Changer de Cap

Le collectif « Changer de cap » mutualise les actions porteuses d’alternatives, fait un travail d’éducation populaire (comprendre et agir), constitue des réseaux d’échanges et d’entraide pour changer de système et construire un monde vivable, fraternel et solidaire. Il  vous propose de participer à ces échanges.

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porteuses d’alternatives

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Propositions

pour changer de cap, recensées en juin 2020 

Comment sortir du piège de la monnaie-dette ?

par Anice Lajnef

Avec la crise économique et sanitaire, la dette publique des pays développés a fait un bond sans précédent en 2020, puis en 2021. Au nom « d’une saine gestion » le gouvernement commence à annoncer un plan d’austérité de 10 ans, voire plus, c’est-à-dire une austérité perpétuelle justifiant l’achèvement de la destruction de toute action publique, destruction largement commencée. Mais s’agit-il d’une dette ?

De nombreux débats ont agité au cours des derniers mois les économistes, débats rapportés en termes souvent obscurs ou partisans par les médias dominants.

Comme cette question est déterminante pour notre avenir dans les prochaines années, mais aussi pour l’ampleur de la lutte contre le réchauffement climatique, il a paru utile d’organiser une soirée d’information et d’échanges autour de la question :

Comment sortir du piège de la monnaie-dette ?

Nous avons demandé à Anice Lajnef, qui est membre du Collectif mais également ancien trader, expert en questions monétaires et très présent sur les réseaux sociaux, de nous éclairer sur cette question.

Les « Contrats à impact », une nouvelle tentative pour s’emparer de l’ESS, du social et de l’environnement 

Le gouvernement a annoncé le 3 mars vouloir relancer les « Contrats à impact », les présentant comme « une innovation qui a fait ses preuves » et a décidé de financer pour 90 millions d’euros une vingtaine de projets « start up nation ».

On peine à discerner les preuves décisives de succès de cette nouvelle catégorie de partenariats public-privé, tant les précédentes tentatives ont été des échecs. Cette opération, menée à grand renfort de publicité, sert  à masquer dans l’immédiat l’asphyxie croissante et délibérée de l’économie solidaire et des actions associatives d’intérêt général, qui se chiffrent en milliards d’euros chaque année, à comparer aux 90 millions d’euros annoncés.

Mais elle prend aussi sa place dans la bataille d’idées pour faire prévaloir la start up nation, et traduit la volonté des investisseurs de « faire de la valeur » avec les actions associatives et l’économie solidaire, qui représentent 8 % de l’activité économique et 10 % de l’emploi en France.

Autrement dit, il ne faut pas sous-estimer la volonté pour le capital de s’emparer des secteurs sociaux et environnementaux qui lui échappent encore.

En 2016, la mobilisation a été efficace car elle a fait prendre conscience à des milliers d’associations de la réalité d’une gigantesque opération d’esbroufe. Aujourd’hui, malgré les conditions difficiles de la crise sanitaire et économique, il est tout à fait possible de faire passer un message similaire. C’est ce que notre Collectif essaiera de faire dans les prochaines semaines

Lire la suiteContrats à impact, une nouvelle tentative d’asservissement

Redonner espoir, donner des pistes pour agir

Les orientations du Collectif « Changer de cap »

L’Assemblée générale du Collectif, le 26 mars, a permis de préciser sa place et ses orientations  pour l’année à venir

La place originale du collectif

Le Collectif « Changer de cap » se définit comme une plate-forme d’appui aux mobilisations locales et à tous ceux et celles qui veulent agir pour un monde à finalité humaine.

Sa force est de rester modeste, de ne vouloir ni coordonner, ni représenter le peuple mais de faire un travail étayé et argumenté, de soulever les questions sans chercher à définir une solution unique, d’entretenir l’espoir et la mobilisation.

Le collectif occupe une place originale comme un lieu ressources, un espace d’échanges, de réflexion et d’information vérifiées et porteuses de solutions  positives, porteuses d’une vision humaniste.

Mutualiser les actions locales, donner des pistes pour agir

Le répertoire d’actions porteuses d’alternatives regroupe aujourd’hui 220 actions locales (voir ci contre). Beaucoup nous disent qu’ils y trouvent motivation et inspiration. Il convient de le faire vivre c en l’actualisant en permanence.

Il est également envisagé d’organiser des rencontres entre porteurs de projets similaires pour développer les échanges de pratiques, savoir « comment font les autres ».

Reconstituer le réseau des correspondants, développer l’entraide

Le réseau de correspondants s’est distendu avec le confinement, mais n’a pas disparu. Aujourd’hui, on peut tabler sur un réseau de 40 correspondants. En même temps, des liens se tissent avec d’innombrables acteurs et initiatives de solidarité. Il est proposé d’élargir l’équipe afin de pouvoir assurer ses liens et répondre aux nombreux messages reçus.

Dans la période actuelle de nombreux militants sont isolés et demandent du soutien. L’aggravation de la situation se traduit par une multiplication des situations de détresse psychique, de tension ou de violence. La question de la santé mentale (au sens propre) devient prioritaire et concerne tout le monde.

C’est pourquoi il est essentiel de développer l’entraide et la fraternité. Il est proposé de développer des groupes d’entraide ou de parole de 6 à 8 personnes, avec des temps d’écoute réciproque, de convivialité et d’échanges, des débats, de l’entraide matérielle, non seulement au sein du groupe, mais des personnes proches qui en ont besoin.

Contribuer à un travail d’éducation émancipatrice

Tous les participants ont souligné l’immense besoin d’une éducation émancipatrice, et ce dès l’école, pour permettre à chacun d’élargir sa vision et sa compréhension du monde, se libérer des formatages, avoir des clés pour agir, coopérer.

Cependant le collectif n’a pas les moyens ni l’objectif de développer des réflexion thématiques dans la durée sur des questions complexes où seraient élaborées des positions communes. Trois types d’action ont été proposés :

Organiser quelques forums dans l’année pour faire se rencontrer les analyses et les pratiques de terrai et mettre en place des temps d’information et de formation «

Diversifier l’information en direction des jeunes, des quartiers populaires, de l’écologie, de l’international.

Conserver les réunions Zoom , mais se retrouver physiquement au moins une fois par an . Il est envisagé de tenir un nouveau séminaire au mois d’août si la situation sanitaire le permet..

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