Initiatives solidaires autogérées

L’ex McDo de Marseille est devenu un foyer vibrant de solidarité

Dans les quartiers Nord de Marseille, les anciens salariés du McDo Saint-Barthélémy ont transformé le lieu en plateforme solidaire. Réquisitionnés par ses anciens salariés, le restaurant et son drive ont permis pendant tout le confinement et jusqu’à aujourd’hui de distribuer des dizaines de milliers de colis alimentaires et des kits d’hygiène, préparés et distribués par des dizaines de collectifs et d’associations des quartiers alentour, sans aucune aide publique. Ici, on apprend à gérer la valeur humaine, le lien social, le soin, le complexe.

Notre seul héritage, c’est la précarité. Mais cette précarité, nous entendons la faire fructifier  en dignité, en formation, en solidarité, en activité sociale et économique, sous la forme d’une SCIC dont le profit appartiendrait à tous. Nous sommes créateurs de richesses, économiques et sociales. Dans un monde balkanisé par l’hyper-individualisme, nous faisons œuvre de pédagogie en réactualisant le partage et la solidarité  ! Nous en avons une vraie expertise, et nous sommes les seuls légitimes et les seuls à pouvoir le faire ici. Le nouveau restaurant se diversifie, avec des hamburgers végétariens et des ruches sur le toit. Désormais, dans cet espace, il y a des ordinateurs, des jouets, des livres, des gens qui viennent se réunir et se rencontrer, des associations qui se créent, des rêves qui s’élaborent et se concrétisent.

Voir  l’article de Reporterre – Vous pouvez aussi suivre ici l’APRES-M sur Facebook.

Les coursiers bordelais :

une SCOP qui a essaimé dans 21 villes de France

D’anciens livreurs Deliveroo et uber-eats ont fondé une Scop (société coopérative de production) « Les Coursiers Bordelais. L’idée de la Scop -une première fin 2017 chez des coursiers-, c’était «  L’entreprise est à tous ceux qui y travaillent, et tous y ont la maîtrise des conditions de travail, et poids égal dans la décision : le contrepied total de ce qu’on vivait avec les plateformes commerciales. »  

Après deux ans d’activité, le chiffre d’affaires (environ 100.000 euros) est en hausse stable ; ils sont six en janvier 2021 (salariés en contrat CDI). Les CB s’interdisent toute croissance démesurée de la Scop et pour l’avenir, aiment plutôt l’idée « d’essaimer » :  à Strasbourg, Grenoble, Amiens, Rennes… et même en Belgique et en Espagne ; ils ont encore récemment reçu de jeunes émules pour des conseils.

A l’heure du COVID19,  les « Coursiers bordelais » , organisent avec le secours populaire,  la livraison des colis alimentaires chez les personnes âgées ou isolées. Une initiative solidaire qui rompt l’isolement et lutte contre la précarité.

Alors que les grandes plateformes imposent aux livreurs un statut d’autoentrepreneurs, ces coopératives se développent dans une logique de solidarité et d’auto organisation. 21 coopératives de ce type se sont créées en France. Elles se sont regroupées dans Coopcycle (voir ici). A la clé, de meilleures conditions de travail et une gouvernance horizontale.C’est une force collective de négociation pour défendre les droits des livreur.se.s.

Voir le site

 Voir  l’article des Echos

Voir le site de la fédération CoopCycle

33000 – Bordeaux – 2021

la Fourmilière, supermarché coopératif et solidaire à Saint Etienne :

À La Fourmilière, les fourmis font bien des provisions mais en plus, elles sont solidaires. Le principe est simple : tout client du magasin possède des parts sociales et s’engage à donner chaque mois trois heures de son temps. En échange, il peut y faire ses courses, participer aux processus d’achats et bénéficier d’un panier moyen « de 12 à 40 % moins cher que chez la concurrence ».. « Nous privilégions les produits bio et locaux mais aussi l’inclusivité, explique Pierre-Édouard Garbe, l’un des coordinateurs du projet stéphanois. Quelques denrées sont trop chères pour certaines bourses. Nous proposons donc aussi des produits accessibles. » Ouvert depuis le printemps 2019, le supermarché coopératif ne désemplit pas. Voir ici l’article

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42 000 Saint-Etienne, n°255 ; 2019