5.2. Une éducation émancipatrice à tous les âges de la vie

L’éducation émancipatrice, priorité pour faire face aux bouleversements

L’éducation émancipatrice doit devenir une priorité pour faire face aux bouleversements qui nous attendent et qui attendent encore plus les générations futures. Elle a pour mission de développer des savoirs, des savoir-faire et des savoirs être pour former des citoyens du monde conscients et responsables. Cette éducation tout au long de la vie commence dès la petite enfance et se poursuit à travers l’éducation permanente et l’éducation populaire. Elle concerne toutes les sphères du développement physique, cognitif, affectif, social, émotionnel.

Développer des méthodes d’éducation active par la vie en groupe, à travers des pratiques quotidiennes d’entraide, de dialogue et de coopération.  L’ouverture sur la vie du territoire, la participation des parents et des citoyens à éducation à l’intérieur des établissements sont aussi des dimensions essentielles de l’éducation à la citoyenneté

Pédagogie des opprimés. Résumé, à lire ici

Paulo Freire et les mouvements éducatifs nous apprennent que cette émancipation par rapport à nos pulsions dominatrices et destructrices repose sur  l’entraide, l’écoute et la coopération.

Développer l’apprentissage de la démocratie par la capacité donnée aux enfants, aux jeunes et aux adultes de prendre part aux décisions qui les concernent, que ce soit l’école, en colonie de vacances, dans la ville, son quartier ou son territoire

L’éducation doit aussi nous libérer des aliénations que nous a inculquées la société de consommation, de la compétition exacerbée, de l’exaltation de la richesse, de la réussite individuelle et du prestige. Raymond Accardo Comment combattre un ordre social qui a installé en nous-même ses manières de voir le monde ? Diplo janvier 2020 A lire ici

Reconstruire l’enseignement public

Organiser des états généraux de l’éducation associant tous les acteurs, au niveau local, régional et national, afin de définir une politique éducative démocratique qui ne soit ni autoritaire, ni néolibérale, mais s’appuie sur ce que le pays aura vécu et sur les enjeux dont aujourd’hui la plupart sont conscients.

Élargir l’initiative de la FSU centrée sur l’éducation prioritaire Voir ici

 

 

 

Donner à l’école un rôle de formation de l’esprit critique, notamment par rapport à l’image et à Internet, favoriser l’auto-apprentissage, le travail en groupe, la recherche active d’informations, développer des débats encadrés.

 

Gilets jaunes. Le vrai débat. Voir ici

 

Consolider la politique d’éducation prioritaire en l’étendant à tous les territoires où se concentrent des inégalités (territoires ruraux, périurbains, quartiers en voie de paupérisation) et distribuer inégalement les moyens pour parvenir à une égalité réelle

Limiter le nombre d’élèves par classe, revaloriser les salaires des enseignants et permettre  une expérimentation pédagogique redonnant un rôle central à la communauté éducative (enseignants, élèves, parents).

Relancer une politique de formation des enseignants dignes de ce nom, en favorisant le travail collectif des professionnels, l’ouverture de l’école du lycée et de l’université sur les territoires

Développer des projets d’éducation artistique aux différentes étapes de la scolarité, avec des crédits individualisés : les œuvres d’art et de culture, les connaissances et les savoirs, la transmission et la création… peuvent se multiplier à l’infini puisqu’en y accédant chacune n’en prive personne.

Collectif Education bien commun A Voir ici

 

 

Remettre à plat la  formation professionnelle et continue  

Réorienter la formation professionnelle initiale et continue pour qu’elles répondent prioritairement aux besoins des secteurs d’avenir de la transition écologique et des salariés en reconversion

Créer une caisse commune pour la formation professionnelle, alimentée par les cotisations patronales, pour permettre aux salariés de prendre le temps de se former sans perte de salaire et de droits. La formation professionnelle doit être conçue comme un service public

Garantir à l’ensemble des jeunes d’être autonomes pendant leurs études, en leur garantissant des droits, un statut et un accompagnement financier protecteur

En particulier, soutenir fortement la formation des jeunes issus des quartiers populaires

34 mesures pour un Plan de sortie de crise A lire ici

 

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