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MAC DO Saint Barthélémy : vers un restaurant solidaire à Marseille

Pendant deux ans, les 77 salariés de ce fast-food avaient  combattu pour sauver ce lieu de vie des quartiers Nord ; puis sa fermeture les avait laissés sur le carreau . Certains d’entre eux ont ouvert un fast-food social et solidaire : ces anciens salariés ont transformé le lieu . Ainsi,  avec le soutien de 54 associations locales, le restaurant et son drive ont permis  – pendant tout le confinement et jusqu’à aujourd’hui  – de distribuer 3500 colis alimentaires par semaine et des kits d’hygiène, préparés et distribués par des dizaines de collectifs et d’associations des quartiers alentour, sans aucune aide publique. Ici, on apprend à gérer la valeur humaine, le lien social, le soin.

Notre seul héritage, c’est la précarité !  Mais cette précarité, nous entendons la faire fructifier en dignité, en formation, en solidarité, en activité sociale et économique, sous la forme d’une SCIC dont le profit appartiendrait à tous. Nous sommes créateurs de richesses, économiques et sociales. Dans un monde balkanisé par l’hyper-individualisme, nous faisons œuvre de pédagogie en réactualisant le partage et la solidarité ! Nous en avons une vraie expertise, et nous sommes les seuls légitimes et les seuls à pouvoir le faire ici.

Le nouveau restaurant se diversifie, avec des hamburgers végétariens, des ruches sur le toit et même du soutien scolaire… Désormais, dans cet espace, il y a des ordinateurs, des jouets, des livres, des gens qui viennent se réunir et se rencontrer, des associations qui se créent, des rêves qui  se concrétisent.

Lire l’article de juin 2021 dans « le Monde »

13000 ; N°427 ; Marseille ; 2021

Le Laboratoire Écologique zéro déchet  (93)

Le Laboratoire Écologique zéro déchet (LEØ),  propose aux visiteur·euse·s des activités en lien avec la transition écologique dans des friches industrielles de Pantin et de Noisy-le-Sec :  un lieu de convivialité original, qui se veut hors des échanges marchands.

« Nous jetons un nombre impressionnant de matériaux que la Terre ne pourra bientôt plus produire, autant apprendre tout de suite aux gens à éviter les gaspillages », indique Amélie qui a lancé l’association en janvier 2019 avec son compagnon et le soutien de citoyen·ne·s noiséen·ne·s. encontres citoyennes, ateliers de réparation, bibliothèque, « gratuiterie », AMAP, restauration bio … Michel et Amélie, co-fondateurs du Labo ont réussi à faire d’un bâtiment désaffecté de 4000 m2 un lieu de vie et de solidarité.

Le LEO est lauréat du IN Seine-Saint-Denis en 2019 :  Le « IN SEINE SAINT DENIS »   est une marque territoriale créée par le  Conseil Départemental  pour valoriser les actions emblématiques du territoire ). C’est une démarche participative sous la forme d’un réseau d’ambassadeurs et ambassadrices (entrepreneurs, associatifs, artistes, …), qui, à travers leur activité mettent en avant le territoire, ses habitants et son identité. La démarche vise à regrouper tous ces acteurs locaux pour les mettre en réseau et les accompagner dans leurs projets . Ainsi, par exemple  le dimanche après midi : l’atelier d’auto-réparation et de construction ,  l’atelier couture ,  la cantoch’.

la Gratuiterie Ambulante dans des villes du 93 : Un étal de marché : quelques portants, une table, des cintres où sont disposés vêtements et objets du quotidien. Chacun peut choisir ce qui lui plaît, gratuitement. Chacun peut apporter ce qui ne sert plus et qui est encore en bon état. On ne fait pas d’échange « un pour un » mais on considère plutôt que chacun contribue au sens large, celui qui donne évite à un objet de finir à la poubelle et celui qui prend n’ira pas acheter cet objet neuf. Ainsi on évite pollution industrielle, transport, recyclage douteux, exploitation humaine.

Voir l’article de Seine St Denis Mag 

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93500 -Pantin – N°332 – 2022

Le carburant en régie municipale à Ecouché (Orne)

Écouché-les-vallées  est une petite commune rurale de l’Orne  (15 km d’Argentan ). Afin de maintenir son attractivité, la commune a créé une station-service en régie municipale pour que les habitants et les entreprises locales se ravitaillent sur place en carburant. La station-service automatique municipale est ouverte 24h/24h depuis février 2018. « Pour la première année, nous avions évalué les perspectives de vente à 200 ou 300 m3 ; mais dès 2019 elles se sont établies à 443 m3. » précise le secrétaire général. Écouché accueillait au Moyen Âge les pèlerins en marche vers le Mont-Saint-Michel. La cité s’organise autour de sa remarquable église gothique. Le bourg compte plusieurs commerces (coiffeurs, charcutier, et même un institut de beauté), une crèche, deux écoles (une publique et une privée) un collège et un Ehpad. Le prix du carburant a été soigneusement calculé pour ne pas dépasser de plus de 8 centimes le litre celui pratiqué dans les grandes surfaces. « La plupart des gens nous disent, “pour 8 cts de plus, pas la peine de faire des kilomètres pour aller faire le plein”… », poursuit le secrétaire général.

61150 ; Ecouché ; N°410 ; 2021

Les Relais Solidaires à Pantin (93)

Les Relais Solidaires sont le résultat d’une démarche citoyenne, née en 1992 à Pantin, installée dans une ancienne fonderie. L’ambition est alors de poser dans cette banlieue, les bases d’une nouvelle forme d’économie : une économie « alternative et solidaire », soucieuse de lutter contre l’exclusion et le chômage en Seine-Saint-Denis, par la formation et l’insertion professionnelle  dans les métiers de bouche. L’activité de formation est associée à un restaurant et à un service traiteur. Chacune de ces structures permet à des personnes de se former à un nouveau métier, de l’exercer et de recréer un tissu social et culturel nécessaire à une intégration réussie. 

Le projet global, implanté à Pantin, est fondé sur des valeurs : Solidarité, Diversité, Humanité. Il est porté par plusieurs structures : Relais restauration, Relais formation, Relais culture. Pour conforter cette démarche, la S.C.I.C. Relais restauration, et les associations Relais formation et Relais culture(s) ont crée, en 2020, un groupe économique et solidaire (G.E.S.) . En projet la création d’un nouveau restaurant solidaire au Pré Saint Gervais.

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N° 400 ; Pantin ; 93500 ; 2021

La recyclerie créative à Bordeaux

Les déchets encombrants débordent en milieu urbain, occupant parfois les trottoirs ou dégradant l’image d’un quartier. en France, chaque année ce sont 568 kg d’ordures et d’encombrants produits par personne. Pour certains, ces encombrants sont en parfait état d’usage et  sont pourtant le socle d’un formidable champ d’expérimentations vers la transition écologique. Ainsi, s’éveillent des projets alternatifs, solidaires et écologiquement durables. Pour passer d’une culture de la destruction systématique à une économie solidaire circulaire et durable , on remet les objets ou les matières devenus inutiles pour certains, à la disposition de ceux qui pourront les utliser.

La Recyclerie Créative réalise une expérimentation vecteur de sensibilisation très fort, qui touche tous les publics et qui constitue une réelle plus-value dans le domaine de la prévention/réutilisation des déchets : Il est proposé de prolonger la durée d’usage d’objets et mobiliers au lieu de s’en débarasser comme déchets : meubles, bibelots, vaisselles, vêtements… les rebuts collectés chez les particuliers et dans les entreprises sont transformés pour en faire de véritables oeuvres d’art ou des meubles uniques.

L’association L’ATELIER D’éco SOLIDAIRE, créé depuis 2010, est un partenaire du service collecte et prévention des déchets de Bordeaux Métropole dans le cadre d’une politique publique de réduction des déchets. Il constitue une réelle communauté composée de personnes impliquées qui viennent d’horizons différents, que ce soit dans le niveau d’étude, d’âge ou d’origines culturelles. 

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33000 ; Bordeaux ; N°271 – 2020

Association ICARE à Sentheim et Ungersheim, (68)

L’Association Icare est un chantier d’insertion par le maraîchage biologique rattaché au réseau national des Jardins de Cocagne. Son objectif est de donner du travail à des personnes éloignées de l’emploi par la production de légumes bio, la formation et l’accompagnement. L’Association est active sur 2 sites de production : les Jardins d’Icare à Sentheim et les Jardins du Trèfle Rouge à Ungersheim. Les légumes cultivés sont principalement proposés sous forme d’adhésion à un panier, composé selon les récoltes du moment et livré sur divers points de dépôt. Elle emploie 80 salariés en parcours d’insertion à l’année sur 2 sites de production, à Sentheim et sur les Jardins du Trèfle Rouge à Ungersheim. Les légumes cultivés sont distribués un réseau de 500 adhérents répartis sur l’ensemble du territoire de sud Alsace. Ils sont principalement proposés sous forme d’adhésion à un panier, composé selon les récoltes du moment et livré sur divers points de dépôt. Une mutualisation permanente au sein du réseau Cocagne national permet de partager les acquis, les expériences et les outils.

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Sentheim ; 68780  – N°480 –  2021

 

la Fourmilière, supermarché coopératif et solidaire à Saint Etienne :

À La Fourmilière, les fourmis font bien des provisions mais en plus, elles sont solidaires. Le principe est simple : tout client du magasin possède des parts sociales et s’engage à donner chaque mois trois heures de son temps. En échange, il peut y faire ses courses, participer aux processus d’achats et bénéficier d’un panier moyen « de 12 à 40 % moins cher que chez la concurrence ».. « Nous privilégions les produits bio et locaux mais aussi l’inclusivité, explique Pierre-Édouard Garbe, l’un des coordinateurs du projet stéphanois. Quelques denrées sont trop chères pour certaines bourses. Nous proposons donc aussi des produits accessibles. » Ouvert depuis le printemps 2019, le supermarché coopératif ne désemplit pas.

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  Voir ici l’article

42 000 Saint-Etienne, n°255 ; 2022

 Masques fabriqués en Bretagne 

Six mois après la fermeture de l’usine de Plaintel, l’Union syndicale Solidaires des Côtes-d’Armor s’est fortement mobilisée pendant l’été 2020. Non sans résultats. Le projet de « Coop de masques » sort de terre sur l’ancien site d’Alcatel à Grâces, près de Guingamp. Il vise une capacité de plus de 30 millions de masques sanitaires par an, avec la participation de la Région, du Département des Côtes d’Armor et des entreprises de la région grosses utilisatrices.

 L’objectif est de rendre la Bretagne autonome en production de masques, après les pénuries inacceptables du printemps 2020. Un appel est lancé aux citoyens bretons pour la souscription de 100 000 parts de 50 €. Le projet est piloté par Guy Hascouët, missionné par la Bégion Bretagne.30 à 45 millions de masques seront produits dans l’usine de La Coop des Masques (S C I C ) en Côtes d’Armor à partir d’octobre 2020. Des masques chirurgicaux et FFP2 homologués et certifiés à destination de tous les professionnels qui en ont besoin.

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Voir ici l’article des Echos

22067 Graces ; N°276 ; 2020

Masques anti-Covid fabriqués à Lons-le-Saunier

Ancienne terre d’industrie textile, le Jura a connu la prospérité avant de voir ses usines fermer leurs portes dans les années 1970 et 1980, face à la concurrence asiatique. Début 2020, la société coopérative Clus’ter Jura étudiait la possibilité de relancer une production textile locale autour de quelques créneaux.

La crise sanitaire a accéléré le démarrage d’un projet, avec l’aide du projet Résilience (qui s’est mis en place pour accompagner des PME partout en France afin de fabriquer des masques sur le territoire national). En quelques semaines, le local de la zone industrielle Lons-le-Saunier a été rénové, les machines achetées, les premiers employés recrutés. La ville de Lons-le-Saunier a prêté du mobilier.

L’atelier a ouvert au mois de mai. Plus de 5.000 masques sont fabriqués chaque semaine par une quarantaine d’ouvrières. L’arrivée de nouveaux produits fait prendre une tout autre ampleur à l’atelier : tél shorts, tote bags, shorts, pantalons…. L’entreprise, qui souhaite rester dans l’ESS, compte sur l’engagement des acteurs locaux par leurs achats pour se pérenniser.

Cet exemple montre que la relocalisation est envisageable y compris pour l’industrie textile, et que la reconversion des travailleurs est également possible. Beaucoup des petites mains n’avaient jamais touché une aiguille. Mais on sent bien que l’appui des pouvoirs publics est indispensable pour que de telles expériences se pérennisent et se multiplient, tant de la part des municipalités que des instances nationales et européennes. Sur ce plan-là, c’est loin d’être gagné. Mais ces initiatives le rendent le combat possible.

voir l’article de Reporterre 

39000 Lons-le-Saunier ;N°305 ; 2020

Ardelaine, SCOP solidaire, a relancé la filière laine en Ardèche

C’est à partir de la rénovation d’une ancienne filature de laine à Saint Pierreville, petit village à 40 km de Valence, avec des principes d’égalité entre tous et de solidarité ; cette aventure est racontée dans « Moutons rebelles, Ardelaine … » de Béatrice Barras (Ed. Repas ).

L’entreprise emploie aujourd’hui plus de 40 personnes et s’approvisionne auprès de 150 éleveurs. D’abord centrée sur la production, Ardelaine a organisé sa commercialisation à travers un réseau de 2000 correspondants acheteurs. Un atelier de tricotage et de confection de vêtements a été créé à Valence . Le développement de l’entreprise se fait par la diversification des activités. Outre la filière vêtements  de laine , il y a  maintenant la literie ,  le feutre de paillage pour le jardin ,  une mercerie … et aussi un restaurant et des journées d’information où se pressent les visiteurs.

Le projet développe une quadruple solidarité au sein de l’entreprise, par l’égalité des salaires et la rotation des tâches, au sein de la filière par des relations équitables avec les producteurs, les transformateurs et les consommateurs, avec le territoire en développant des activités porteuses d’emplois et en utilisant les produits locaux, avec le monde entier et les générations futures en développant une approche écologique et en pratiquant un commerce équitable. 

La SCOP Ardelaine montre comment une démarche d’expérimentation, ouverte sur les compétences de chacun et ses capacités d’évoluer, pleine d’humilité et d’optimisme, porte ses fruits au quotidien.

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07190 St PIERREVILLE, N°13, 2020

 Conseils de villageois à Arvieu (900 habitants)

Depuis 2014, à Arvieu dans l’Aveyron , dix conseils de villageois auto-construisent avec les élus un développement économique et convivial de leur commune. Au départ, les élus, décidés à mener une démarche participative, ont organisé, à 6 mois d’intervalle deux réunions publiques auxquelles participent plus de 90 habitants. Dix conseils villageois thématiques sont mis en place, d’une dizaine de personnes chacun reposant sur un engagement bénévole des habitants et des élus.

 En 2016, les habitants se sont de nouveau réunis afin de redessiner le cœur de bourg avec l’aide d’un architecte. La fibre optique arrivant jusqu’au village, ils ont adppté l’objectif d’y développer des services connectés à très haut débit ; les objectifs ont été fixés avec les habitants : installation de 20 nouvelles familles,rénovation de 3 à 10 logements attractifs, création de 20 événements dans les nouveaux espaces partagés, développement de filières locales pour favoriser une activité agricole rentable et pérenne, rénovation de l’habitat en centre-bourg…. Arvieu est connectée au monde grâce à son réseau Internet partagé à très haut débit. La ville la plus proche? Rodez, à plus d’une demi-heure de trajet par des routes sinueuses et bucoliques.

Les projets :

  1. Dynamiser l’activité économique  en particulier

Favoriser l’installation de nouvelles activités : la fromagerie, le projet du château de Montfranc …

  1. Favoriser l’attractivité 

Poursuivre la dynamique du Jardin d’Arvieu (ZAN, coworking),

  1. Valoriser la citoyenneté 

Poursuivre la démarche citoyenne : écoute/réflexion/actions …

  1. Aménager la commune

Être partie prenante de l’élaboration du SCOT et du PLUI

Équilibrer le maillage culturel sur la commune, sur l’ensemble des villages

Soutenir la vie associative : permettre aux habitants de s’investir dans la vie communale.

12120 – Arvieu – N°248 – 2021

centre social inter communal  avec le réseau Natura2000

Dans le pays Hautes Corbières , le développement local a commencé en 1985 avec la création d’une association de 18 communes.élargie un peu plus tard à 57 communes des Corbières et du Minervois ; En 2020, ce projet comprend -l » association de developpement des hautes Corbières (ADHCO) qui gére les services courants à la population; elle est devenue un centre social et le court circuit en Corbières qui regroupe producteurs locaux et consommateurs en respectant une charte. Chaque marché hebdomadaire se termine par une grillade et un peu de musique .

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.Les maisons de service au public  sont des lieux de vie et de rencontre au sein des villages. Répartis sur le territoire, ce réseau  permet de maintenir et de développer les services au public. Cette opération est un élément d’un projet global de développement, fondé sur une approche territoriale.Géré par l’ADHCo, association de développement local, il s’inscrit au travers de l’association dans une démarche de Centre Social et de Centre Permanent d’Initiation à l’Environnement.

11330 – Mouthoumet – 2022

 

Natura 2000 est un centre de ressources coordonné par l’Agence française pour la biodiversité. Il a pour objectif de mettre en commun les connaissances, savoir-faire et expériences des gestionnaires des 1780 sites Natura 2000 terrestres et marins. Ce réseau est constitué de l’ensemble des opérateurs et animateurs des sites Natura 2000, ainsi que des services de l’État concernés.

Ainsi, en novembre 2019, L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance un appel à manifestations d’intérêts (AMI), piloté par l’UMS PatriNat, pour financer ou co-financer des suivis d’efficacité de la gestion pendant une durée de cinq ans sur des sites Natura 2000. Les suivis, prévus pour 5 années, seront réalisés selon une méthodologie spécifique et commune développée par l’UMS PatriNat. Les résultats de ces suivis permettront d’identifier les modalités de gestion les plus efficaces mais aussi les méthodes et indicateurs les plus pertinents pour évaluer les effets des mesures . 

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LANGOUET en Bretagne  pour le développement durable

  1. Contre les pesticides

Le maire de la commune, Daniel Cueff, a pris en mai 2019 un arrêté interdisant l’utilisation de pesticides près des habitations ou locaux professionnels.Ainsi; la commune de Langouët s’est engagée aux côtés du mouvement « Nous voulons des coquelicots » ; cette association a été initiée par Fabrice Nicolino et François Veillerette, qui signent en soutien un livre du même nom (éditions Les Liens qui libèrent). Elle milite pour pour l’interdiction totale de tous les pesticides de synthèse :

«  Les pesticides sont une tragédie pour la santé… Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant.Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans… »

 2.LA CAMBUSE café associatif

Langouët est un village qui a longtemps eu une activité économique et commerciale importante… Mais depuis le début des années 2000, seul un commerce tenait bon : le bar du village, « La Cambuse » . Mais en 2010, le bar tire le rideau. Alors, un petit groupe de personnes réussit à convaincre la Communauté de Communes de tenter une aventure associative dans ce lieu ; début 2012, le café renaît de ses cendres et ouvre sous cette étiquette associative. On y développe  des activités ( par exemple Brico Cambuse ou les ateliers créatifs ) en s’appuyant sur des bénévoles qui  participent aux permanences hebdomadaires et certains  s’impliquent dans le conseil d’administration de l’association.

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3.Un four à pain à usage collectif 

Candice et Louis, les nouveaux paysans maraîchers de Langouët ont reçu l’accord de la collégiale de la Cambuse, la mairie et les habitants pour construire un four à pain dans le jardin derrière la Cambuse pour 2020. Ce four a une capacité de 15kg de pain ; on y fabrique du pain au levain une fois par semaine . Il peut être chauffé assez rapidement en utilisant une quantité raisonnable de bois et pourra donc servir dans le cadre d’animations, pour des soirées pizzas et pour toute personne désireuse de faire sa propre fournée de pain. Nous avons fait appel au financement participatif pour sa construction .

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N°273 ;  35630 ; Langouet – 2020

Territoire Zéro chômeur longue durée à Colombelles

Vingt ans après la fermeture de la Société Métallurgique de Normandie, fleuron industriel de la région pendant presque un siècle, Colombelles comptait plus de 140 chômeurs de longue durée ; la municipalité s’est portée candidate à une expérimentation portée par ATD Quart Monde. Ce projet porte le nom de TZCLD pour « Territoires Zéro Chomeur de Longue Durée ». ATD Quart Monde a montré dans une étude que le coût du chômage d’exclusion est d’environ 15 000 euros par personne et par an.  Le projet comprend deux étapes principales :

  • trouver des territoires volontaires pour expérimenter,
  • établir un cadre légal pour que toute collectivité puisse opter pour la suppression du chômage de longue durée sur son territoire.

La municipalité  a crée, comme acte fondateur, une  Entreprise à But d’Emploi (EBE) , interface entre les demandeurs d’emploi qui en deviennent alors employés et les emplois utiles à la commune, qu’il a fallu identifier et créer pour proposer des emplois en contrat à durée indéterminée à temps choisi : produire et vendre des biens et services utiles aux acteurs et habitants du territoire en coopération avec les acteurs socio-économiques, dans le respect strict du principe de non-concurrence . Cinq ans plus tard, fin 2021, près de 90 habitants de la commune ont retrouvé un emploi en CDI. Une réussite collective pour le maire Marc Pottier : « Il y a des gens qui ont envie de travailler, qui sont au chômage depuis un an, deux, trois ou cinq ans et quand ils retrouvent un emploi stable, ils consomment et créent de la richesse, payent de la TVA et sont moins dépendants des aides sociales … plutôt que de payer du chômage, on permet à ces personnes de trouver leur place dans la société. C’est du gagnant-gagnant pour tout le monde « .

14460 – Colombelles – 2021          voir le site 

La ville grecque de Volos met en pratique un système économique alternatif

Dans la ville grecque de Volos (une petite localité de 100 000 habitants), la mise en pratique d’un « Réseau d’échange et de solidarité » depuis maintenant 2010 ne procéde pas tant de la situation économique que de la nécessité de constituer une alternative faisant face à l’actuel système capitaliste.

L’idée de base est partie des multiples expériences de communauté de troc, qui échangeaient produits et services sans utiliser de monnaie. Dans le cas de Volos, l’idée fut perfectionnée avec la création d’une plate-forme d’échanges, le TEM (Unité alternative locale) adossé à un système informatique au fonctionnement aussi simple qu’efficace dans ses résultats. Les mouvements entre vendeurs et acheteurs sont inscrits immédiatement sur un compte grâce à Internet, sans commission ni intérêts. « ce qui est important c’est que les gens se connaissent et qu’il existe une confiance mutuelle. Notre initiative est motivée d’abord par la nécessité de mettre en application nos valeurs et de changer le système économique actuel. Le réseau a été pensé contre lui, en tant forme alternative d’échanges économiques.

http://www.autogestion.asso.fr/?p=1664

https://blogs.mediapart.fr/bob-92-zinn/blog/010612/la-ville-grecque-de-volos-met-en-pratique-un-systeme-economique-alterna (choisir)

VOLOS (Grèce), N°105, 2012

un café multi-activités redonne vie à un territoiredu Centre Bretagne 

A Locmelar (Centre Bretagne), l’installation d’un café, épicerie, lieu d’animation symbolise le renouveau d’un village de 300 habitants, grâce à l’appui du nouveau maire désireux de redynamiser le centre bourg. En 2018, un couple de jeunes, qui souhaitait réaliser un café multi-activités après avoir fait un tour de France, a installé dans une ancienne salle paroissiale rénovée par la mairie. Le café épicerie donne sur la placette du village, où trône un beau calvaire entouré d’arbres. Les mûres sont propriétés de la mairie, le fonds de commerce est une SCIC. L’épicerie, offre des produits locaux, des spectacles d’animation sont donnés en extérieur ou sous chapiteau. La salle à l’étage sert de lieu de rencontre pour la chorale, pour des cours de remise en forme (Pilates) et de salle de réunion pour des associations. Le confinement a constitué une épreuve, mais a aussi montré l’attachement des habitants à ce nouveau commerce et lieu d’animation. Et pour Margot et Florian, le pari est réussi : « Nourrir le corps, le cœur et l’esprit ».

 

 

Quand on entre au Mélar dit ,  on sent bien qu’on n’est pas ici dans un bar classique, ni dans une épicerie comme les autres. Au mur, des affiches, des annonces, et même une pétition !  A droite, des tables pour s’asseoir, prendre un café ou déguster une bière du pays. Et derrière le comptoir, Margot et Florian, les 2 jeunes  installés là depuis plus de 4 ans.

Comment atterrit-on à Locmélar ? L’un et l’autre ont déjà travaillé dans le secteur associatif . Quand ils prennent contact avec la mairie de Locmélar,le courant avec les élus passe bien tout de suite. Le lieu répond aussi aux attentes de Margot et Florian : « Nous recherchions un petit village à la campagne, au cœur de la nature » ; la mairie vient de faire l’acquisition d’une à rénover pour accueillir une nouvelle activité.

Le café donne sur la place du village. Un site idéal pour installer des tables dehors ; « on a flashé sur le lieu », lance Margot. L’accord est assez Les travaux s’élèvent à 250.000€,  c’est beaucoup pour si petite commune. La municipalité a pris le risque à l’unanimité; les subventions sont arrivées après », rajoutent les deux porteurs de projet. Celui-ci se précise autour d’un café-épicerie avec un côté animation ; «On a lancé un financement participatif pour financer les travaux d’aménagement intérieur, et notamment une salle à l’étage », précise Florian.

Les murs sont la propriété de la mairie ; les 2 jeunes ont un bail de longue durée (3-6-9). De son côté, le fonds de commerce appartient à une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif), ce qui permet d’associer des collectivités, des associations et des particuliers autour d’un même projet. Outre la mairie, la SCIC réunit les futurs salariés, des individuels et deux associations.

Tout se passait bien, jusqu’au premier confinement de mars 2020 qui marque un coup d’arrêt brutal aux animations, ordonne la fermeture des cafés (deux activités jugées alors non « essentielles »). Par miracle, le maintien de l’épicerie est autorisé, sous conditions sanitaires. De fait, les 2 locataires du Mélar dit ont tout fait pour élargir leur offre de produits, notamment avec les producteurs locaux. Au passage, ils ont également adapté les horaires « Le café est actuellement plutôt ouvert l’après midi pour favoriser les rencontres entre les clients du bar et ceux de l’épicerie», indique Florian.

La notoriété les fait connaître en Bretagne, et même au-delà. L’effet réseau (ils sont très actifs sur Internet et Facebook) et le bouche à oreille fonctionnent très bien. Au programme :  du théâtre d’impro, le relais des festivals culturels locaux (cinéma, poésie…) et même un marché de Noël !

 

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 29400 – Locmélar  – N°464 –  2022

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