Urbanisme et transports

 

Rennes, un exemple d’urbanisme maitrisé dans la continuité (sur 50 ans)

L’agglomération de Rennes a su mettre en place depuis plusieurs décennies un développement en archipel maîtrisé, qui prend sa source dans la reconstruction de la ville après la 2e guerre mondiale, et la volonté de développer plutôt des noyaux urbains périphériques qu’une extension indéfinie de la ville centre, en tenant compte des particularités sociologiques et culturelles de la Bretagne : importance de la maison individuelle et du rapport à la nature. C’est ainsi que le règlement d’urbanisme impose le maintien d’une ceinture verte entre la ville centre et les communes périphériques, conçues comme des « villettes  avec un certain nombre de fonctions urbaines », tout en y diversifiant la végétation, et en maintenant des liens symboliques avec le monde rural. Il subsiste du bocage et des vaches sur la commune de Rennes. L’accès aux fonctions de la ville centre est facilité par des transports urbains cadencés jusque tard le soir (on peut aller au cinéma arènes en habitant le Rheu). L’intégration fiscale permet une péréquation des ressources.

http://www.placepublique-rennes.com/article/Comment-la-ville-sest-imposee-a-la-peripherie-Lhistoire-dun-projet-urbain-1

L’invention de l’écologie urbaine à Metz

(à rédiger)

 

 

Priorité au transport ferroviaire

Alors que la SNCF s’éloigne toujours plus d’un service public et que les sociétés d’autoroutes constituent un scandale permanent de bénéfices illégitimes, l’amélioration (coût, desserte) des transports publics, leur accessibilité et leur transformation sont des enjeux majeurs  pour la mise en place d’une société solidaire. Il s’agit à la fois de sortir  progressivement d’une civilisation de la voiture , de réorienter l’urbanisme  par une autre politique des transports et de  permettre à chacun  de se déplacer de façon égalitaire, en considérant les transports comme un Commun. De nombreuses expériences locales préfigurent ces orientations

(à compléter)

Les transports publics gratuits plébiscités à Dunkerque et dans 53 villes

Ecologique et sociale, la gratuité des transports publics est effective dans 53 villes et agglomérations françaises. Voir ici la carte et le site transports gratuits

A Dunkerque, le transport en bus est gratuit depuis septembre 2018 dans toute la communauté d’agglomération (200 000 habitants). Les conséquences sont spectaculaires. La fréquentation explose, le pouvoir d’achat des revenus modestes et en hausse, la mobilité a augmenté d’un tiers. « 

En termes de lien social, de lutte contre l’exclusion et contre l’isolement des personnes âgées, la mesure a été très forte » souligne le maire de Dunkerque.

En un an, la fréquentation a bondi de 65 % en semaine et 125 % le week-end. La moitié des usagers ont abandonné la voiture, notamment des retraités ou des cadres. La pollution de  l’air a fortement diminué. La surface dédiée aux voitures peut être réduite. Il n’y a plus de suspicion de fraude, les gens se disent plus volontiers bonjour. Voir ici l’article du Parisien

Ces multiples expériences montrent qu’il est possible de développer une culture de la gratuité, porteuses d’émancipation sociale et de dons, qui se situe à l’opposé de la fausse gratuité des journaux « gratuits » et qui rejoignent l’grande gratuité sociale que sont l’école publique et l’assurance-maladie. Pour en savoir plus « De la gratuité » un livre gratuit en ligne de Jean-Louis Sagot-Duvauroux.

(A compléter avec l’invention de l’écologie urbaine à Metz (expérience historique) et  les initiatives à partir des listes citoyennes)