L’ADSE (association défense santé environnement) de Saint Escobille (sud Essonne) est née en 2002 pour empêcher l’installation d’un centre de stockage de déchets Industriels dits ultimes sur la commune, afin de préserver l’agriculture et la santé des habitants, et aussi sauvegarder la qualité de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe. La force de l’alliance «citoyens-élus-agriculteurs-associations» tout à fait exceptionnelle a permis de relever tous les défis, mettre en lumière tous les risques environnementaux, sanitaires, économiques et techniques et persister dans le temps malgré les épreuves. Malgré les expertises produites par l’ADSE, reconnues crédibles par 142 collectivités dont la Région Ile de France, la Chambre d’agriculture et le Département de l’Essonne, les services de l’Etat en charge du dossier, dont la proximité avec l’industriel Sita-Suez n’est plus à prouver, ont nié ces études, et rouleau compresseur de la technostructure a continué d’avancer. L’affaire est devant la justice, et la Cour Administrative d’Appel de Versailles vient d’annuler l’arrêté préfectoral de Projet d’Intérêt Général. L’action de l’association s’est étendue à de multiples actions pour encourager la population à l’éco consommation, développer l’éducation à l’environnement, réfléchir et agir en faveur de l’éco production de biens matériels la préservation des ressources et la diminution de l’empreinte écologique.

N°502 ; 2022 ; 91780 CHALO-SAINT-MARS