Lutte contre les discriminations

Tous les jours nous sommes face à de graves atteintes aux droits de l’homme et de l’enfant, ici en France : expulsions brutales de personnes démunies, en situation d’exclusion, ou ne sachant pas qu’ils ont des droits, sans aucune proposition. Arrestations arbitraires, fouilles au corps en public, violences policières, condamnations pour des délits mineurs. Privation d’école, de soins, éloignement des enfants, expulsions (OQTF), déni de droits…

Beaucoup de militants associatifs ou syndicaux constatent ces violations quotidiennes sur le terrain, malgré les belles déclarations de principes de nos dirigeants, alors que la France est un pays développé considéré comme une démocratie, réputé comme le « pays  des droits de l’homme ». Il est possible de conjurer les impuissances et les résignations.

La condition première est de retisser un lien de solidarité et d’entraide mutuelle, entre nous tous, d’égal à égal avec les exclus, de reconstruire l’autonomie et la confiance en soi, par tous les moyens d’action et en arrachant nos droits.

Il est également nécessaire de mobiliser le droit pour mener la bataille sur le plan juridique, en mettant en évidence l’énorme écart entre les principes co,sttutionnels, les discouirs et les pratiques réelles.

Enfin le soutien aux luttes est primordial pour créer un rapport de force lors des conflits.

L’Association « Sang Pour Sans » à Champigny, lutte pour la défense des «Sans »

La défense et la promotion des plus démunis, des exclus et des privés de droits : sans emploi, sans logement, sans papiers, sans droits,  personnes discriminées…, afin de bâtir ensemble des projets pérennes d’insertion sociale, économique, résidentielle, culturelle, de les accompagner et de faciliter leur accès aux droits, y compris par toute action juridique, ceci sans se substituer à eux.

Cest dans ce but qu’a été créée en 2013 à Champigny l’association « Sang pour Sans ». Elle est ainsi nommée car notre sang = notre énergie y circule à double sens entre nous et les « sans ».

La structure porte nos idéaux de défense des droits de la personne humaine, quelle que soit son statut, quelle que soit son origine, avec l’objectif de promouvoir ou soutenir toutes les luttes en faveur des « SANS… ». Notre résolution, notre ciment commun : Nous battre pour les « sans » de toute la force de notre sang. Elle est ouverte à toutes les bonnes volontés sans exclusive (sauf à toute personne porteuse d’idées et d’actes racistes, sexistes, antisémites, islamophobes, ou tsiganophobes, et d’extrême-droite).

L’association s’adresse aux chômeurs et précaires, privés de droits sociaux, concitoyens européens roms, sans logis, sans papiers, migrants, femmes victimes de violences. Elle facilite leur accès aux droits, en les accompagnant, y compris par des actions juridiques, ceci sans se substituer à eux. 

Elle les accompagne aussi dans leurs recherches d’emploi : rédaction de CV, lettres de motivation et de recommandations, aide aux démarches de recherche d’emploi et demande de formation, aide à des personnes privées de leurs droits sociaux. Pour les Roms, domiciliation de concitoyens européens roms vivant sur des terrains inoccupés entre deux expulsions,  ce qui leur ouvre des droits inaccessibles sans adresse postale.

L’association a rédigé en 2014, un Guide des droits des Roms diffusé gratuitement. Elle participe aussi à des campagnes d’action de solidarité : défense des salariés, chômeurs et précaires.

Contact : Evelyne.perrin(at)wanadoo.fr

Voir ici la présentation détaillée

94500 CHAMPIGNY ; N°047 ; 2017

Voir ici le guide du droit des Roms (en ligne)

1500 familles se cotisent « Pour que personne ne dorme à la rue» (Saint-Etienne)

Avec le collectif « Pour que personne ne dorme à la rue », 1500 familles se sont cotisées pour prendre en charge des loyers afin que personne ne dorme à la rue.

Ce collectif rassemble de nombreuses organisations : AEC, ACO,Al Qalam, ATD Quart Monde, le CCFD, la CGT, le CVDH, la FCPE, la FSU,La Passerelle, le comité Tchétchénie Loire/Haute-Loire, LDH, Réseaux citoyens de St Etienne, Réseau de Solidarité avec les Rroms, RESF 42, Sud Education, Terre Des Hommes 42, Triangle.

Avant les municipales, le collectif présenté une charte d’engagement pour l’accueil des migrants. Des échanges sont organisés pour tirer des enseignements politiques et des propositions.

« De nombreuses personnes sont à la rue (des familles entières avec des enfants et des bébés), les Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile et les foyers sont engorgés, des familles vivent dans des squats abominables et dangereux alors que de nombreux immeubles et logements sont vacants… »

Voir ici l’article

42000 SAINT-ETIENNE ; N°348 ; 2020

EFAPO pour en finir avec la polygamie

L’association EFAPO (en finir avec la polygamie) est née à l’initiative d’un petit comité -femmes et hommes africaines et françaises. Ces femmes et ces hommes avaient en commun le désir de faire prendre conscience de l’effet dévastateur de cette coutume ancienne : la polygamie. 

La polygamie, c’est avant tout la douleur des femmes et le malheur des enfants. La polygamie ne sévit pas qu’au fin fonds de la brousse africaine ou dans des pays de l’islam intégriste. Elle existe en France aussi.

Déjà en 2009,  un rapport  officiel faisait état d’effarantes conditions de vie des femmes vivant en polygamie, souvent victimes de mariages forcés ou arrangés, déracinées, isolées, enfermées dans des appartements trop petits à plusieurs co-épouses.  

Colourful Hands with Male and Female Symbol -  Various Concepts

L’association a pour objet d’informer et de protéger les femmes victimes de mariages polygames subis. Elle aussi mène un travail d’information et d’alerte des pouvoirs publics, du grand public et des médias sur l’existence d’unions polygames subies et/ou forcées sur le territoire français.

Elle accompagne les femmes, avec ou sans enfants, qui en font la demande, dans un lieu ou par téléphone, et de façon sécurisée en les orientant vers les services qui peuvent les aider. Elle propose également une hotline et un site internet d’information sur la polygamie et de ses conséquences sur les droits des femmes. Elle organise aussi des groupes de parole, une aide à la recherche d’emploi

Elle aussi mène un travail d’information et d’alerte des pouvoirs publics, du grand public et des médias sur la réalité de la polygamie sur le territoire français et  son cortège de souffrances, par des débats, des conférences.  

L’association agit dans les pays concernés par la polygamie, avec un partenariat avec une association-relais en Afrique dénommée « Rencontre pour l’Élimination de toutes les Formes de Discriminations à l’égard des Femmes » (REFORME) qui sensibilise les jeunes sur les méfaits de la polygamie.

Elle lutte ainsi contre les discriminations et tend à favoriser l’intégration des populations immigrées concernées.

Voir le site http://www.efapo-france.org/

Contact efapo(at)outlook.fr

Lire aussi le livre d’Awa Ba « Polygamie, la douleur des femmes » (8 €)

91380 Chilly-Mazarin ; N°357 ; 2020

L’ange bleu travaille à la prévention des maltraitances sexuelles

L’association L’Ange Bleu oeuvre dans le domaine de la protection de l’enfance et tout particulièrement contre la maltraitance sexuelle des enfants (pédophilie). Des structures de diverses tailles exerçant en ce domaine existent sur le territoire français, chacune emplissant son rôle selon des spécificités qui leur son propre et chacune du mieux qu’elles le peuvent.

La nôtre se centre pour l’essentiel sur la prévention effectuée en amont du passage à l’acte et offre à ce titre au public concerné un suivi adapté qui permet d’éviter de nombreux drames en rapport avec ce sujet.

La structure fonctionne actuellement avec deux personnes et un petit réseau national de thérapeutes. Elle ne dispose pas de subvention et fonctionnons intégralement sur la base des adhésions.

http://www.ange-bleu.com

75011 PARIS ; N°81 ; 2017

Une formation contre l’illettrisme reposant sur l’estime de soi et l’écoute, à l’abri des sarcasmes 

La Régie de territoire LibRT du Libournais (33) a mis en place une formation spécifique illettrisme – français langue étrangère, à la demande des salariés qui après avoir travaillé toute leur vie se retrouvaient à 50 ans sans savoir ni lire ni écrire.

Cette action,  non prévue au départ parmi les activités de la régie de quartier qui apportait essentiellement des services, s’est mise en place parce que celle-ci est amenée à élargir progressivement son champ d’intervention en écoutant les besoins des habitants, dont des représentants sont présents au conseil d’administration et participent à la définition des projets.

La Régie organise  des ateliers sur place afin que tous ceux qui sont dans cette situation puissent apprendre à l’abri des sarcasmes. Pour pallier l’absence de connaissance de l’écrit leur sens de l’observation s’est accru, ils résolvent les exercices de manière différente des autres mais leurs progrès sont manifestes.

Alors qu’ils avaient été découragés par une première formation contre l’illettrisme qui ne comportait aucun accompagnement, ils acceptent une formation qualifiante dont la pratique est validée mais non l’écrit. Désireux d’avoir leur diplôme ils ont le courage de retourner en classe. L’envie d’obtenir une qualification  motive leur retour à la scolarité, c’est une étincelle qui les anime et les rend fiers d’eux.

Cette action fait partie d’un accompagnement global qui aide les salariés à faire face aux difficultés qu’ils rencontrent au quotidien : santé, mobilité, logement, formation, etc. dans un esprit de dialogue et de co-construction.

Voir l’article sur cette action

33500 LIBOURNE ; N°218 ; 2017