3.3. Une planification écologique, sociale, démocratique

Organiser la planification écologique

Mise en place d’une planification visant à répondre aux besoins sociaux et aux impératifs écologiques, en s’appuyant sur des processus de délibération et de choix démocratiques.

L’heure de la planification écologique, Cédric Durand et Ramzig Keucheyan, mai 2020, A lire ici

Constitution d’un Commissariat général à la planification, placé auprès du Premier ministre, jouant un rôle d’études et de prévision, d’information, de préparation des décisions à travers un débat associant toutes les parties prenantes et les citoyens

regroupant les missions du CGDD, de France Stratégie, des instances nationales d’élaboration des stratégies ODD, climat, etc. avec les anciennes prérogatives du Commissariat général au plan, de la DATAR et de la Délégation interministérielle à la ville.

Démocratisation des algorithmes et du big data. Mise en place d’un dispositif d’information au service des choix collectifs, contrôlé par des instances démocratiques délibérantes, permettant de gérer démocratiquement les besoins et les événements en temps réel.

Durand et Keucheyan, ibid, A lire ici

Aujourd’hui, les seules instances de planification sont celles des grandes entreprises qui exploitent en temps réel des myriades de traces numériques traitées automatiquement

Voir ici l’exemple de Walmart

Mettre en place des indicateurs alternatifs au PIB, qui prennent en compte les dégâts infligés à nos patrimoines, naturel et social (Gadrey), la justice, la santé, la culture le bien-être et le vivre-ensemble

Dominique Bourg signale un indicateur mixte combinant Empreinte Écologique et Limites Planétaires, qu’il conviendrait d’adapter à l’échelle de chaque territoire. D’autres indicateurs peuvent être signalés, comme l’indicateur de progrès véritable (Voir ici), ou un indice de santé sociale (voir ici). La synthèse reste à faire

Voir ici l’ex du Bhoutan qui utilise le BNB (bonheur national brut

Patrick Viveret Qu’est-ce que la valeur ? A voir ici  

Voir ici L’indicateur de développement humain de l’ONU, qui intègre d‘autres dimensions, mais en reste à des moyennes nationales qui cachent de grandes disparités.

Favoriser l’auto-organisation des territoires

À chaque niveau, mettre en place des assemblées élues pour décider ensemble d’un avenir commun au niveau national et au niveau des territoires , reconstruire les services publics et l’économie à travers des programmes d’investissement et d’action, définir les actions prioritaires, les critères et le montant des prêts.

ATTAC, Une révolution sociale et  écologique pour construire le monde d’après. Lire ici

Le débat est à approfondir autour de ces instances de débat, de décision, de choix des assemblées délibérantes

Favoriser le développement, de projets partagés de territoire visant la prise en charge des besoins écologiques et des besoins sociaux prioritaires : petite enfance, dépendance, autonomie énergétique, alimentaire, sanitaire des territoires, vie culturelle, transports, éducation populaire (voir 4ème partie)

De nombreuses expériences de participation citoyenne dans la durée (sur 10 ans, 20 ans, 30 ans…) ont été menées en France depuis 40 ans. 25 d’entre elles sont présentées sur le site du Collectif Changer de cap. Elles montrent comment on peut pour construire l’avenir d’un territoire par des méthodes de démocratie directe. A lire ici.

 

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