Solidarité avec les plus démunis

APICED : émancipation individuelle et collective des populations précarisées d’Ile de France

De multiples actions  reposent  sur un réseau de bénévoles (militants associatifs et syndicaux, avocats, juristes, professionnels du travail social, de la santé, de l’éducation, universitaires, journalistes et documentaristes.

Ce réseau est animé par trois permanents : deux juristes et directrice.

Il faut souligner  la portée du travail de conscientisation  des personnes  en situation de précarité,  à travers de multiples soirées d’information et de formation auquel participent des auteurs ou des universitaires. Les actions menées s’articulent autour de 4 axes :

  • la défense des droits des migrant-e-s francilien-ne-s et leur accès au droit du travail, protection sociale, logement (SOS taudis ).
  • l’accès aux savoirs par des actions collectives d’information-débat thématiques
  • l’accès aux droits des habitant-e-s du quartier Grand Belleville, Paris 11ème (permanences juridiques),
  • l’accompagnement de projets de développement des associations de migrants dans leur pays d’origine.

Voir le site

75011 – Paris – N°12 – 2020

Une solidarité active avec les migrants en zone rurale

Norrent-Fontès est une petite commune traversée par l’autoroute qui mène à Calais, à 60km.  Terre d’Errance, est une petite association de « chtis » née spontanément au vu de la détresse de celles et ceux qu’on appelle « les migrants », ces personnes exilées en transit qui traversent la France à la recherche d’un endroit où trouver refuge. L’association intervient plus particulièrement dans les campements de Norrent-Fontes et de Chocques, deux villages situés le long de l’A26, entre Béthune et Saint-Omer, dans les Hauts de France. Depuis la fin des années 90, des exilés sans refuge survivent dans les villages proches de l’aire de services de Saint-Hilaire-Cottes sur l’A26, pour tenter d’entrer dans les camions en partance de Calais, vers la Grande-Bretagne. En février 2007, un collectif d’aide est créé, qui s’organise pour apporter de l’eau, des vêtements et de la nourriture, amener des tentes. Terre d’Errance a trois objectifs : défendre les droits des personnes migrantes et de celles qui les soutiennent, informer et sensibiliser l’opinion publique sur le sujet des migrations internationales, venir en aide aux exilé.e.s en transit, sur le plan humanitaire et social. Étant données les carences des autorités en la matière, c’est cet objectif qui prend le plus de temps. Les quatre activités principales d’urgence humanitaires sont la récupération de dons, le tri, la distribution, le ramassage et la lessive de vêtements, la récupération de nourriture et la distribution au camp, les soins, dispensés quasi quotidiennement par un médecins et trois infirmièr.e.s bénévoles, les douches hebdomadaires à Lillers et à Isbergues, la cons duite des exilé.e.s du camp à la gare (7km), au supermarché (6km), à la laverie (6km) ou à l’hôpital (25km).

Voir ici la présentation

62120 Norrent-Fontes ; 2017

Comment le réseau La Cloche rend les personnes en situation d’exclusion actrices de la solidarité

Le réseau La Cloche organise le passage à l’action des personnes en situation d’exclusion afin de leur permettre d’être actrices de la solidarité, retrouver confiance en elles et dignité, exprimer leurs opinions, accéder à la culture, se sentir utile et renouer des liens avec la société. Ces actions sont menées main dans la main avec des citoyens engagés dans la lutte contre la grande exclusion, à travers le changement de regard et la création de lien social, en complément des pouvoirs publics et des professionnels de terrain et avec un travail d’information et de formation des citoyens bénévoles.

La Cloche a aujourd’hui ce sont 8 antennes locales : Paris, Lille , Strasbourg, Nantes, Lyon, Bordeaux , Toulouse, Marseille ; 8 lieux d’accueil et d’action fixes et réguliers.

Quelques exemples :

En 2008, à Nantes, Serge dit Le Gaulois, SDF depuis 10 ans, et Yannick, son ami, créent la première « chorale Au Clair de la Rue » afin d’accompagner les morts de la rue lors de leurs funérailles. A Paris, depuis  2017, les choristes avec et sans domicile se retrouvent une fois par semaine pour répéter, aux côtés d’une cheffe de chœur et d’une pianiste et se représentent en public plusieurs fois par mois.

A Lille: depuis 2016 la Soupe Impopulaire, préparée par des personnes avec et sans domicile à base d’invendus du quartier, permet aux personnes sans domicile d’être actives et actrices de leur quartier.

Des services numériques sont proposés gratuitement aux SDF et publics précaires : se connecter au wifi, scanner des documents, recharger son smartphone, utiliser un ordinateur… avec un appui pour l’utilisation de ces services.

Voir le site pour en savoir plus rencontrer nos équipes, vous informer sur le réseau, obtenir des listes des commerçants solidaires, mais aussi pour discuter et échanger

Réussir l’insertion à Bron

cette régie de quartier a pour vocation « d’écouter pour agir, réagir toujours plus justement ». Elle a comme  activités :

  •  Accompagnement à l’emploi, de formation, de conseil , de suivi des contrats précaires. En particulier elle a mis en place , un réseau de  médiateurs afin d’assurer un relais entre les administrations, les institutions et les habitants, notamment pour les chômeurs qui ne peuvent plus s’inscrire depuis que Pôle emploi n’ utilise que  Internet. Une médiatrice de la Régie traduit le langage administratif à ceux qui ne savent pas écrire ou écrivent dans d’autres langues. 
  • Services aux personnes âgées , notamment aide aux déplacements ou débarras d’objets encombrants.
  • Aide à l’accès aux droits : La médiatrice n’a pas la capacité à débloquer les droits, comme pourrait le faire une assistante sociale, mais elle lit et rédige les courriers, téléphone ou prend des rendez-vous avec les différents services. Elle  conseille,  accompagne, sans se substituer aux agents administratifs. 
  • Renforcement du lien social  avec les ateliers Répar’à Bron en partenariat avec notamment le centre social et le jardins partagé de la résidence Les sapins.    

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69500 –  Bron – n°224 – 2020

Médiation, accompagnement des immigrés retraités seuls

De nombreux migrants, principalement des hommes algériens, restent en France lorsqu’ils arrivent à la retraite. Souvent isolés, ignorant leurs droits, ils vivent difficilement dans des foyers de travailleurs.

En 2008, l’association « Médiation, Accompagnement des VIeux immigrés Seuls » (MAVIS), créée en 2006 mais disparue après quelques années ) , leur offre une grande bouffée d’air à travers diverses activités : sorties au cinéma, promenades, cours de remise à niveau en arabe et en français, jardinage…  Le Conseil Général de Meurthe et Moselle  à apporté à l’association un soutien qui a permis un voyageuse 13 retraités en Algérie.

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54000  NANCY, 2009