Urbanisme et transports

 

Ces  expériences montrent qu’il est possible de développer une culture de la gratuité, porteuse d’émancipation sociale et de don, qui se situe à l’opposé de la fausse gratuité des journaux « gratuits » et qui rejoignent les grandes gratuités sociales que sont l’école publique et l’assurance-maladie.

Pour en savoir plus « De la gratuité » un livre gratuit en ligne de Jean-Louis Sagot-Duvauroux.

Rennes, un exemple d’urbanisme maitrisé dans la continuité (sur 50 ans)

L’agglomération de Rennes a su mettre en place depuis plusieurs décennies un développement en archipel maîtrisé, qui prend sa source dans la reconstruction de la ville après la 2e guerre mondiale, et la volonté de développer plutôt des noyaux urbains périphériques qu’une extension indéfinie de la ville centre, en tenant compte des particularités sociologiques et culturelles de la Bretagne : importance de la maison individuelle et du rapport à la nature.

Le règlement d’urbanisme impose le maintien d’une ceinture verte entre la ville centre et les communes périphériques, conçues comme des « villettes  avec un certain nombre de fonctions urbaines », tout en y diversifiant la végétation, et en maintenant des liens symboliques avec le monde rural.

Il subsiste du bocage et des vaches sur la commune de Rennes. L’accès aux fonctions de la ville centre est facilité par des transports urbains cadencés jusque tard le soir (on peut aller au cinéma arènes en habitant le Rheu). L’intégration fiscale permet une péréquation des ressources.

http://www.placepublique-rennes.com/article/Comment-la-ville-sest-imposee-a-la-peripherie-Lhistoire-dun-projet-urbain-1

35000 RENNES ; N° 259 ; 2019

La politique de l’habitat de Plaine Commune : droit à l’habitat pour tous !

Elle a pour objectif d’assurer le droit au logement pour tous et de répondre aux besoins des habitants et salariés du territoire, dans leur diversité et en fonction de leurs revenus. Depuis le 1er janvier 2019, les propriétaires de secteurs ciblés du territoire de Plaine Commune doivent demander un « permis de louer ». Selon le secteur, il s’agit soit d’une demande d’autorisation préalable de mise en location (APML), soit d’une déclaration de mise en location (DML). A ce jour, cinq villes sont concernées : Aubervilliers, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis et Stains.

Les agents de la direction de l’Habitat de Plaine Commune assurent différentes missions Tout au long de l’année. Ils sont répartis au siège et dans les différentes Unités territoriales implantées dans les villes, :

  • Instruction des demandes des bailleurs sociaux et privés
  • Accompagnement des projets de construction de logements neufs aux côtés des aménageurs (étude, programmation, consultation, permis de construire…).
  • Dialogue avec les opérateurs de l’immobilier et les acteurs institutionnels (État, région, département…), les acteurs du secteur (promoteurs, bailleurs sociaux ou privés)
  • Pilotage des dispositifs de requalification du parc privé dégradé via des opérations programmées d’amélioration de l’habitat, des plans de sauvegarde, des opérations de résorption de l’habitat insalubre et des opérations de restauration immobilière.
  • Mise en œuvre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) et des programmes de renouvellement urbain (PRU)
  • Animer le protocole de lutte contre l’habitat indigne en lien avec l’État et les villes du territoire

Voir le site

93200 St Denis ; N°319 ; 2020

COLLECTIF D’HABITANTS CONTRE L’HABITAT DÉLABRÉ C.H.O.3. 

Un syndicat d’habitants dans le 3e arrondissement de Marseille

Le Collectif d’habitants organisés du 3e earrondissement de Marseille st un syndicat tous terrains On y  développe la solidarité entre les habitants, notamment par le système de « compagnonnage » : un habitant en aide un autre logeant à proximité : Cet aidant informe sur les droits, et transmet les demandes aux institutions. Souvent l’aidé devient ensuite un aidant.

En 2020, le C.H.O.3 a  plus de 350 adhérents et 210 sympathisants. La majorité des membres n’a aucune expérience militante ; Certains problèmes sont débattus lors de réunions, auxquelles sont parfois invités des élus ou fonctionnaires pour que les institutions se mobilisent.  Ainsi l’exigence d’un point alimentaire dans le quartier :  les membres ont identifié les manquements des institutions et ont élaboré des revendications et des actions afin que les pouvoirs publics répondent durablement à l’urgence sociale.

Ainsi, divers événements (expositions, fêtes, marchés,…) sont organisés en partenariat avec les autres associations du quartier. 

 Ainsi, en matière d’urbanisme, la trouée d’une voie de circulation dans le quartier, qui perturberait sensiblement la convivialité, est contestée par les habitants. Ils  insistent sur  » la maîtrise d’usage », l’art pour les habitants d’exprimer les relations multiples qu’ils vivent , ce qui renvoie à la notion d’« espace vécu » dans un cadre qui respecte à la fois  les hommes et leur environnement. Dans le même esprit, les logements délabrés sont signalés et les demandes de rénovation suivies de près, avec quelques succès.

L’année 2021 permettra au collectif de structurer son fonctionnement avec la construction de groupe thématiques autogérés et autonomes animés par des membres référents formés à l’animation de dynamiques collectives. Au sein de chaque groupe thématique (habitat indigne, Accès aux droits, etc.) seront menés des campagnes collectives sur les thèmes choisis par les membres.

Voir le site    

Voir le film Péril sur la ville :  ARTE – YouTube de Philippe Pujol                              

Voir une nouvelle pratique de l’urbanisme | Revue du Mauss permanente 

N°368 – 13003 – Marseille

Habitants du quartier Fontbarlettes (Valence )

L’organisation en collectif a commencé par la rénovation d’une cour et l’installation d’un atelier de tricotage, puis en cultivant des jardins au pied des immeubles. L’origine de cette activité est liée à un à une initiative d’Ardelaine, cette SCOP qui a relancé la filière laine dans la montagne ardéchoise, dans une démarche d’économie solidaire et de démocratie. Ardelaine a pris l’initiative de créer un atelier de tricotage dans ce quartier populaire de Valence, en organisant les habitantes. Aujourd’hui, des habitants de ce  quartier classé Zone urbaine sensible favorisent la participation de leurs voisins à l’amélioration de leur cadre de vie en les encourageant à agir ensemble, en faisant entendre leur parole, en relayant leurs besoins et leur souhaits auprès des institutions, sans jamais se substituer à eux .

Maison des solidarités Nelson Mandela

Les valeurs mises en pratique : Pour que chacun soit acteur de sa vie de femme, d’homme, de citoyen, de parent.​

Pour bâtir une solidarité entre habitants d’un immeuble, d’un quartier, entre apprenants de tous horizons, entre générations.

​Pour se respecter les uns les autres en connaissant ses droits et ses devoirs.​

Pour partager des savoirs, avoir une langue commune, avoir accès à la culture, devenir autonome.

​Pour (re)donner à chacun confiance en ses capacités de construire sa propre vie.

N° 387 ; 26000- Valence – 2020

Covoiturage Mobicoop, coopératif  et gratuit 

Mobicoop organise et promeut toute forme de mobilité partagée, écologique et solidaire. Grâce à l’engagement de nos sociétaires et contributeur·rice·s, c’est un service sans commission. « On ne peut pas créer une vraie alternative au modèle dominant en nous reposant sur des dons, des bénévoles et des subventions, assure Matthieu Jacquot ; les gens l’ont compris. Depuis qu’on est passé du modèle associatif à la coopérative, il y a une réelle dynamique : on revient aux valeurs sociales et écologiques du covoiturage. »

La coopérative est une coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Toute personne peut en devenir membre en souscrivant à une part sociale.  Tout membre peut participer aux Assemblées générales. Les catégories de membres (associés – bénéficiaires, bénévoles, salarié·e·s, autres personnes  contributrices ) y ont le même pouvoir. Le principe fondamental est : une personne = une voix. Un Cercle Communauté (comprenant tout membre sociétaire souhaitant y être)  fait le lien avec la communauté d’utilisateurs et d’utilisatrices de la plateforme de mobilité.  Il nomme en son sein un des membres du Conseil d’administration et un autre membre du Conseil d’administration participe de droit au Conseil de communauté (double lien entre les deux instances). 

L’association Covoiturage-libre.fr est née en 2011 au moment où Blablacar a imposé une commission sur tous les trajets. En 2017, l’association Covoiturage-libre décide de se transformer en coopérative Mobicoop. Les bénévoles intéressé·e·s par la démarche sont les bienvenu·e·s. Chacun peut trouver sa place au sein de la coopérative. Aucune plus-value sur les actions, au moins 57,5 % des résultats obligatoirement réinvestis dans la coopérative, un sociétariat composé aussi bien de salariés que d’utilisateurs…. La forme juridique employée par Mobicoop – la société coopérative d’intérêt collectif – repose sur ses coopérateurs

La mise en relation est effectuée gratuitement, le site ne prélève aucune commission sur le covoiturage. Tout repose sur le bénévolat et les dons des utilisateurs. En 2020, Mobicoop rassemble 420 000 utilisateurs effectuant plus de 800 000 covoiturages par an. Les prix sont fixés par les conducteurs.

Voir le site

54000 NANCY ; N° 322 ; 2020

RAILCOOP  Première coopérative ferroviaire de France

Un nouvel acteur bouscule le petit monde ferroviaire : Railcoop a choisi une gouvernance coopérative pour relancer des lignes abandonnées par la SNCF, plutôt que de se tourner vers celles considérées comme rentables. Une initiative permise par l’ouverture à la concurrence du ferroviaire prévue pour 2021.  L’idée a germé début 2019 et un conseil d’administration a été constitué avec des personnes militantes de l’économie sociale et solidaire, du monde associatif, un ancien cheminot et des experts des questions de climat et de mobilité. Les compétences se sont associées, pour aboutir à la création d’une Scic (société coopérative d’intérêt collectif). Dans cette coopérative, une personne égale une voix, quel que soit le nombre de parts de la société qu’elle possède. 

voir l’article de Reporterre (2020) 

L’ambition de Railcoop est de redonner du sens à la mobilité ferroviaire en impliquant citoyens, cheminots, entreprises et collectivités autour d’une même mission : développer une offre de transport ferroviaire innovante et adaptée aux besoins de tous les territoires. Railcoop fera rouler des trains de passagers et de marchandises sans subvention publique. Elle assurera des services grandes lignes nationales et internationales, de jour comme de nuit ainsi que des dessertes locales.  Le démarrage est prévu dès 2022.

 

 Première coopérative ferroviaire en France, Railcoop participe à l’émergence de nouveaux modèles économiques et de nouvelles solutions technologiques. Dans un contexte de réchauffement climatique, le train est un maillon essentiel de la transition écologique en cours en plus d’être un des moyens de transport les plus sûrs. Plutôt que de créer de nouvelles infrastructures, pourquoi ne pas tirer parti du réseau ferroviaire existant ?

Lors de sa création,  Railcoop comptait 32 sociétaires. Un an plus tard, plus de 2000 sociétaires se sont engagés dans cette aventure.  Personnes physiques, entreprises, associations, collectivités : les sociétaires représentent l’ensemble des parties prenantes de cette entreprise ferroviaire citoyenne. Les sociétaires sont la force et le moteur de l’intelligence collective de Railcoop  : du soutien financier par la prise de parts sociales à l’implication au sein de cercles de réflexion entre sociétaires. Pour  celles  et ceux qui souhaitent s’engager plus dans l’aventure Railcoop RAILCOOP organise des week-ends des « Ambassadeurs » : le 1er s’est tenu en sept. 2020.

voir  la page Facebook

VOIR LE  SITE RAILCOOP

N°386 ; 46100 ; Cambes