Habitat solidaire et partagé 

Habitat participatif : le projet Les Gravillons à Massy (91)

Ce projet d’habitat situé dans un quartier pavillonnaire, est proche de la nature, de commerces, d’écoles et des transports : à deux pas des RER B et C et du TGV. Par ses espaces communs (salle commune, jardin partagé, etc.), notre futur habitat favorisera les interactions entre ses occupants et avec le quartier. Pour nous, un habitat participatif, c’est : Partager des valeurs et les faire vivre, c’est à dire participer activement à notre habitat de sa conception à sa gestion, partager des espaces favorisant les échanges et la convivialité : salle commune, buanderie, chambre d’amis, atelier, jardin et potager…mutualiser nos ressources pour accéder à une construction écologique au prix du marché

 Avec nos partenaires (architecte, assistant à maitrise d’ouvrage) nous traduisons notre projet de vie et nos aspirations en projet immobilier. L’emménagement est prévu pour début 2023. De nouveaux foyers peuvent encore rejoindre le projet car il reste (mai 2021) 4 logements disponibles sur 15. Deux moyens d’accession (selon vos ressources) sont possibles : PSLA ou VEFA.

voir la page facebook

voir le site

91300 ; Massy ; N°397  ; 2021

L’Association « Bien vivre à la Grand Mare » à Rouen

Bien vivre à la Grand Mare » à Rouen, travaille à la création d’un lieu de vie, participatif, intergénérationnel, de façon à limiter l’isolement des seniors et à être porteur de lien social. Des services à la personne sont prévus pour faciliter le maintien à domicile.

Le chantier  est en cours  en 2020. Le projet porte sur plus d’une trentaine de logements en location et en accession. L’ensemble des appartements (du T1 au T5) seront prévus pour s’adapter à tous les âges. Les logements sont construits par le bailleur Logiseine, certains seront achetés par les futurs propriétaires, les autres loués, avec des subventions (Ville de Rouen, Logiseine, Fondation de France).

Des jardins partagés sont prévus, les uns réservés aux résidents, propriétaires ou locataires, d’autres ouverts aux habitants du quartier et aux écoles. 

Le futur lieu de vie contiendra une majorité de logements réservés aux seniors, mais aussi des appartements pour jeunes ou familles, avec des espaces communs pour faciliter les rencontres et rationaliser les équipements (salle commune, atelier, buanderie, jardins partagés, chambres d’amis…).

Les membres sont surtout des habitants du quartier. Les seniors sont majoritaires. Un noyau d’une quinzaine de membres participe à des réunions de travail avec l’architecte, des visites, des ateliers participatifs…, avec la ville de Rouen co-pilote, un Atelier Urbain de Proximité, instance rassemblant tous les acteurs du pro-jet pour échanger et travailler en « co-construction » avec tous les partenaires. 

Voir le site

76000 ROUEN ; N°301 ; 2020

Cohabitation conviviale pour des personnes retraitées

les Cocon3S (Cohabitation conviviale et solidaire dans de grandes habitations co-louées ou achetées pour les seniors trop seuls )sont des « groupes de vie » de 4 à 8 personnes retraitées, initialement seules ou en couples, qui se constituent par cooptation, et qui s’organisent pour cohabiter dans une grande habitation, soit co-louée, soit co-achetée, soit fournie par une collectivité ou un bailleur social, afin de partager les projets, les coûts, « le meilleur et le pire » en toute solidarité. Il s’agit de favoriser la cohabitation solidaire et partageuse de seniors trop seuls. L’association met en relation les personnes intéressées, dans toutes les régions. Elle organise à la demande, en Bretagne, des séminaires de préparation à la vie en groupe d’habitants qui permettent d’expérimenter une vie collective en maison pour 4 à 5 personnes ayant chacune leur chambre, et de travailler en groupes à partir d’outils. Ceux ci sont pour la plupart dans le livre : « Manuel de survie des seniors en colocation » aux éditions « Tournez la page ». Voir ici la page de COCON3S avec le dernier séminaire, en octobre 2019, et la bourse aux offres et demandes de cohabitation.

29870 LANDEDA ; n° 46; 2020

HAL’ÂGE :          Un chemin pour un Habitat Alternatif pour les aînés

                     

Depuis quelques années en France, de plus en plus de personnes désirent , au seuil de la vieillesse, rester acteurs de leur vie et imaginer leur habitat. (Surtout lorsque le séjour de parents en EHPAD  ou avec un maintien à la maison entraînant de lourdes charges pour les «  aidants »a été mal vécu.)

Ainsi est né le collectif Hal’âge, soucieux de leur permettre d’accéder à un habitat autogéré, et de vivre leur vieillesse citoyens et solidaires. L’association  est née officiellement fin 2014 d’une volonté déjà ancienne de contribuer au développement d’alternatives solidaires de mode d’habiter, notamment en prenant en compte, de façon consciente et concertée entre les habitants et/ou futurs habitants, du vieillissement en habitat participatif.

Un exemple : à Nancy, « A l’abri des tuiles », un groupe d’une dizaine de foyers :  voir le projet

L’objectif  de Hal’âge est de soutenir une démarche d’innovation sociale au croisement de l’habiter et du vieillir, (adaptation aux besoins, aux acteurs, au territoire) qui implique :

*La recherche de solution nouvelle et  l’adaptation au « réel »

*La participation des concerné.e.s  et  la collaboration (co-construction) entre des acteurs divers.

 Il s’agit de promouvoir l’habitat participatif et solidaire comme un choix d’habitat viable pour les personnes vieillissantes; et de veiller à ce qu’il soit accessible à toutes et tous.

Rappelons que l’habitat participatif  est un habitat conçu et géré au moins en partie par ses habitants comportant des logements privatifs  indépendants et des espaces communs partagés. Il favorise ainsi la participation des habitants et la solidarité entre eux.

soit sous une forme intergénérationnelle

 Certaines familles considèrent que les aînés leur rendent plus de services que ce qu’elles peuvent proposer elles-mêmes, faute de temps disponible, tandis que  les personnes plus âgées profitent d’un environnement sécurisant : elles savent pouvoir compter sur les autres, sont toujours très entourées donc restent dans « le rythme de la vie ». En revanche, elles assument la plus grande partie du travail car elles disposent de temps.

soit sous une forme réservée aux seniors

 qui donne le sentiment que les liens créés sont plus profonds ; il est alors essentiel de réaliser ce projet à proximité de populations encore en activité professionnelle afin que se développent aussi des liens, des échanges de l’entraide.

A Toulouse, une ccoopérative d’habitants : voir le site Abricoop

Pour démarrer un projet il faut d’abord choisir entre plusieurs structures : (par ex. PLS = prêt locatif social, ou PLUS = pour revenus plus modestes, ou Loyers libres)

voir le site de la fédération HABICOOP : 

Cette forme d’habitat commence à trouver sa place au milieu des autres formes d’habitat alternatives (colocations, béguinages, domiciles partagés,…) qui complètent l’offre des habitats dits intermédiaires entre domicile classique et institution médicalisée (EHPAD), tels que les foyers-logements et les résidences services.

EN SAVOIR PLUS

N°336 – 2020

La maison des Babayagas, ou l’art de bien vieillir en citoyen-ne-s

Autogérée, la Maison des Babayagas est une maison de femmes âgées, autonomes, solidaires et citoyennes. La Maison accueille tout particulièrement les personnes âgées du quartier, femmes et hommes, qui, bien que souhaitant rester dans leur lieu de vie habituel, seront disponibles et désireront participer dans le même esprit à l’animation de la « Maison des Babayagas ». Les Babayagas créent du lien et du bien; oeuvre à la cohésion sociale du quartier. La vieillesse n’est pas forcément un naufrage. Solidaire : c’est dans la vie collective que nous nous aiderons à bien vieillir ensemble et à mourir. Citoyenne : loin de nous enfermer en ghetto, nous serons ouvertes sur la ville, actives autour de nous autant que nous le pourrons, articulant vie sociale et vie culturelle soutien scolaire, aide aux jeunes femmes, alphabétisation, transmission et échanges réciproques de savoirs et de traditions, initiation au S.E.L. etc. rencontres, concerts, cinéma, expositions, jours de réception conviviale interculturelle, intergénérationnelle et gastronomique. Voir ici le site 

93100 MONTREUIL ; n°95 ; 2019

Karibu, 45 ans de vie partagée avec des personnes en grande précarité

Depuis 1975, Olivier accueille des personnes d’origine africaine, en grande précarité et marginalité dans le pavillon qu’il habite à Meudon (92), avec la volonté de vivre simplement et fraternellement avec les exclus. En moyenne 12 personnes sont hébergées, enfants compris.

Les familles hébergées sont totalement indépendantes, font courses, cuisine et ménage. Elles travaillent pour la plupart pendant que les enfants sont gardés en crèche ou à l’école.

L’association organise également des activités de loisirs, des sorties baignade à Fontainebleau, des fêtes de quartier. Elle soutient l’insertion des familles, la valorisation de la culture africaine. Elle maintient le lien avec les anciennes familles hébergées et leur parenté. Pour son promoteur,  « chacun à en lui les ressources pour accomplir sa vie et participer à la construction d’un monde plus humain ».

Pour en savoir plus ou prendre contact lire ici

92190 ; Meudon ; N°77 ; 2020

Ecolline à Saint-Dié, éco-lieu d’habitat groupé

Ecolline est un écolieu situé à Saint-Dié-des-Vosges, réalisé par 10 familles. Celles-ci se sont réunies pour concevoir et construire ensemble en autopromotion 10 maisons écologiques en bois/paille/terre.
 
Au départ, les familles ne se connaissaient pas. Un premier groupe moteur de trois familles s’est constitué en 2008. Les autres familles les ont rejoints petit à petit. Très vite, le travail de programmation et de conception de l’ensemble du site s’est mis en place avec les architectes et le permis de construire a été déposé en 2009.
 
La partie gros oeuvre a été assurée par des entreprises locales, tout le reste des travaux a été réalisé en auto-construction. De nombreux chantiers participatifs ont été organisés.
 
De nombreux bénévoles viennent apprendre les techniques de construction et/ou partager un moment de vie collective afin d’expérimenter ce mode de vivre, de construire et d’habiter.
 

Voir ici le reportage

88260 HANNEZEL ; N°59 ; 2015

La demeure des Deux Ruisseaux, un lieu de vie et d’entraide réciproque

La Demeure des Deux Ruisseaux  est une association qui accueille et accompagne à Limas (69400), 7 résidents âgés de 50 à 75 ans, qui souffrent ou ont connu un handicap psychique.

Les résidents s’organisent librement, avec l’aide de la maîtresse de maison, pour effectuer par eux-mêmes leur ménage et celui des parties communes, faire leurs courses et préparer les repas. On constate à travers 30 ans d’expérience que la mise en œuvre par les résidents d’un véritable projet de vie est porteuse de responsabilité, d’entraide et de sécurité, tant pour les personnes elles-mêmes que pour les familles, avec une grande tolérance. 

La plupart des résidents qui étaient considérés comme des malades vivent en autonomie dans une structure non médicalisée, et s’en trouvent mieux. Il existe entre les résidents une grande tolérance et une entraide réciproque, en même temps qu’une connaissance mutuelle et une grande fraternité. Lire la suite et voir la fiche détaillée 

69400 LIMAS, N°54, 2020

Selon les Colibris, l’habitat autogéré et partagé, à contre-courant de l’habitat classique :

  • est composé d’espaces privés (habitations ou appartements autonomes) ainsi que d’espaces communs (jardins ou salles communes),
  • prône l’épanouissement de la vie sociale sans affecter l’intimité de chaque individu,
  • nécessite la volonté de vivre de manière collective,
  • suppose que les habitants soient les gestionnaires et les acteurs et de leur mode de vie,
  • intègre une construction qui respecte la santé des habitants et la préservation de l’environnement et,
  • encourage une mixité sociale et générationnelle.

      75019 ; Paris ;  2020