Comment Ardelaine, SCOP solidaire, a relancé la filière laine en Ardèche

Ardelaine, depuis 1975, a réussi à relancer le travail de la laine dans la moyenne montagne de l’Ardèche, à partir de la rénovation d’une ancienne filature de laine à Saint Pierreville, petit village à 40 km de Valence, avec des principes d’égalité entre tous et de solidarité.

L’entreprise emploie aujourd’hui 35 personnes et s’approvisionne auprès de 150 éleveurs. D’abord centrée sur la production, Ardelaine a organisé sa commercialisation à travers un réseau de 2000 correspondants acheteurs. Un atelier de tricotage et de confection de vêtements a été créé à Valence en 1986. Le développement de l’entreprise se fait par la diversification des activités.

Le projet développe une quadruple solidarité au sein de l’entreprise, par l’égalité des salaires et la rotation des tâches, au sein de la filière par des relations équitables avec les producteurs, les transformateurs et les consommateurs, avec le territoire en développant des activités porteuses d’emplois et en utilisant les produits locaux, avec le monde entier et les générations futures en développant une approche écologique et en partiquant un commerce équitable. La dernière réalisation marque bien la solidarité avec le territoire. L’unique restaurateur de Saint-Pierreville partant à la retraite, Ardelaine a crée un lieu de restauration et d’accueil des touristes, en lien avec le territoire (emplois locaux, produits bio issus de la région). Ardelaine est reconnue comme un des acteurs importants de la région.

Gérard et Béatrice Barras, Meriem Fradj et le reste de l’équipe montrent comment une démarche d’expérimentation, ouverte sur les compétences de chacun et ses capacités d’évoluer, pleine d’humilité et d’optimisme, porte ses fruits au quotidien.

07190 St PIERREVILLE, N°13, 2013

A Arvieu (900 habitants), des conseils de villageois auto-construisent un développement économique et convivial

Depuis 2014, à Arvieu dans l’Aveyron (900 habitants), dix conseils de villageois auto-construisent avec les élus un développement économique et convivial de leur commune. Au départ, les élus, décidés à mener une démarche participative, ont organisé, à 6 mois d’intervalle deux réunions publiques auxquelles participent plus de 90 habitants. Dix conseils villageois thématiques sont mis en place, d’une dizaine de personnes chacun reposant sur un engagement bénévole des habitants et des élus.

En 2016, les habitants se sont de nouveau réunis afin de redessiner le cœur de bourg avec l’aide d’un architecte. La fibre optique arrivant jusqu’au village, ils ont adppté l’objectif d’y développer des services connectés à très haut débit. Des projets très divers ont été envisagés, une liste des partenaires a été dressée.  Pour « Arvieu 2020 », les objectifs ont été fixés avec les habitants : installation de 20 nouvelles familles, 30 emplois fixés localement (20 actuellement), rénovation de 3 à 10 logements attractifs, occupation des cinq lots actuellement vacants, création de 20 événements dans les nouveaux espaces partagés, développement de filières locales pour favoriser une activité agricole rentable et pérenne, rénovation de l’habitat en centre-bourg….

Pour réussir une telle mobilisation, il ne faut pas compter son temps, mais il faut aussi des leaders, de la convivialité, et la confiance. Une stratégie de communication permanente a été mise en place. Mais pour être ancrée dans la durée, la mobilisation doit être réactivée en permanence. La commune pense recruter un animateur.

http://www.arvieu.fr/fr/vivre-emploi-logement/arvieu-2020-conseil-village.php

12120 ARVIEU, N°248, 2016

La ville grecque de Volos met en pratique un système économique alternatif

Dans la ville grecque de Volos (une petite localité de 100 000 habitants), la mise en pratique d’un « Réseau d’échange et de solidarité » depuis maintenant 2010 ne procéde pas tant de la situation économique que de la nécessité de constituer une alternative faisant face à l’actuel système capitaliste.

L’idée de base est partie des multiples expériences de communauté de troc, qui échangeaient produits et services sans utiliser de monnaie. Dans le cas de Volos, l’idée fut perfectionnée avec la création d’une plate-forme d’échanges, le TEM (Unité alternative locale) adossé à un système informatique au fonctionnement aussi simple qu’efficace dans ses résultats. Les mouvements entre vendeurs et acheteurs sont inscrits immédiatement sur un compte grâce à Internet, sans commission ni intérêts. « ce qui est important c’est que les gens se connaissent et qu’il existe une confiance mutuelle. Notre initiative est motivée d’abord par la nécessité de mettre en application nos valeurs et de changer le système économique actuel. Le réseau a été pensé contre lui, en tant forme alternative d’échanges économiques.

Bon un arrêté en

http://www.autogestion.asso.fr/?p=1664

https://blogs.mediapart.fr/bob-92-zinn/blog/010612/la-ville-grecque-de-volos-met-en-pratique-un-systeme-economique-alterna (choisir)

VOLOS (Grèce), N°105, 2012