Masques fabriqués en Bretagne 

Six mois après la fermeture de l’usine de Plaintel, l’Union syndicale Solidaires des Côtes-d’Armor s’est fortement mobilisée pendant l’été 2020. Non sans résultats. Le projet de « Coop de masques » sort de terre sur l’ancien site d’Alcatel à Grâces, près de Guingamp. Il vise une capacité de plus de 30 millions de masques sanitaires par an, avec la participation de la Région, du Département des Côtes d’Armor et des entreprises de la région grosses utilisatrices.

 L’objectif est de rendre la Bretagne autonome en production de masques, après les pénuries inacceptables du printemps 2020. Un appel est lancé aux citoyens bretons pour la souscription de 100 000 parts de 50 €. Le projet est piloté par Guy Hascouët, missionné par la Bégion Bretagne.30 à 45 millions de masques seront produits dans l’usine de La Coop des Masques (S C I C ) en Côtes d’Armor à partir d’octobre 2020. Des masques chirurgicaux et FFP2 homologués et certifiés à destination de tous les professionnels qui en ont besoin.

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Voir ici l’article des Echos

22067 Graces ; N°276 ; 2020

Masques anti-Covid fabriqués à Lons-le-Saunier

Ancienne terre d’industrie textile, le Jura a connu la prospérité avant de voir ses usines fermer leurs portes dans les années 1970 et 1980, face à la concurrence asiatique. Début 2020, la société coopérative Clus’ter Jura étudiait la possibilité de relancer une production textile locale autour de quelques créneaux.

La crise sanitaire a accéléré le démarrage d’un projet, avec l’aide du projet Résilience (qui s’est mis en place pour accompagner des PME partout en France afin de fabriquer des masques sur le territoire national). En quelques semaines, le local de la zone industrielle Lons-le-Saunier a été rénové, les machines achetées, les premiers employés recrutés. La ville de Lons-le-Saunier a prêté du mobilier.

L’atelier a ouvert au mois de mai. Plus de 5.000 masques sont fabriqués chaque semaine par une quarantaine d’ouvrières. L’arrivée de nouveaux produits fait prendre une tout autre ampleur à l’atelier : tél shorts, tote bags, shorts, pantalons…. L’entreprise, qui souhaite rester dans l’ESS, compte sur l’engagement des acteurs locaux par leurs achats pour se pérenniser.

Cet exemple montre que la relocalisation est envisageable y compris pour l’industrie textile, et que la reconversion des travailleurs est également possible. Beaucoup des petites mains n’avaient jamais touché une aiguille. Mais on sent bien que l’appui des pouvoirs publics est indispensable pour que de telles expériences se pérennisent et se multiplient, tant de la part des municipalités que des instances nationales et européennes. Sur ce plan-là, c’est loin d’être gagné. Mais ces initiatives le rendent le combat possible.

voir l’article de Reporterre 

voir l’article voix du jura

39000 Lons-le-Saunier ;N°305 ; 2020

Ardelaine, SCOP solidaire, a relancé la filière laine en Ardèche

C’est à partir de la rénovation d’une ancienne filature de laine à Saint Pierreville, petit village à 40 km de Valence, avec des principes d’égalité entre tous et de solidarité ; cette aventure est racontée dans « Moutons rebelles, Ardelaine … » de Béatrice Barras (Ed. Repas ).

L’entreprise emploie aujourd’hui plus de 40 personnes et s’approvisionne auprès de 150 éleveurs. D’abord centrée sur la production, Ardelaine a organisé sa commercialisation à travers un réseau de 2000 correspondants acheteurs. Un atelier de tricotage et de confection de vêtements a été créé à Valence . Le développement de l’entreprise se fait par la diversification des activités. Outre la filière vêtements  de laine , il y a  maintenant la literie ,  le feutre de paillage pour le jardin ,  une mercerie … et aussi un restaurant et des journées d’information où se pressent les visiteurs.

Le projet développe une quadruple solidarité au sein de l’entreprise, par l’égalité des salaires et la rotation des tâches, au sein de la filière par des relations équitables avec les producteurs, les transformateurs et les consommateurs, avec le territoire en développant des activités porteuses d’emplois et en utilisant les produits locaux, avec le monde entier et les générations futures en développant une approche écologique et en pratiquant un commerce équitable. 

La SCOP Ardelaine montre comment une démarche d’expérimentation, ouverte sur les compétences de chacun et ses capacités d’évoluer, pleine d’humilité et d’optimisme, porte ses fruits au quotidien.

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07190 St PIERREVILLE, N°13, 2020

A Arvieu (900 habitants), des conseils de villageois auto-construisent un développement économique et convivial

Depuis 2014, à Arvieu dans l’Aveyron (900 habitants), dix conseils de villageois auto-construisent avec les élus un développement économique et convivial de leur commune. Au départ, les élus, décidés à mener une démarche participative, ont organisé, à 6 mois d’intervalle deux réunions publiques auxquelles participent plus de 90 habitants. Dix conseils villageois thématiques sont mis en place, d’une dizaine de personnes chacun reposant sur un engagement bénévole des habitants et des élus.

En 2016, les habitants se sont de nouveau réunis afin de redessiner le cœur de bourg avec l’aide d’un architecte. La fibre optique arrivant jusqu’au village, ils ont adppté l’objectif d’y développer des services connectés à très haut débit. Des projets très divers ont été envisagés, une liste des partenaires a été dressée.  Pour « Arvieu 2020 », les objectifs ont été fixés avec les habitants : installation de 20 nouvelles familles, 30 emplois fixés localement (20 actuellement), rénovation de 3 à 10 logements attractifs, occupation des cinq lots actuellement vacants, création de 20 événements dans les nouveaux espaces partagés, développement de filières locales pour favoriser une activité agricole rentable et pérenne, rénovation de l’habitat en centre-bourg….

Pour réussir une telle mobilisation, il ne faut pas compter son temps, mais il faut aussi des leaders, de la convivialité, et la confiance. Une stratégie de communication permanente a été mise en place. Mais pour être ancrée dans la durée, la mobilisation doit être réactivée en permanence. La commune pense recruter un animateur.

http://www.arvieu.fr/fr/vivre-emploi-logement/arvieu-2020-conseil-village.php

12120 ARVIEU, N°248, 2016

 Dans les Hautes Corbières :  un centre social inter communal et une zone du réseau Natura2000

Dans le pays Hautes Corbières , le développement local a commencé en 1985 avec la création d’une association de 18 communes.élargie un peu plus tard à 57 communes des Corbières et du Minervois ; En 2020, ce projet comprend -l » association de developpement des hautes Corbières (ADHCO) qui gére les services courants à la population; elle est devenue un centre social et le court circuit en Corbières qui regroupe producteurs locaux et consommateurs en respectant une charte. Chaque marché hebdomadaire se termine par une grillade et un peu de musique .

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.Les maisons de service au public  sont des lieux de vie et de rencontre au sein des villages. Répartis sur le territoire, ce réseau  permet de maintenir et de développer les services au public. Cette opération est un élément d’un projet global de développement, fondé sur une approche territoriale.Géré par l’ADHCo, association de développement local, il s’inscrit au travers de l’association dans une démarche de Centre Social et de Centre Permanent d’Initiation à l’Environnement.

11330 – Mouthoumet – 2020

 

Natura 2000 est un centre de ressources coordonné par l’Agence française pour la biodiversité. Il a pour objectif de mettre en commun les connaissances, savoir-faire et expériences des gestionnaires des 1780 sites Natura 2000 terrestres et marins. Ce réseau est constitué de l’ensemble des opérateurs et animateurs des sites Natura 2000, ainsi que des services de l’État concernés.

Ainsi, en novembre 2019, L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance un appel à manifestations d’intérêts (AMI), piloté par l’UMS PatriNat, pour financer ou co-financer des suivis d’efficacité de la gestion pendant une durée de cinq ans sur des sites Natura 2000. Les suivis, prévus pour 5 années, seront réalisés selon une méthodologie spécifique et commune développée par l’UMS PatriNat. Les résultats de ces suivis permettront d’identifier les modalités de gestion les plus efficaces mais aussi les méthodes et indicateurs les plus pertinents pour évaluer les effets des mesures . 

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LANGOUET en Bretagne innove avec ses habitants pour le développement durable

  1. Contre les pesticides

Le maire de la commune, Daniel Cueff, a pris en mai 2019 un arrêté interdisant l’utilisation de pesticides près des habitations ou locaux professionnels.Ainsi; la commune de Langouët s’est engagée aux côtés du mouvement « Nous voulons des coquelicots1 » ; cette association a été initiée par Fabrice Nicolino et François Veillerette, qui signent en soutien un livre du même nom (éditions Les Liens qui libèrent). Elle milite pour pour l’interdiction totale de tous les pesticides de synthèse :

«  Les pesticides sont une tragédie pour la santé… Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant.Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans… »

https://nousvoulonsdescoquelicots.org

 2.LA CAMBUSE café associatif

Langouët est un village qui a longtemps eu une activité économique et commerciale importante… Mais depuis le début des années 2000, seul un commerce tenait bon : le bar du village, « La Cambuse » . Mais en 2010, le bar tire le rideau. Alors, un petit groupe de personnes réussit à convaincre la Communauté de Communes de tenter une aventure associative dans ce lieu ; début 2012, le café renaît de ses cendres et ouvre sous cette étiquette associative. On y développe  des activités ( par exemple Brico Cambuse ou les ateliers créatifs ) en s’appuyant sur des bénévoles qui  participent aux permanences hebdomadaires et certains  s’impliquent dans le conseil d’administration de l’association.

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3.Un four à pain à usage collectif 

Candice et Louis, les nouveaux paysans maraîchers de Langouët ont reçu l’accord de la collégiale de la Cambuse, la mairie et les habitants pour construire un four à pain dans le jardin derrière la Cambuse pour 2020. Ce four a une capacité de 15kg de pain ; on y fabrique du pain au levain une fois par semaine . Il peut être chauffé assez rapidement en utilisant une quantité raisonnable de bois et pourra donc servir dans le cadre d’animations, pour des soirées pizzas et pour toute personne désireuse de faire sa propre fournée de pain. Nous avons fait appel au financement participatif pour sa construction .

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 35630 – 2020

La ville grecque de Volos met en pratique un système économique alternatif

Dans la ville grecque de Volos (une petite localité de 100 000 habitants), la mise en pratique d’un « Réseau d’échange et de solidarité » depuis maintenant 2010 ne procéde pas tant de la situation économique que de la nécessité de constituer une alternative faisant face à l’actuel système capitaliste.

L’idée de base est partie des multiples expériences de communauté de troc, qui échangeaient produits et services sans utiliser de monnaie. Dans le cas de Volos, l’idée fut perfectionnée avec la création d’une plate-forme d’échanges, le TEM (Unité alternative locale) adossé à un système informatique au fonctionnement aussi simple qu’efficace dans ses résultats. Les mouvements entre vendeurs et acheteurs sont inscrits immédiatement sur un compte grâce à Internet, sans commission ni intérêts. « ce qui est important c’est que les gens se connaissent et qu’il existe une confiance mutuelle. Notre initiative est motivée d’abord par la nécessité de mettre en application nos valeurs et de changer le système économique actuel. Le réseau a été pensé contre lui, en tant forme alternative d’échanges économiques.

Bon un arrêté en

http://www.autogestion.asso.fr/?p=1664

https://blogs.mediapart.fr/bob-92-zinn/blog/010612/la-ville-grecque-de-volos-met-en-pratique-un-systeme-economique-alterna (choisir)

VOLOS (Grèce), N°105, 2012