065 maj juin 2019

Depuis 2004, Kingersheim expérimente les pistes de la démocratie participative. Ses conseils participatifs sont la pierre angulaire des Etats Genéraux Permanents de la Démocratie (EGPD), une philosophie qui imprègne la vie démocratique kingersheimoise.

Les Éats généraux permanents de la démocratie

En 2004, le maire a instauré les États généraux permanents de la démocratie, « destinés à faire souffler sans discontinuer sur la ville l’esprit de l’implication citoyenne », après une première approche en 1998.

Afin de mieux cerner les attentes de la population, une téléconsultation a été réalisée en 2004. 43 % des foyers ont répondu sur leurs préoccupations en matière de pratiques démocratiques. De nombreuses initiatives ont été lancées : un réseau d’échanges réciproques de savoirs, 19 conseils participatifs sur des sujets divers, réunissant au total près de 300 personnes : circulation, aménagement d’espaces de jeux, projets immobiliers privés ou publics, rénovation d’équipements publics, etc…

Des conseils participatifs

Un conseil participatif regroupe 3 collèges : des habitants volontaires ou tirés au sort, des représentants du monde associatif, social et économique, des élus et des collaborateurs des services  de la mairie. Un tiers des participants sont des habitants tirés au sort et 20 % sont des « NIMBY » (« not in my backyard = « pas de çà chez moi »).

Son rôle est de prendre en charge la phase décisive de réflexion, débat, concertation et coproduction qui prépare la décision, portée par le Conseil municipal. Pour cela, les membres des conseils participatifs s’engagent à respecter une charte de la participation démocratique qui précise les engagements de chacun et invite à une éthique de la discussion. La commune va les chercher chez eux pour les convaincre qu’ils ont quelque chose à dire. Cela permet de les associer à la commande politique, en conjuguant l’expertise d’usage et l’expertise technique.

Un conseil participatif est centré sur un projet (et non une thématique permanente) et se recompose autour de chaque projet. Il réunit de plain-pied, pour le temps qu’il faut, des acteurs qui souvent s’ignorent : les acteurs économiques et associatifs, les élus et leurs collaborateurs, et les habitants. La commune précise ce qui est négociable (ou ce qui ne l’est pas) pour éviter les frustrations et insatisfactions.

Plusieurs forums d’information et d’échanges sont organisés tout au long de la démarche pour présenter à tous le fruit d’une démarche qui se veut interactive. En effet, le partage d’informations fait partie de la mission des conseils participatifs, et tout débat constructif nécessite un même niveau d’appropriation du sujet en débat par l’ensemble des membres. Il est nécessaire de partager le même sens des mots.

C’est pourquoi un cycle de formation est systématiquement mis en place pour les citoyens qui le souhaitent mais aussi pour le personnel. La Ville se fait accompagner, quand c’est possible, par un « animateur-ingénieur du débat public » qui doit montrer une très bonne capacité à entendre les habitants et à faire émerger la parole et avoir une expertise des thématiques concernées.

Dans cet esprit, de nombreux conseils participatifs se sont réunis lors de ces 15 dernières années. Ils ont traité de questions aussi diverses que le projet « Voie Médiane » (sédentarisation des Manouches), la rénovation de la salle des fêtes, la construction de la Maison de la Citoyenneté, la Maison de la Petite Enfance, le parc des Gravièresle Plan Local d’Urbanisme . Plusieurs ateliers se sont constitués avec près de 100 personnes.

La commune précise ce qui est négociable (ou ce qui ne l’est pas) pour éviter les frustrations et insatisfactions. Dans la Maison de la citoyenneté, quand les conseils participatifs travaillent ensemble, les cultures se croisent et deviennent fertiles. Cette collaboration, garante de la gestion harmonieuse et réussie d’un projet, est systématique depuis 2001, dès lors qu’un projet important est entrepris dans la commune.

Un fonds d’initiative citoyenne a été créé pour aider les projets présentés par des particuliers ou par des associations. De nombreuses initiatives ont été lancées : un réseau d’échanges réciproques de savoirs, 19 conseils participatifs sur des sujets divers, réunissant au total près de 300 personnes : circulation, aménagement d’espaces de jeux, projets immobiliers privés ou publics, rénovation d’équipements publics, etc…

La charte pour un renouveau démocratique

Issue du travail et des réflexions menés dans le cadre des Etats généraux permanents de la Démocratie, cette charte donne son sens à la démarche. Elle propose un changement de paradigme fondamental :

Pratiquer davantage la démocratie dans l’intervalle des élections que pour les élections.

– Préférer associer les citoyens et les ressources démocratiques aux processus de décision plutôt que de se complaire dans l’entre soi des élus, de la posture et des clivages partisans.

– Vouloir fertiliser les points de vue différents plutôt que nous retrancher dans des affrontements stériles.

Promouvoir le « pouvoir  d’agir » et donc la responsabilisation de notre société plutôt qu’une « démocratie providentielle » qui se nourrirait tout à la fois de la délégation permanente et de l’individualisme.

– S’inscrire dans une éthique de la discussion et du dialogue pour favoriser l’écoute, le parler vrai  en vue de susciter l’élévation scrupuleuse du débat.

Contact

Maire : Jo Spiegel cabinet.spiegel@kingersheim.fr

Voir http://www.ville-kingersheim.fr/Democratie/Les-Etats-Generaux-Permanents-de-la-Democratie-EGPD

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