18 septembre 2021

Contre une société numérisée, surveillée, triste et sans droits,

multiplions les îlots de coopération, d’entraide et de fraternité

Cet été a marqué par plusieurs événements qui nous situent au cœur de crises majeures :

l’accélération du changement climatique. La catastrophe climatique n’est plus devant nous, elle est déjà là, comme le montrent la multiplication des catastrophes (incendies, inondations, températures extrêmes, sécheresses, famine à Madagascar,…) alors que le GIEC annonce des changements dramatiques et irréversibles avant 2050. Les manifestations reprennent avec les marches pour le climat le 23 septembre et la grève mondiale pour le climat le 24 septembre.

Le durcissement de la fuite en avant sanitaire, marqué par la décision d’Emmanuel Macron d’imposer à tous l’obligation du passe sanitaire, alors que les questions sont chaque jour plus nombreuses face à l’absence de perspective sanitaire d’ensemble. Plus de 100 000 manifestants sont dans la rue chaque samedi  depuis le mois de juillet contre le passe sanitaire et pour les libertés. Au Brésil, en Inde, au Maghreb, en Afrique du sud la situation devient catastrophique sous l’effet conjugué d’une très faible vaccination des populations pauvres (1,5 %), des conditions de vie et du délabrement des systèmes de santé. De ce fait, de nouveaux variants ne manqueront pas d’apparaître.

La poursuite de la crise sociale, qui se traduit par le basculement dans la précarité et la misère de toute une partie de la population (chômeurs, précaires, personnes handicapées, personnes âgées, migrants, étudiants, etc.) la détresse psychique et les violences, alors que le gouvernement s’apprête à passer en force sur la réfome de l’assurance-chômage et  n’a pas renoncé à la réforme des retraites.

La discrimination et l’exclusion de toute une partie de la population devient une réalité. Elle joue un rôle important dans la dégradation de leur système immunitaire, car celui-ci est fortement influencé par les déséquilibres alimentaires, les conditions de vie et de logement et le stress.

Le problème principal est aujourd’hui de vaincre l’épidémie de COVID. Cela nécessite une stratégie d’ensemble impliquant la prévention, le renforcement de  l’ immunité individuelle et collective, les soins précoces des cas positifs, des moyens accrus à l’hôpital public et la levée des brevets sur les vaccins. 

En particulier, des milliers de médecins et de soignants ont montré l’importance du suivi précoce des malades par des traitements antiviraux, anti-inflammatoires, antibiotiques, etc. qui permettraient d’éviter la plupart des hospitalisations.  Ces multiples témoignages ont l’objet d’un black-out de la part des autorités sanitaires. Faute de recommandations de leur part, on voit toujours arriver en réanimation des malades non suivis qui n’ont reçu que du Doliprane.

Pour renforcer l’immunité, une vaccination de masse est nécessaire, mais ciblée, avec des stratégies vaccinales adaptées aux différents âges et une recherche d’adhésion des groupes vulnérables, comme l’a proposé le Conseil scientifique.

La vaccination est acte médical qui suppose un diagnostic et le consentement éclairé du patient, en évaluant la balance bénéfice/risques pour chaque personne et pour la collectivité. Il n’est pas acceptable que le  chef de  l’État impose à la hache des thérapies géniques expérimentales et fugaces, sans tenir compte des contre-indications ni des conséquences potentielles sur les enfants, les jeunes, les malades auto- immunes, etc. 

Ce style de gouvernement thatchérien cherche à briser les résistances et soumettre la population, pour un régime qu’on peut qualifier d’hypercapitaliste, ou de libertarien-autoritaire (voir lettre N°26). D’ores et déjà, le maintien de l’ordre social est assuré par la violence, l’intimidation, la destruction des libertés publiques, le contrôle des médias.

La même attitude prévaut dans les autres domaines. Le gouvernement n’a renoncé ni à la réforme des retraites, ni à celle de l’assurance chômage. Il est toujours aussi servile des intérêts de la finance alors que la crise climatique nécessiterait un changer de cap radical, la mobilisation de moyens importants et des lois écologiques contraignantes pour les entreprises et les États.

Derrière ces choix gouvernementaux il s’agit d’imposer ce qu’on peut résumer par le sigle NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives), qui est présenté depuis 20 ans comme la clé de la compétitivité économique.

Une bataille culturelle est engagée pour faire prévaloir une autre conception du monde et des rapports humains. Contre une société numérisée, surveillée, sans-droits, normée et triste, où les relations humaines n’ont plus leur place, multiplions les  ilots de coopération, d’entraide et de fraternité. Ceux-ci sont essentiels pour mener à bien la reconstruction écologique, et retrouver le chemin de la justice sociale, et d’un monde où chacun a sa place et sa dignité.

Ce à quoi nous allons essayer de travailler cette année, en continuant à faire connaître les centaines d’actions porteuses d’alternatives qui montrent qu’un monde fraternel est déjà une réalité, et lors de notre séminaire du Collectif auquel nous vous invitons tous à participer.