Accès à des services solidaires 

Le Magasin pour rien à Mulhouse

Il fut lancé par la Maison de la Citoyenneté Mondiale de Mulhouse est un espace de solidarité et de partage ouvert à tous et à toutes. Il a fêté au début  2020 son 10e anniversaire. Il accueille à la fois des personnes qui viennent donner des objets en bon état dont elles n’ont plus usage (vêtements, vaisselle, jeux, etc.) et des personnes qui viennent y faire leurs emplettes sans débourser un centime : ici, chacun est libre de prendre gratuitement cinq objets, 15 vêtements adultes, 10 vêtements enfants, un sac à main, des bijoux, trois CD ou encore une paire de chaussures.

Inspiré d’une expérience découverte à Fribourg, en Allemagne, le magasin pour rien de Mulhouse a été le premier à voir le jour en France, où il a fait des émules depuis. Le lieu, qui est dans le giron de la Maison de la citoyenneté mondiale de Mulhouse, fonctionne avec des bénévoles, réunis autour de Mireille Gigante, la chef de projet. Il est provisoirement fermé et devrait ré ouvrir en novembre  2020.

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N°257 – 68100 – 2020

un Bricobus pour l’auto-réhabilitation de l’habitat (07)

Le Bricobus est une camionnette conduite par un technicien du bâtiment de l’association des Compagnons bâtisseurs de Rhône-Alpes, qui circule en Ardèche pour accompagner des petits chantiers de rénovation chez les particuliers  à faibles revenus. Ceux-ci proposent avec les villes de la communauté de communes du bassin d’Aubenas de prendre directement contact par téléphone avec l’accompagnateur technique, qui est aussi le chauffeur du Bricobus, choisi pour son ouverture sociale et sa technicité. Celui-ci organise les pré-visites et programme l’intervention, le plus souvent quinze jours après.

En général, il s’agit de prêts de matériel ou de travaux d’appoint, projets d’amélioration de logement, même un peu longs, qui ne nécessitent pas l’intervention de professionnels spécialisés. Ce service contribue à rendre possible une amélioration du cadre de vie des ménages modestes, à des coûts compatibles avec leurs possibilités. Cette relation constitue également un travail d’éducation populaire tout en renforçant l’autonomie des personnes.

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07200 – 2020

 

Un Garage solidaire pour permettre à chacun de réparer sa voiture

Un garage solidaire,  constitué le plus souvent sous forme associative, offre la possibilité d’effectuer soi-même les réparations de son véhicule mais aussi de faire réparer sa voiture à bas coût. Les adhérents de ces garages solidaires sont assez souvent des personnes ayant de faibles revenus, en situation précaire ou en difficulté. Sa création d’un garage solidaire est parfois financée en partie sur des aides publiques, fondation, du mécénat… Le garage solidaire n’a pas vocation de concurrencer les garages traditionnels ou concessionnaires, bien au contraire souvent une entente solidaire se créée entre professionnel du secteur automobile. Depuis l’apparition des garages solidaires, la mécanique de « rue » est en forte baisse, Le recyclage permet aussi de réduire le gaspillage, les déchets et les encombrants.

Une étude sur les garages solidaires, réalisée par la fondation PSA Peugeot,, permet d’avoir quelques repères (voir ici)

 

Les mécanos du cœur, un garage solidaire dans la métropole marseillaise

Les mécanos du cœur se sont structurés en association 1901 il y a 18 ans pour permettre à des personnes en difficulté d’entretenir leur voiture. Si Elle rassemble à Marseille prés de 250 adhérents à jour de leur adhésion. La cotisation est de 5 €. Il faut être adhérent pour bénéficier des divers services du garage. L’association emploie une mécanicienne en contrat de droit commun qui travaille 39 heures par semaine. 

Une semaine, tous les deux mois et demi environ, le garage est ouvert aux adhérents qui désirent auto réparer leur voiture. Il est demandé à tous les adhérents de participer activement à la gestion et à l’animation du garage et des actions collectives (repas, fêtes, cours de mécanique…). 

Ainsi, les locaux ont été repeints par un adhérent peintre de métier, les lavabos ont été mis en place par une plombière, etc Les Mécanos du cœur fonctionnent avec très peu de subventions. Les difficultés viennent essentiellement de l’aggravation de la situation personnelle des membres de l’association, qui ne s’en sortent plus, et qui se désespèrent. Voir ici le site des Mécanos du coeur

13006 – Marseille – n°132 – 2020

 

Rodez : Progress : un garage solidaire 

La Régie de Territoire Progress à Rodez, dans l’Aveyron, a créé en 2016 le premier garage solidaire en Aveyron, à Onet le Château pour 3 raisons. Dans ce secteur très rural, les transports en commun ne permettent pas de se rendre au travail, notamment en horaires décalés, ce qui suppose d’assumer un budget véhicule. La mécanique auto et agricole est une activité importante. Enfin il est nécessaire de lutter contre les réparations et vidanges sauvages dans la campagne.

C’est à la fois un chantier d’insertion mécanique automobile, avec quatre postes en CDDI pour des personnes bénéficiaires de minimas sociaux, et un lieu où tout le monde peut faire entretenir et réparer sa voiture, même s’il a peu de moyens. Les tarifs sont discutés selon la situation de chacun. Voir l’article

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12000 – 2020

Une épicerie de proximité en SCIC

A A Savennières, près d’Angers, le conseil municipal décide en 1998 d’investir dans la construction d’un magasin-épicerie au centre du village (budget : 412.000 euros financé par 65% de subventions, 20% d’emprunt et 15% d’autofinancement communal). Deux commerçants l’exploitent mais il est mis en liquidation judiciaire en juillet 2007. Des habitants décident alors de relancer l’activité sous la forme d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) en pariant sur la motivation des futurs clients. Les sociétaires sont répartis en quatre collèges : les clients (161 familles), les 2 salariés, les mécènes (50 personnes hors commune) et les collectivités locales. 

A voir sur  le site  Petit futé

 n°42 ; 49170 SAVENNIERES ; 2020

Saint Etienne : la Fourmilière, supermarché coopératif et solidaire

À La Fourmilière, les fourmis font bien des provisions mais en plus, elles sont solidaires. Le principe est simple : tout client du magasin possède des parts sociales et s’engage à donner chaque mois trois heures de son temps. En échange, il peut y faire ses courses, participer aux processus d’achats et bénéficier d’un panier moyen « de 12 à 40 % moins cher que chez la concurrence ».. « Nous privilégions les produits bio et locaux mais aussi l’inclusivité, explique Pierre-Édouard Garbe, l’un des coordinateurs du projet stéphanois. Quelques denrées sont trop chères pour certaines bourses. Nous proposons donc aussi des produits accessibles. » Ouvert depuis le printemps 2019, le supermarché coopératif ne désemplit pas. Voir ici l’article

42 000 Saint-Etienne, n°255 ; 2019

Une forte demande de paysans-boulangers  

« A pourvoir : emploi nécessitant de nombreuses compétences théoriques et pratiques, mais pas en informatique. Goût pour les travaux agricoles, le feu de bois et la relation commerciale. Sens de l’organisation et master en débrouillardise vivement recommandés. Débouchés garantis. Revenus suffisants pour vivre. Liberté assurée. » 

Cette annonce alléchante a déjà séduit des centaines de jeunes et de moins jeunes, en quête d’un travail à la fois manuel et intellectuel, basé sur la maîtrise de A à Z de la fabrication d’un produit à haute valeur symbolique ajoutée. Sur les marchés, le pain prend désormais ses aises aux côtés des autres produits transformés par les confrères : jus de fruit, fromages, bières, volailles, etc.

D’après Antoine Deransart, ce n’est que le début : « Je n’ai encore jamais vu l’un d’entre eux, une fois installé, ne pas arriver à vendre le pain qu’il produisait. Il y a toujours une forte demande dans la plupart des régions. On peut facilement imaginer un paysan boulanger dans chaque canton. Faites le calcul : le potentiel d’emplois est considérable » 

Voir sur Bastamag : rencontres avec ces paysans qui privilégient l’autonomie, et dont le développement fait grincer les dents des lobbies agro-industriels. (Cet article est tiré du numéro de septembre 2019 du magazine L’âge de faire, partenaire de Basta !. Son dossier est consacré à la boulangerie.)

Parendom, garde à domicile pour horaires de nuit

Pour des parents confrontés à des horaires atypiques (dont les familles monoparentales), commençant à 5 h du matin, ou  finissant tard le soir, la garde à domicile  est un « luxe », inabordable pour des familles à faible revenus. L’association Parendom s’est créée suite à la mobilisation des habitants du quartier de Villejean, Elle cherche à la fois à répondre aux besoins de garde non satisfaits des parents, renforcer le lien social dans les quartiers, l’égalité homme – femme, la parentalité et la citoyenneté. Elle est partie prenante de Parenbouge.

Des professionnels de la petite enfance se rendent à domicile pour garder les enfants pendant que le ou les parents sont au travail. Les interventions se font à toute heure, avant ou après l’école, en journée ou même la nuit. L’accès au service est ouvert en priorité aux familles les plus précaires (en termes d’organisation ou de revenus) ; l’essentiel du coût est supporté par des subventions : le fond social européen (FSE), la CAF et de la Ville de Rennes. Le prix à payer par les parents est évalué selon les revenus des familles et le nombre d’enfants à charge. Un véritable service public citoyens qui répond aux ravages de la flexibilité.

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35000 – Rennes – n°192 – 2020

NB. 

La mini-crèche Les castors à Rézé accueille et accompagne les enfants des familles monoparentales

C’est un espace d’accueil à la fois pour les enfants et les parents, qui s’adresse notamment aux familles monoparentales.

Elle propose des gardes d’enfants avec des horaires atypiques et un accompagnement des parents dans la mobilisation de leurs capacités éducatives et relationnelles. Elle est gérée par l’antenne nantaise de l’ANAF.

Voir ici le site

44320 – Saint Père en Retz – 2020