Fraternité et vivre ensemble

Quand les habitants d’un bourg rural s’auto-organisent pour animer le bien vivre ensemble

La Sauce 34, asso loi 1901, est née en 2013 à Saint-André-de-Sangonis et du Pays Coeur d’Hérault pour créer ou contribuer à des événements qui multiplient les occasions de partager ensemble des émotions, des rires, des découvertes, des admirations, des talents : une nouvelle façon de bien « vivre ensemble » entre tous les habitants. Elle ne reçoit aucun soutien public. Après 5 ans d’existence, elle compte 132 adhérents, et un réseau de 270 personnes reçoivent sa lettre mensuelle « Chaud Devant !». Les activités sont le plus souvent gratuites, et s’adressent à tous les publics, qu’ils soient ou non adhérents. 

Les activités sont en effet organisées bénévolement par les adhérents, qui investissent beaucoup de leur temps pour les mettre en œuvre et les faire connaître afin d’y faire venir le plus de publics possible. 

Seules les activités « spectacles » sont payantes, pour rémunérer les artistes, avec le souci de proposer des tarifs très abordables. Un quota de 10 à 15% d’entrées gratuites est proposé pour les publics en difficulté financière.

L’association mène une politique volontariste d’ouverture aux publics en situation de handicap, aux revenus très modestes… en partenariat avec des associations sociales de la commune (Le Secours Populaire, « Allez Savoir »,…).

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34725  ST ANDRE DE SANGONIS ; n° 103 ; 2020

LUDAMBULE : une ludothèque itinérante renforce la convivialité et les liens par le jeu

Ludambule est une ludothèque itinérante dont l’objet essentiel est de faire connaître et vivre l’importance du jeu pour tous, à l’exclusion des jeux d’argent, plus particulièrement en milieu rural, faire redécouvrir la convivialité du jeu, favoriser la mise en place de projets ludiques de proximité.

Ludambule porte le jeu au sein des villages Hautes-Alpes à toute personne, tous âges, milieux socioculturels, handicaps confondus grâce à deux véhicules et quelque 9 000 jeux. L’association regroupe 200 adhérents dont une centaine de structures. 

Il s’adresse à tous les  publics  :  des enfants et des petits enfants dans le cadre scolaire ou extra-scolaire, des personnes handicapées (motrices, sensorielles, mentales…), des personnes âgées. Le jeu favorise  le développement des liens intergénérationnels et interculturels, basés sur la convivialité.

Elle participe aussi  à la conservation du patrimoine ludique, avec un centre de ressources (sur le jeu, l’animation, l’éducation, le développement durable, la coopération, des albums-jeunesse… plus de 1 000 documents)

Plein d’infos sur le site de Ludambule à voir ici : pôle ressources avec de nombreux jeux actuels, traditionnels ou de différents pays, jeux coups de cœur, règles du jeu introuvables ailleurs…

05000 – Gap – n° 137 ; 2020

Starting Block : Avec de jeunes handicapés et des enfants en difficulté scolaire

C’est une association d’éducation populaire en milieu scolaire animée par des étudiants bénévoles. En collaboration avec d’autres associations d’action sociale, elle organise des partenariats et échanges entre établissements d’enfants handicapés et d’élèves en difficulté.

Elle organise également des journées de sensibilisation aux thématiques de l’action sociale et environnementale (la semaine Handivalides chaque année en janvier). En propre, elle mène des activités de formation en milieu scolaire, en particulier des ateliers de formation des délégués élèves, des clubs proposant de décrypter les images audiovisuelles, de monter des actions de solidarité internationale et de proximité. Starting block est coeur de réseau pour les associations de jeunes qui s’intéressent à l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité.Ainsi le réseau SENS – sensibiliser ensemble – 

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 75020 PARIS ; N°126 ; 2020

Des correspondants de nuit, agents de paix de la vie quotidienne (Chambéry)

Une médiation de correspondants de nuit a été mise en place depuis 2003 dans le quartier des Hauts-de-Chambéry, à l’initiative de la Régie de quartier. Cette action de terrain a permis d’apaiser durablement les tensions. Leur mission est de nouer des liens avec les jeunes du quartier qui se rassemblent le soir au pied des immeubles, ou l’hiver dans les halls et les escaliers, pour s’assurer qu’ils ne perturbent pas la tranquillité des autres habitants. Ils vont régulièrement à leur rencontre, pas seulement quand ils font du bruit, pour leur parler. La police ne peut pas jouer ce rôle, ni les éducateurs de prévention.

Cela fonctionne parce l’équipe de la Régie les respecte, qu’elle n’a pas d’armes et ne met pas d’amendes. Le travail fait par les correspondants de nuit s’adapte aussi aux évolutions sociales, avec des conflits de voisinage, des problèmes de rancœur, d’alcool, de violences familiales, qui s’accroissent et pour lesquels ils suivent une formation particulière. La Régie travaille avec les éducateurs et d’autres associations du quartier. Mais les moyens font défaut pour renforcer ces partenariats, les financements ne suivent pas, le travail fait n’est pas suffisamment reconnu, car la mesure de ce travail ne se fait pas uniquement à travers des chiffres du nombre de voitures brûlées ou d’agressions en moins. C’est pourquoi d’autres formes d’évaluation plus qualitatives seraient nécessaires, prenant en compte la restauration de la confiance et la qualité du dialogue.

Voir ici le site de la régie de quartier des Hauts de Chambéry

73000 CHAMBERY –  N°222  – 2020