Seule une révolution sociale et écologique peut éviter le pire. Mobilisons-nous dès maintenant

On assiste depuis un mois et demi à un cafouillage incroyable des premiers de cordée. Les mensonges se succèdent. On manque toujours cruellement des masques et les tests, mais le gouvernement se refuse à réquisitionner, mais en appelle à leur « modération » et à leur « responsabilité » sans les contraindre. Il n’y a pas d’inflexion dans la ligne néolibérale mais plutôt une accélération utilisant la stratégie du choc. En face, le pays tient debout par la conjugaison de deux engagements :

Les « premiers de corvée », c’est-à-dire les soignants, les travailleurs de la chaîne alimentaire, les services publics, etc., se dépensent sans compter et prennent des risques pour leur santé

des millions de personnes multiplient les gestes de solidarité et d’entraide. Face à la carence des masques les ateliers citoyens se multiplient, de même que les circuits courts, l’expression artistique et musicale, etc.

Ces actions ne remplacent pas la colère toujours présente, ni les « manifestations confinées ». Emmanuel Macron a semble-t-il compris que le système est trop profondément atteint pour restaurer le statu quo. C’est pourquoi il semble vouloir provoquer dès la fin du confinement un « nouveau Grand débat » associant les forces politiques et syndicales « respectables » pour définir « le jour d’après » sur ses bases, tenter d’arborer une image de rassembleur et masquer sa faillite. Mais dans le même temps le gouvernement fait voter par l’Assemblée une loi de finances rectificative dont l’objectif est de faire repartir l’économie comme avant, sans aucun infléchissement écologique ou social.

Face à ces manœuvres, notre mobilisation est vitale pour éviter le pire et imposer un autre cours. Nous n’avons pas trop de temps pour faire converger toutes les forces militantes, citoyennes, associatives, syndicales et politiques sur quelques exigences essentielles mobilisatrices.  Ne leur laissons pas d’avance. Pensons par nous-mêmes le jour d’après pour nous permettre, permettre aux peuples de la Terre de reprendre le contrôle sur nos vies et sur notre avenir.