Alimentation et circuits courts

Saint-Étienne / « De la ferme au quartier met en place des circuits courts à grande échelle

« De la ferme au quartier » est une plate-forme territorialisée qui met en place des circuits courts à une grande échelle sur Saint-Étienne, avec 80 paysans, 11 salariés et 1 million de chiffre d’affaires pour les paysans. Pendant le COVID l’activité a explosé, augmentant de 30 %. Les paysans sont répartis à 80 km alentour. On commence à structurer des filières pour maîtriser les prix, la qualité. Comme les paysans ne peuvent plus fournir, il faut en installer de nouveaux, notamment en maraîchage. Il faut donc les former. Pour cela, nous travaillons avec l’ADEAR.

Nous travaillons pour les particuliers et pour la communauté d’agglo de Saint-Étienne. En effet, celle-ci est confrontée à des pressions populaires, qui se sont multipliées par 10 pendant le confinement. Les élus sont confrontés à des revendications de qualité des produits, d’enjeux écologiques, de pesticides. Aujourd’hui le local redevient pour eux vendeur. Nous livrons toutes les crèches, après avoir été consultés avant la rédaction de l’appel d’offres. Pendant le confinement, le maire a essayé de monter une plate-forme autonome, mais çà n’a pas marché car ils n’ont pas le réseau. Aujourd’hui nous travaillons bien ensemble

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42000 SAINT-ETIENNE ; N° 346 ; 2020

 

En région parisienne, Alterconsos alimente 700 familles

Les groupes Alterconsos de région parisienne sont nés début 2004, de l’initiative de François Dufour, ancien porte-parole de la Confédération paysanne et de citoyens souhaitant soutenir une agriculture paysanne de qualité. Depuis 2010, 700 familles, regroupées en 11 groupes Alterconsos en Ile-de-France, sont approvisionnés une fois par mois par 15 producteurs bas normands réunis dans un GIE, en vente directe, à partir des commandes qu’elles ont faites par ordinateur. Les taches de distribution et de répartition sont effectuées à tour de rôle par des volontaires. L’objectif est de fournir aux familles une alimentation de qualité, mais aussi de proposer un mode de consommation alternatif à celui de la grande distribution. C’est aussi un facteur de re-création de lien social. Enfin, le réseau a sauvé plusieurs producteurs de la faillite. Chaque adhérent participe une fois par an au déchargement du camion et à la répartition des lots entre les points de vente. Sur chaque point de vente, des adhérents aident à tour de rôle à la réception, la distribution, à la gestion des commandes, à la répartition… Ils rencontrent le plus possible les paysans pour discuter de leur métier, de leur avenir, du projet commun de distribution. Voir ici le site d’Alterconsos Val de Bièvre

94240 L’Haÿ-les-Roses ; n°39 ; 2020

Court-Circuit à Grenoble :  producteurs, commerçants et consommateurs s’organisent dans la proximité

Créé en 2007, mais en pause depuis 2013 ,  Court-circuit est un réseau qui associe des producteurs, des distributeurs et des consommateurs de l’Isère, pour réduire les intermédiaires et les distances d’approvisionnement, tout en apportant de la souplesse et du choix aux consommateurs.

Le principe est simple : les producteurs locaux proposent leurs produits en fonction des saisons. Court-circuit les répartit chez les distributeurs urbains : épiciers, maraîchers indépendants de l’agglomération grenobloise (Sassenage, Meylan, Claix,…) ou producteurs sur les marchés. Des emails préviennent  les adhérents de la disponibilité des produits : il ne reste plus à chacun qu’à se déplacer pour en profiter.  Voir le site

38100 GRENOBLE ; n°50 ; 2013

Montagne Limousine : les circuits courts se multiplient

 

Sur la Montagne Limousine, consommateurs et producteurs locaux se sont organisés pour assurer la continuité des livraisons pendant le confinement. 

A Eymoutiers, par exemple, un « groupe des Livrons-nous » s’est constitué avec des familles et une dizaine de producteurs-trices propose pour organiser des livraisons à domicile de produits locaux.

Il s’agit de soutenir les producteurs-trices pour qu’ils continuent à écouler leur production pendant la période de confinement, d’éviter un afflux de personnes sur les fermes, de ravitailler les personnes à domicile, notamment les personnes en quarantaine ou se considérant comme suspectes. Un second groupe pourrait émerger. Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Marie sur rainette12(at)yahoo.fr

87120 EYMOUTIERS ; N°314 ; 2020

Des consom’acteurs à travers un Groupe d’Achat Solidaire : le GASP (Meurthe et Moselle)

« Il était une fois, en ouvrant notre frigo, nous nous sommes dits que nous en avions RAS-LE-BOL, MARRE, ASSEZ d’avaler des produits insipides, bourrés de cochonneries, complètement aseptisés, qui venaient de l’autre bout du monde, et certainement pas à pied. Alors, nous avons eu une idée : le groupe d’achats solidaires ». Le GASPL récupère, pour celles et ceux qui veulent acheter solidaire et local, la production d’agriculteurs bio ou travaillant dans l’agriculture paysanne du bassin environnant Longwy, achète à des prix producteurs et revend à +15 % (« C’est juste pour tous »). Au menu : ni pesticides, ni insecticides : «Pour ceux qui en utilisent encore un peu, on les accompagne et les pousse à franchir le pas » Les productions proposées sont très variées : Les produits fermiers courants mais aussi du pain bio, de la tomme de chèvre, du miel, de la bière artisanale, du chou blanc et du cèleri rave en biodynamie, etc . L’association se compose de membres actifs dénommés  »consom’acteurs » qui s’engagent à oeuvrer bénévolement à la réalisation des objectifs de l’association. Les producteurs, organismes institutionnels (collectivités territoriales notamment) et organisations associatives, syndicales ou d’ESS, sont des membres partenaires qui disposent d’une voix consultative. Voir ici le site

54870 VILLERS LA CHEVRE ; n°70 ; 2010

Mouans-Sartoux : les cantines scolaires 100% bio ne coûtent pas plus cher

Située dans les environs de Cannes et de Grasse, la petite commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) a cette particularité d’avoir été la première en France dont les cantines scolaires servent des plats 100% biologiques, produits sans intrants chimiques. Avec une régie agricole dédiée écoulant les 20 tonnes de sa production annuelle, elle a  su mettre en place d’astucieuses solutions d’organisation pour réduire et recycler ses déchets, et démontre que cela ne coûte pas plus cher. Voir l’article et le lien

06370 MOUANS-SARTOUX ; n° 254 ; 2018

Apprendre la cuisine aux jeunes générations… et aux moins jeunes

Face aux injonctions de la publicité pour les plats préparés, il est possible, même pour des gens très occupés, de cuisiner par soi-même. Cela revient bien moins cher et permet de mieux manger, en  réduisant radicalement la quantité de sucre, de sel, de matières grasses que nous ingérons. Cela permet aussi de retrouver des saveurs authentiques, et de goûter le plaisir de faire soi-même en choisissant les produits que l’on mange. Enfin, cuisiner des produits locaux et de saison c’est se préoccuper de l’impact de notre alimentation sur notre environnement.

Dans cet esprit, « Nos assiettes, notre avenir » organise à Pontault-Combault (77) et dans 16 autres villes des ateliers de Cuisines Collectives avec des produits locaux et de saison, que chacun rapporte ensuite chez lui. Bien plus qu’un atelier cuisine, ce sont de vrais moment d’échanges et de création, de prise de confiance en soi et de mise en avant de ses compétences. Les ateliers sont ouverts à tous, à partir de 7 ans. En effet, beaucoup de jeunes sont conditionnés à manger des plats préparés, des sucres et des féculents et ne savent plus ni choisir les fruits et légumes ni cuisiner. L’éducation dès le plus jeune âge est très importante pour donner aux enfants le goût des fruits, des légumes, d’aliments variés, et orienter leurs préférences culinaires.

20c’est donc un projet sociétal visant à unir par le biais de Cuisine Collective.  ngagée autour de valeurs fortes comme  la solidarité, la prévention de santé, l’esprit d’équipe, le développement durable, le patrimoine culturel français, la créativité…,

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77340 Pontault-Combault ; n°198 ; 2020

A Rosières (43), une crèche associative cultive l’éveil des saveurs dès le plus jeune âge

Le personnel de la crèche « Le pays imaginaire » a toujours été sensibilisé par l’écologie et l’équilibre alimentaire ; la transmission des valeurs autour du repas constitue la dynamique de la structure associative. Le projet « cuisinons les saveurs » développe une dimension pédagogique autour du repas (autonomie de l’enfant, partage des tâches, informations liées au menu, conception de plats ludiques…).

 Il repose sur la consommation de produits naturels, assurant une alimentation saine et équilibrée. Les contacts avec des fournisseurs locaux favorisent les « circuits courts », la sélection de produits naturels sans pesticides. La préparation sur place fait appel à l’imaginaire dans la présentation. Ainsi, une poire au sirop peut se transformer en « hérisson savoureux, prêt à être croqué ». Le projet s’étend également aux activités de jardinage, à des échanges avec les parents. Des contacts ont été pris avec la maison de retraite à proximité pour faire découvrir de nouvelles recettes. L’ambition est d’évoluer vers des ateliers de cuisine et la transmission de valeurs familiales. Voir ici l’article

43800 ROSIERES ; n° 191 ; 2020