Solidarité avec les plus démunis

Les Gilets jaunes de Mirepoix organisent des journées du don en tout genre, y compris de conserves avec les invendus du marché

A Mirepoix, une équipe active de gilets jaunes se réunit chaque samedi sur le coté du rond-point et organise des rencontres, des discussions, accueille les paroles.

« Tous les lundis, nous récupérons des invendus à la fin du marché, pour les redistribuer gratuitement à qui veut. Deux gilets jaunes cuisinent ce qui reste, font des conserves et une fois par mois nous faisons une journée du don.

Avec ces actions, nous revenons à une solidarité à travers des dons en tout genre : partage et échange des idées, des savoirs, des astuces, des savoirs-faire et de produits. Nous reprenons aussi la place publique.

Le but est d’apprendre à se reconnecter localement avant tout. Des échanges sont déjà en place avec un groupe de Foix.

Pas de site Pour contacter Sébastien, envoyez un mail à contact(at)changer2cap.com qui transmettra

09110 MIREPOIX ; N°269 ; 2020

L’association « Sang pour sans », pour retisser des liens et bâtir des projets entre sans droits

« Sang pour Sans », à Champigny, est ainsi nommée car notre sang = notre énergie circule à double sens entre nous et les « sans ».

Elle a pour objet la défense et la promotion des plus démunis, des exclus et des privés de droits : sans emploi, sans logement, sans papiers, sans droits, personnes discriminées…, afin de bâtir ensemble des projets pérennes d’insertion sociale, économique, résidentielle, culturelle.

Elle est ouverte à toutes les bonnes volontés sans exclusive (sauf à toute personne porteuse d’idées et d’actes racistes, sexistes, antisémites, islamophobes, ou tsiganophobes, et d’extrême-droite). L’association les accompagne et facilite leur accès aux droits, y compris par des actions juridiques, ceci sans se substituer à eux.

Elle s’adresse aux chômeurs et précaires, privés de droits sociaux, concitoyens européens roms, sans logis, sans papiers, migrants, femmes victimes de violences, pour les accompagner dans leurs démarches de recherche d’emploi : rédaction de CV, lettres de motivation et de recommandations, aide aux démarches de recherche d’emploi et demande de formation, aide à des personnes privées de leurs droits sociaux.

Pour les Roms, nous domicilions des concitoyens européens roms vivant sur des terrains inoccupés entre deux expulsions, ce qui leur ouvre des droits qui seraient inaccessibles sans adresse postale.

L’association a rédigé en 2014, un Guide des droits des Roms diffusé gratuitement. Elle participe aussi à des campagnes d’action de solidarité : défense des salariés, chômeurs et précaires.

Pas de site, mais vous pouvez prendre  contact avec evelyne.perrin6(at)wanadoo.fr

94500 CHAMPIGNY ; N°299 ; 2020

 

L’association Speranza recrée un tissu solidaire au cœur des quartiers

Créée en 2009 par un groupe d’amis désireux de faire le bien autour d’eux, Speranza compte aujourd’hui plusieurs dizaines de bénévoles. L’association tente de recréer un tissu solidaire au coeur des quartiers du Blanc-Mesnil, comme par exemple la cité des Tilleuls, en épaulant ses concitoyens à chaque stade de leur vie – notamment les jeunes, à Ivry et dans plusieurs villes.  Elle rayonne aujourd’hui sur le 93 et le 94.

L’objectif est de venir en aide aux nécessiteux, par l’intelligence émotive de chaque être vivant sur le territoire, pour donner sans rien attendre en retour. La promotion du bien par le bien ! Dans sa ligne de mire, quatre pôles d’actions prioritaires :

l’emploi : aide à la recherche d’emploi et rédaction de CV, coaching…

la jeunesse : aide aux devoirs, sorties, aide aux fournitures scolaires…

l’aide humanitaire : repas et vêtements aux sans-abris, épicerie solidaire à destination des habitants

la prévention : proximité, dialogue pour donner une impulsion positive et favoriser le vivre-ensemble.

Des maraudes, des conseils ou des sorties, autant de présence assurées par Speranza qui assure un rôle de relais privilégié entre les habitants de la commune et les institutions.

La photo : Un groupe de musique tsigane et une quarantaine de danseurs en costumes colorés a fété officiellement ce dimanche la création de l’association Sperentza à Ivry.

 Voir ici la Page facebook   

et l’article du Parisien

93150 LE BLANC-MESNIL ; N°334 ; 2020

Comment Sofiane aka Fianso soutient l’association Speranza

Depuis 2017, Sofiane aka Fianso s’est fait l’ambassadeur culturel de Speranza et de sa ville du Blanc-Mesnil (93). Avec sa série d’épisodes #JeSuisPasséChezSo, le rappeur a enflammé la toile à coups de freestyles et d’apparitions aussi inspirées que musclées. Mais dans le flot continu des millions de vues, l’artiste n’hésite pas à mettre la lumière sur l’association Speranza.

93150 LE BLANC-MESNIL ; N°335 ; 2020

Compagnons de la nuit, la Moquette à Paris

Parce que la nuit est un autre temps. Le temps de l’échange, de la rencontre, du hasard, du partage des idées, de la détente…

Un temps où les préjugés et les stéréotypes tombent, un temps où l’on arrête de se prouver, de se justifier, de se vouloir performants. Un temps où on prend son temps.

Le plus important et certainement le plus dur, est de comprendre que l’exclusion est avant tout dans nos têtes. Qu’est ce qu’un « sans domicile », un « sans travail », un « sans famille » ? Pourquoi définir les gens par ce qu’ils n’ont pas ?

Une après-midi et trois soirs par semaineLa Moquette ouvre ses portes. Ainsi nomme-t-on ce singulier lieu de convivialité où peuvent se retrouver toutes et tous ceux qui veulent partager un moment ensemble, quels que soient leur statut social, leurs passions, leurs origines… autour de discussions, de jeux, à l’occasion d’une conférence, d’un concert, d’une rencontre avec une personnalité, d’un atelier d’écriture ou d’une soirée-cinoche…
La Moquette construit donc un espace où le « vivre ensemble » est possible, hors des échanges marchands ou des demandes de prestations.

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75005 PARIS, N°99 ; 2020

APICED : émancipation individuelle et collective des populations précarisées d’Ile de France

De multiples actions  reposent  sur un réseau de bénévoles (militants associatifs et syndicaux, avocats, juristes, professionnels du travail social, de la santé, de l’éducation, universitaires, journalistes et documentaristes.

Ce réseau est animé par trois permanents : deux juristes et directrice.

Il faut souligner  la portée du travail de conscientisation  des personnes  en situation de précarité,  à travers de multiples soirées d’information et de formation auquel participent des auteurs ou des universitaires. Les actions menées s’articulent autour de 4 axes :

  • la défense des droits des migrant-e-s francilien-ne-s et leur accès au droit du travail, protection sociale, logement (SOS taudis ).
  • l’accès aux savoirs par des actions collectives d’information-débat thématiques
  • l’accès aux droits des habitant-e-s du quartier Grand Belleville, Paris 11ème (permanences juridiques),
  • l’accompagnement de projets de développement des associations de migrants dans leur pays d’origine.

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75011 – N°12 – 2020

Terre d’errance, une solidarité active avec les migrants en zone rurale

Norrent-Fontès est une petite commune traversée par l’autoroute qui mène à Calais, à 60km.  Terre d’Errance, est une petite association de « chtis » née spontanément au vu de la détresse de celles et ceux qu’on appelle « les migrants », ces personnes exilées en transit qui traversent la France à la recherche d’un endroit où trouver refuge. L’association intervient plus particulièrement dans les campements de Norrent-Fontes et de Chocques, deux villages situés le long de l’A26, entre Béthune et Saint-Omer, dans les Hauts de France. Depuis la fin des années 90, des exilés sans refuge survivent dans les villages proches de l’aire de services de Saint-Hilaire-Cottes sur l’A26, pour tenter d’entrer dans les camions en partance de Calais, vers la Grande-Bretagne. En février 2007, un collectif d’aide est créé, qui s’organise pour apporter de l’eau, des vêtements et de la nourriture, amener des tentes. Terre d’Errance a trois objectifs : défendre les droits des personnes migrantes et de celles qui les soutiennent, informer et sensibiliser l’opinion publique sur le sujet des migrations internationales, venir en aide aux exilé.e.s en transit, sur le plan humanitaire et social. Étant données les carences des autorités en la matière, c’est cet objectif qui prend le plus de temps. Les quatre activités principales d’urgence humanitaires sont la récupération de dons, le tri, la distribution, le ramassage et la lessive de vêtements, la récupération de nourriture et la distribution au camp, les soins, dispensés quasi quotidiennement par un médecins et trois infirmièr.e.s bénévoles, les douches hebdomadaires à Lillers et à Isbergues, la cons duite des exilé.e.s du camp à la gare (7km), au supermarché (6km), à la laverie (6km) ou à l’hôpital (25km).

Voir ici la présentation

62120 Norrent-Fontes ; 2017

Comment le réseau La Cloche rend les personnes en situation d’exclusion actrices de la solidarité

Le réseau La Cloche organise le passage à l’action des personnes en situation d’exclusion afin de leur permettre d’être actrices de la solidarité, retrouver confiance en elles et dignité, exprimer leurs opinions, accéder à la culture, se sentir utile et renouer des liens avec la société. Ces actions sont menées main dans la main avec des citoyens engagés dans la lutte contre la grande exclusion, à travers le changement de regard et la création de lien social, en complément des pouvoirs publics et des professionnels de terrain et avec un travail d’information et de formation des citoyens bénévoles.

La Cloche a aujourd’hui ce sont 8 antennes locales : Paris, Lille , Strasbourg, Nantes, Lyon, Bordeaux , Toulouse, Marseille ; 8 lieux d’accueil et d’action fixes et réguliers.

Quelques exemples :

En 2008, à Nantes, Serge dit Le Gaulois, SDF depuis 10 ans, et Yannick, son ami, créent la première « chorale Au Clair de la Rue » afin d’accompagner les morts de la rue lors de leurs funérailles. A Paris, depuis  2017, les choristes avec et sans domicile se retrouvent une fois par semaine pour répéter, aux côtés d’une cheffe de chœur et d’une pianiste et se représentent en public plusieurs fois par mois.

A Lille: depuis 2016 la Soupe Impopulaire, préparée par des personnes avec et sans domicile à base d’invendus du quartier, permet aux personnes sans domicile d’être actives et actrices de leur quartier.

 

Des services numériques sont proposés gratuitement aux SDF et publics précaires : se connecter au wifi, scanner des documents, recharger son smartphone, utiliser un ordinateur… avec un appui pour l’utilisation de ces services.

Voir le site pour en savoir plus rencontrer nos équipes, vous informer sur le réseau, obtenir des listes des commerçants solidaires, mais aussi pour discuter et échanger

Réussir l’insertion à Bron

Cette régie de quartier a pour orientation « d’écouter pour agir, réagir toujours plus justement ». Elle a comme  activités :

  •  Accompagnement à l’emploi, de formation, de conseil , de suivi des contrats précaires. En particulier elle a mis en place , un réseau de  médiateurs afin d’assurer un relais entre les administrations, les institutions et les habitants, notamment pour les chômeurs qui ne peuvent plus s’inscrire depuis que Pôle emploi n’ utilise que  Internet. Une médiatrice de la Régie traduit le langage administratif à ceux qui ne savent pas écrire ou écrivent dans d’autres langues. 
  • Services aux personnes âgées , notamment aide aux déplacements ou débarras d’objets encombrants.
  • Aide à l’accès aux droits : La médiatrice n’a pas la capacité à débloquer les droits, comme pourrait le faire une assistante sociale, mais elle lit et rédige les courriers, téléphone ou prend des rendez-vous avec les différents services. Elle  conseille,  accompagne, sans se substituer aux agents administratifs. 
  • Renforcement du lien social  avec les ateliers Répar’à Bron en partenariat avec notamment le centre social et le jardins partagé de la résidence Les sapins.    

 Voir le site

69500 –  Bron – n°224 – 2020