)  sous forme de chantier d’insertion comprenant 10 postes. Une activité écologique, novatrice pour les Régies et fédératrice pour le quartier.

Côté budget, l’activité repose sur les aides aux postes des salariés en  insertion (60%), le marché public de distribution du journal municipal assuré à vélo (25%), une subvention de Plaine Commune et un soutien du Contrat de Ville. 

Comme les moyens ne sont pas suffisants pour une activité uniquement centrée sur le vélo, pour le vélo, la Régie doit donc trouver des financements alternatifs, couplés à l’insertion. La Régie ne manque pas d’initiatives à développer :

La sensibilisation des enfants pour qu’adolescents ils n’abandonnent pas définitivement le vélo et le développement de cours pour adultes, en direction notamment des femmes immigrées, qui généralement n’ont pas appris à faire du vélo.

L’atelier de réparation s’est ouvert aussi à la réfection des jouets, d’appareils ménagers, ordinateurs, machines à coudre, radios, grilles-pain, couture.

Enfin les ateliers sont le support d’actions pédagogiques autour des questions de développement durable en milieu urbain, d’actions de sensibilisation à la pratique du vélo, et d’accès à la mobilité, mais ce sont aussi des temps de rencontre et de convivialité dans un quartier en plein renouvellement.

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93240 STAINS ; N°215 ; 2017

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Recyclerie les fées contraires à Grasse : un projet environnemental, solidaire et économique 

La Régie de quartier Soli-Cités à Grasse (06), s’est engagée depuis plusieurs années dans le champ du développement durable en conjuguant avec sa démarche de solidarité active des habitants d’un quartier populaire.

Elle a inauguré en 2015 la recyclerie « Les Fées contraires », après 4 ans de préparation et de montage, pour identifier les besoins des partenaires, former les élus de la mairie et de la communauté d’agglomération. Elle vend à la fois des meubles retravaillés et en état et des objets de décoration, en favorisant la réutilisation de certains matériaux pour leur donner une deuxième vie, et de faire évoluer les modes de consommation.

Son action répond à plusieurs finalités : écologique, avec un impact sur la réduction des déchets par le réemploi et la valorisation et la lutte contre le gaspillage ; sociale, en permettant à des familles à faible revenu d’accéder à des produits de qualité peu onéreux, économique, en embauchant des personnes en difficulté et en les formant tout en étant autonome financièrement.

Depuis sa création, la régie de quartier a ouvert une seconde boutique, et a mené à bien une expérience de  boutique éphémère dans une grande surface.

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N°279 –  06130 ; Grasse ; 2020

Ecoreso Autonomie rend accessible à tous le matériel médical en le reconditionnant

L’accès a du matériel médical est un élément stratégique pour permettre à de nombreuses personnes en perte d’autonomie de rester à domicile et de vivre mieux, qu’il s’agisse de personnes âgées devenant dépendantes, d’accidentés du travail ou d’enfants handicapés. 

Des SCIC se sont mises en place au niveau de plusieurs départements, à l’initiative d’EcoReso Autonomie, pour réparer et reconditionner du matériel médical. Les matériels sont remis à neuf et bénéficient d’une garantie.

Les matériels sont revendus ou prêtés, par exemple en sortie d’hospitalisation en attente de financement, à des prix inférieurs aux prix du marché fonction du revenu, souvent en lien avec les départements. Dans la Manche, par exemple, le projet a pu démarrer grâce à une aide du département de 20 000 €.

Des objets très nombreux (téléphones adaptés, jeux pour enfants handicapés, fauteuils) sont également disponibles (plus de 30 000 références de produits). Un suivi à distance et des formations par un ergothérapeute peuvent également être apportés.

Ces initiatives contribuent à l’économie circulaire dans un domaine stratégique face à l’explosion de la dépendance, tout en permettant aux personnes d’avoir accès à la santé et de rester acteurs dans la cité.

http://www.ecoreso-autonomie.org/

Pour trouver un Ecoréso autonomie proche de chez vous voir ici

50050 Manche, N° 365, 2021

Envie autonomie propose également du matériel médical recyclé

Envie Autonomie qui fait partie du réseau ENVIE, recycler également du matériel médical pour le rendre accessible à tous ceux et celles qui ont des difficultés à s’équiper. Le matériel est distribué sur toute la France, avec 12 sites d’accueil :  Angers – Rennes –  Nancy – Strasbourg – Saint-Etienne – Lyon, La Roche-Sur-Yon, Nantes, Montbéliard –  Niort – Alençon – Evreux,  et bientôt Saint Brieuc – Bordeaux – La Rochelle – Reims.

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Une recyclerie créative à Bordeaux

La recyclerie créative est implantée dans des quartiers prioritaires afin de faciliter l’accès aux meubles et fournitures aux personnes qui disposent de peu de moyens. C’est à la fois un centre de récupération, de valorisation, de transformation créative et artistique et de revente des objets, à qui on peut donner une autre destination. Elle se compose de 2 lieux :

Les objets sont revendus à un prix très bas, afin d’être accessibles à tous. La boutique, espace de vente d’objets, déposés par la population du quartier. Elle est devenue un lieu incontournable, et un espace d’échanges pour les plus isolés. Une relation de confiance existe avec les habitants. Un travail d’écoute de leurs attentes est mené en permanence.

L’atelier d’éco solidaire dispose d’un espace de transformation des objets collectés. C’est un lieu unique de travail et de rencontres. Une direction artistique permet de donner un cap à la production, les personnes au travail évoluant sous des statuts différents (salariés, bénévoles, stagiaires).

La présence de professionnels de l’artisanat et de la création (designers, ébénistes, plasticiens, peintres en décor, tapissières d’ameublement, couturière) contribue à une transformation de qualité qui permet de valoriser les objets. Ce travail permet de réduire la quantité de déchets de façon importante . 285 tonnes de  déchets ont été traitées en 2019.

La sensibilisation à la réduction des déchets et au recyclage créatif est un enjeu majeur, avec de nombreuses visites scolaires et de publics en situation de handicap. Des  temps d’apprentissage sont organisées pour des bénévoles ou des groupes. A chacune des étapes, la sensibilisation repose sur l’échange et le dialogue. Les productions exposées ou présentées sur les réseaux sociaux ont une valeur incitative pour inciter les usagers à transformer eux-mêmes ce qu’ils possèdent. Enfin, la recyclerie créative reçoit de nombreuses visites d’élus, de porteurs de projet, de délégations internationales.

La recyclerie créative est adhérente au Réseau national des Ressourceries.

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33000 BORDEAUX ; N°271 ; 2020

 

Une équipe d’habitants « Encombrants solidaires » à Saint-Herblain (44)

Faire prendre en charge par les habitants eux-mêmes les problèmes de la cité est une des premières priorités de la Régie de quartier Océan à Saint-Herblain (44) fait preuve d’une grande efficacité dans son action de médiation visant à 

En particulier, la gestion des encombrants constituait un véritable problème. Pour que les habitants cessent d’abandonner les meubles et l’électroménager dont ils ne veulent plus dans les parties communes ou sur l’espace public, une campagne « Encombrants solidaires » a été mise en place avec des gens qui habitent le quartier et assurent une présence soutenue sur le terrain.

A partir d’idées d’habitants relevées au cours de réunions au pied d’immeubles, des outils ont été construits : affiches pour attirer l’œil, numéro de téléphone pour des rendez-vous conseils à domicile, informations sur les entreprises qui recyclent les encombrants ou les remettent en état…

Depuis 2012, des locataires ont été salariés par la régie pour nettoyer, trier, stocker et valoriser les encombrants.

L’équipe des « Encombrants solidaires » peut donner un coup de main exceptionnel à des personnes âgées isolées, mène une inspection des parties communes et retire les encombrants dangereux tels que les cartons et équipements électriques ou électroniques.

Depuis janvier 2017, vu son succès, l’opération a été étendue à la partie nantaise du Grand Bellevue et pourrait concerner 400 à 600 logements.

44800 SAINT-HERBLAIN ; N°223 ; 2017

Zéro déchet : Le vieux pain est recyclé par les habitants du quartier de la Reynerie (Toulouse) 

Certains habitants du quartier de La Reynerie à Toulouse déposaient le pain au bord du lac pour les animaux. Une pollution visuelle doublée d’un problème sanitaire car le pain attire les rats, les pigeons, les cafards et autres nuisibles… et  rendent  les canards malades. La Régie de quartier Reynerie Services a donc pris l’initiative de faire le ramassage du vieux pain. Cette action originale et réalisée en lien avec des associations de locataires, les bailleurs et Toulouse Métropole. Des bacs sont déposés auprès des boulangeries et associations du quartier, où les habitants peuvent déposer leur vieux pain. Celui-ci est ensuite centralisé – entre 500 et 600 kg par semaine. L’équipe de la recyclerie Cler Verts de Belesta le transforme en granules et farines qu’elle redistribue aux éleveurs de la région.

Des ateliers Pain perdu sont également organisés par la régie, au cours desquels on aborde les questions du gâchis alimentaire et du tri des déchets, afin que le dépôt du vieux pain dans les bacs soit la dernière solution. Un travail de sensibilisation est mené auprès des habitants qui deviennent ensuite des ambassadeurs de cette action, qui préserve le quartier, valorise ce déchet, sensibilise à l’environnement et montre comment faire des économies.

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31000  ; Toulouse ;   N°210 ; 2017

Jerry, l’ordinateur recyclé à faire soi-même

Transformer un jerrican en ordinateur, c’est l’idée développée par trois étudiants français. Des « Jerry Clans » un peu partout dans le monde. Si dans les pays développés, l’ordinateur est devenu un objet quotidien, il n’en est pas de même dans les pays en développement. Pour lutter contre cette fracture numérique, trois étudiants de l’Ecole nationale supérieure de création industrielle ont monté en 2011 le projet Jerry do-it-together. Le principe : construire des ordinateurs entièrement à partir de matériaux de récupération. Le « Jerry » s’adapte ensuite à tous les besoins. En Côte d’Ivoire, un Jerry sert par exemple de base d’envoi de SMS, il permet de rappeler aux femmes enceintes qui habitent dans les zones rurales leurs rendez-vous médicaux de suivi de grossesse.

En quelques années, des « Jerry Clans » se sont multipliés un peu partout dans le monde, représentant aujourd’hui une véritable communauté internationale. Une prouesse technologique, mais aussi écologique. Mais le coup de génie des fondateurs de Jerry réside sans doute dans ce qu’ils en ont fait : une initiative sociale. En effet, les ordinateurs se construisent lors d’ateliers collectifs, des « do-it-together ». Chacun peut alors s’approprier le savoir-faire technique pour construire par la suite sa propre machine, mais surtout pour diffuser à son tour cette initiative. (voir ici)

75012 Paris ; N°282 ; 2022,