Alimentation et circuits courts

Saint-Étienne / « De la ferme au quartier met en place des circuits courts à grande échelle

« De la ferme au quartier » est une plate-forme territorialisée qui met en place des circuits courts à une grande échelle sur Saint-Étienne, avec 80 paysans, 11 salariés et 1 million de chiffre d’affaires pour les paysans. Pendant le COVID l’activité a explosé, augmentant de 30 %. Les paysans sont répartis à 80 km alentour. On commence à structurer des filières pour maîtriser les prix, la qualité. Comme les paysans ne peuvent plus fournir, il faut en installer de nouveaux, notamment en maraîchage. Il faut donc les former. Pour cela, nous travaillons avec l’ADEAR.

Nous travaillons pour les particuliers et pour la communauté d’agglo de Saint-Étienne. En effet, celle-ci est confrontée à des pressions populaires, qui se sont multipliées par 10 pendant le confinement. Les élus sont confrontés à des revendications de qualité des produits, d’enjeux écologiques, de pesticides. Aujourd’hui le local redevient pour eux vendeur. Nous livrons toutes les crèches, après avoir été consultés avant la rédaction de l’appel d’offres. Pendant le confinement, le maire a essayé de monter une plate-forme autonome, mais çà n’a pas marché car ils n’ont pas le réseau. Aujourd’hui nous travaillons bien ensemble

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42000 SAINT-ETIENNE ; N° 346 ; 2020

 

VRAC (Vers un Réseau d’Achats en Commun) en Rhône et en Loire

L’association VRAC fut créee en 2013 à l’initiative du bailleur Est-Métropole-Habitat (EMH) afin de développer le reste à vivre de ses locataires et de la Fondation Abbé-Pierre . VRAC est actuellement un projet associant divers partenaires : bailleurs, centres sociaux, MJC, écoles et collèges, collectivités locales (Ville de Lyon, Grand Lyon…) et autres associations (Espace Créateur de Solidarités, Educ’Réseau…).

« Il existe un seuil critique, de l’ordre de 3,5 à 4 euros par jour et par adulte, en dessous duquel il est pratiquement impossible d’avoir une alimentation équilibrée », déplore Nicole Darmon, coauteure du livre L’Equilibre nutritionnel. En groupant les commandes et en favorisant les circuits courts, il est possible de consommer des produits de qualité à des prix très compétitifs

Un certain investissement militant des usagers est essentiel à la réussite du projet pour animer le réseau d’achats en exprimant des besoins, en contribuant à la gestion des commandes, en participant au reconditionnement et à la distribution des produits achetés. Des réunions d’informations ont lieu dans les structures partenaires (écoles, centres sociaux) pour connaître les besoins et les envies(alimentation, produits d’entretien et d’hygiène  ). Des permanences existent pour enregistrer les commandes. La livraison et le reconditionnement des produits sont organisés dans chaque quartier par les habitants et pour les habitants. Pour s’offrir les produits à prix coûtant proposés par VRAC, il faut se déplacer , souvent plus d’une demi heure de trajet, autant de temps qu’il faut pour se rendre du domicile à l’AMAP locale …

En plus de produits issus de l’agriculture biologique ou locale, l’association fait le pari d’aliments sains, c’est-à-dire moins gras, moins sucrés, moins salés, sans produits chimiques, et riches en vitamines, minéraux, fibres et acides gras essentiels.

Pour les demandes locales, il faut s’ adresser  aux groupements de LyonParisBordeauxStrasbourg et Toulouse.

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 ANIS ÉTOILÉ  : éduquer à l’alimentation  en Auvergne 

L’alimentation et l’agriculture constituent un terrain fertile pour un éveil à la citoyenneté et sont de véritables leviers d’action pour une société plus durable et solidaire. ANIS étoilé rassemble en 2020 plus d’une cinquantaine de membres: ingénieurs, enseignants, éducateurs, agriculteurs, passionné(e)s de cuisine, de nature, habitants de la région et d’autres pays… et dispose d’une salariée à temps complet. Son projet prend en compte l’ensemble des composants de l’alimentation dans une démarche de développement durable afin de développer des relations entre êtres humains, agriculture et alimentation. Elle organise des randonnées, cours de cuisine, conférences tout au long de l’année.

-ANIS étoilé développe : des ateliers pédagogiques et et  des événements sur l’alimentation ; l’association collabore avec AlimenTERRE , notamment pour son festival du film AlimenTERRE 

-L’association facilite la découverte des agricultures alternatives en France et dans le monde et encourage la rencontre entre différentes cultures culinaires : ainsi, en 2020 , 2ème édition du Festival des Saveurs sans frontières

-Elle accompagne et forme des professionnels et des bénévoles. Ainsi, Le programme Foyer Antigaspi  est destiné à toute personne ou foyer voulant contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire en s’informant pour passer à l’action chez soi. 

ANIS étoilé  appuie les initiatives des collectivités territoriales pour la mise en place de démarches d’approvisionnement issues d’une agriculture locale et durable. Ainsi, des diagnostics alimentaires territoriaux ont été conduits sur des communautés de communes de la région, dans une démarche alimentation durable . ANIS étoilé organise des actions d’éducation au développement en solidarité avec les paysans d’ici et d’ailleurs.

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N°11 ; 63370 ; Lemdes ; 2021

En région parisienne, Alterconsos alimente 700 familles

Les groupes Alterconsos de région parisienne sont nés début 2004, de l’initiative de François Dufour, ancien porte-parole de la Confédération paysanne et de citoyens souhaitant soutenir une agriculture paysanne de qualité. Depuis 2010, 700 familles, regroupées en 11 groupes Alterconsos en Ile-de-France, sont approvisionnés une fois par mois par 15 producteurs bas normands réunis dans un GIE, en vente directe, à partir des commandes qu’elles ont faites par ordinateur. Les taches de distribution et de répartition sont effectuées à tour de rôle par des volontaires. L’objectif est de fournir aux familles une alimentation de qualité, mais aussi de proposer un mode de consommation alternatif à celui de la grande distribution. C’est aussi un facteur de re-création de lien social. Enfin, le réseau a sauvé plusieurs producteurs de la faillite. Chaque adhérent participe une fois par an au déchargement du camion et à la répartition des lots entre les points de vente. Sur chaque point de vente, des adhérents aident à tour de rôle à la réception, la distribution, à la gestion des commandes, à la répartition… Ils rencontrent le plus possible les paysans pour discuter de leur métier, de leur avenir, du projet commun de distribution. Voir ici le site d’Alterconsos Val de Bièvre

94240 L’HAŸ LES ROSES ; n°39 ; 2020

Court-Circuit à Grenoble :  producteurs, commerçants et consommateurs s’organisent 

Créé en 2007,  Court-circuit est un réseau qui associe des producteurs, des distributeurs et des consommateurs de l’Isère, pour réduire les intermédiaires et les distances d’approvisionnement, tout en apportant de la souplesse et du choix aux consommateurs.

Le principe est simple : les producteurs locaux proposent leurs produits en fonction des saisons. Court-circuit les répartit chez les distributeurs urbains : épiciers, maraîchers indépendants de l’agglomération grenobloise (Sassenage, Meylan, Claix,…) ou producteurs sur les marchés. Des emails préviennent  les adhérents de la disponibilité des produits : il ne reste plus à chacun qu’à se déplacer pour en profiter.

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38100 GRENOBLE ; n°50 ; 2020

Montagne Limousine : les circuits courts se multiplient

Sur la Montagne Limousine, consommateurs et producteurs locaux se sont organisés pour assurer la continuité des livraisons pendant le confinement. 

A Eymoutiers, par exemple, un « groupe des Livrons-nous » s’est constitué avec des familles et une dizaine de producteurs-trices propose pour organiser des livraisons à domicile de produits locaux.

Il s’agit de soutenir les producteurs-trices pour qu’ils continuent à écouler leur production pendant la période de confinement, d’éviter un afflux de personnes sur les fermes, de ravitailler les personnes à domicile, notamment les personnes en quarantaine ou se considérant comme suspectes. Un second groupe pourrait émerger. 

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87120 EYMOUTIERS ; N°314 ; 2020

Des consom’acteurs à travers un Groupe d’Achat Solidaire : le GASP (Meurthe et Moselle)

« Il était une fois, en ouvrant notre frigo, nous nous sommes dits que nous en avions RAS-LE-BOL, MARRE, ASSEZ d’avaler des produits insipides, bourrés de cochonneries, complètement aseptisés, qui venaient de l’autre bout du monde, et certainement pas à pied. Alors, nous avons eu une idée : le groupe d’achats solidaires ». Le GASPL récupère, pour celles et ceux qui veulent acheter solidaire et local, la production d’agriculteurs bio ou travaillant dans l’agriculture paysanne du bassin environnant Longwy, achète à des prix producteurs et revend à +15 % (« C’est juste pour tous »). Au menu : ni pesticides, ni insecticides : «Pour ceux qui en utilisent encore un peu, on les accompagne et les pousse à franchir le pas » Les productions proposées sont très variées : Les produits fermiers courants mais aussi du pain bio, de la tomme de chèvre, du miel, de la bière artisanale, du chou blanc et du cèleri rave en biodynamie, etc . L’association se compose de membres actifs dénommés  »consom’acteurs » qui s’engagent à oeuvrer bénévolement à la réalisation des objectifs de l’association. Les producteurs, organismes institutionnels (collectivités territoriales notamment) et organisations associatives, syndicales ou d’ESS, sont des membres partenaires qui disposent d’une voix consultative.

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54135 MEXY ; n°70 ; 2020

Mouans-Sartoux : les cantines scolaires 100% bio ne coûtent pas plus cher

Située dans les environs de Cannes et de Grasse, la petite commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) a cette particularité d’avoir été la première en France dont les cantines scolaires servent des plats 100% biologiques, produits sans intrants chimiques. Avec une régie agricole dédiée écoulant les 20 tonnes de sa production annuelle, elle a  su mettre en place d’astucieuses solutions d’organisation pour réduire et recycler ses déchets, et démontre que cela ne coûte pas plus cher.

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06370 MOUANS-SARTOUX ; n° 254 ; 2019

Apprendre la cuisine aux jeunes générations… et aux moins jeunes

Face aux injonctions de la publicité pour les plats préparés, il est possible, même pour des gens très occupés, de cuisiner par soi-même. Cela revient bien moins cher et permet de mieux manger, en  réduisant radicalement la quantité de sucre, de sel, de matières grasses que nous ingérons. Cela permet aussi de retrouver des saveurs authentiques, et de goûter le plaisir de faire soi-même en choisissant les produits que l’on mange. Enfin, cuisiner des produits locaux et de saison c’est se préoccuper de l’impact de notre alimentation sur notre environnement.

Dans cet esprit, « Nos assiettes, notre avenir » organise à Pontault-Combault (77) et dans 16 autres villes des ateliers de Cuisines Collectives avec des produits locaux et de saison, que chacun rapporte ensuite chez lui. Bien plus qu’un atelier cuisine, ce sont de vrais moment d’échanges et de création, de prise de confiance en soi et de mise en avant de ses compétences. Les ateliers sont ouverts à tous, à partir de 7 ans. En effet, beaucoup de jeunes sont conditionnés à manger des plats préparés, des sucres et des féculents et ne savent plus ni choisir les fruits et légumes ni cuisiner. L’éducation dès le plus jeune âge est très importante pour donner aux enfants le goût des fruits, des légumes, d’aliments variés, et orienter leurs préférences culinaires.

C’est donc un projet sociétal visant à unir par le biais de Cuisine Collective.  Engagée autour de valeurs fortes comme  la solidarité, la prévention de santé, l’esprit d’équipe, le développement durable, le patrimoine culturel français, la créativité…

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77340 PONTAULT COMBAULT ; n°198 ; 2020 

A Rosières (43), une crèche associative cultive l’éveil des saveurs dès le plus jeune âge

Le personnel de la crèche « Le pays imaginaire » a toujours été sensibilisé par l’écologie et l’équilibre alimentaire ; la transmission des valeurs autour du repas constitue la dynamique de la structure associative. Le projet « cuisinons les saveurs » développe une dimension pédagogique autour du repas (autonomie de l’enfant, partage des tâches, informations liées au menu, conception de plats ludiques…).

 Il repose sur la consommation de produits naturels, assurant une alimentation saine et équilibrée. Les contacts avec des fournisseurs locaux favorisent les « circuits courts », la sélection de produits naturels sans pesticides. La préparation sur place fait appel à l’imaginaire dans la présentation. Ainsi, une poire au sirop peut se transformer en « hérisson savoureux, prêt à être croqué ». Le projet s’étend également aux activités de jardinage, à des échanges avec les parents. Des contacts ont été pris avec la maison de retraite à proximité pour faire découvrir de nouvelles recettes. L’ambition est d’évoluer vers des ateliers de cuisine et la transmission de valeurs familiales. Voir ici l’article

43800 ROSIERES ; n° 191 ; 2020