Urbanisme et transports

 

Rennes, un exemple d’urbanisme maitrisé dans la continuité (sur 50 ans)

L’agglomération de Rennes a su mettre en place depuis plusieurs décennies un développement en archipel maîtrisé, qui prend sa source dans la reconstruction de la ville après la 2e guerre mondiale, et la volonté de développer plutôt des noyaux urbains périphériques qu’une extension indéfinie de la ville centre, en tenant compte des particularités sociologiques et culturelles de la Bretagne : importance de la maison individuelle et du rapport à la nature.

Le règlement d’urbanisme impose le maintien d’une ceinture verte entre la ville centre et les communes périphériques, conçues comme des « villettes  avec un certain nombre de fonctions urbaines », tout en y diversifiant la végétation, et en maintenant des liens symboliques avec le monde rural.

Il subsiste du bocage et des vaches sur la commune de Rennes. L’accès aux fonctions de la ville centre est facilité par des transports urbains cadencés jusque tard le soir (on peut aller au cinéma arènes en habitant le Rheu). L’intégration fiscale permet une péréquation des ressources.

http://www.placepublique-rennes.com/article/Comment-la-ville-sest-imposee-a-la-peripherie-Lhistoire-dun-projet-urbain-1

35000 RENNES ; N° 259 ; 2019

La politique de l’habitat de Plaine Commune : droit à l’habitat pour tous !

Elle a pour objectif d’assurer le droit au logement pour tous et de répondre aux besoins des habitants et salariés du territoire, dans leur diversité et en fonction de leurs revenus. Depuis le 1er janvier 2019, les propriétaires de secteurs ciblés du territoire de Plaine Commune doivent demander un « permis de louer ». Selon le secteur, il s’agit soit d’une demande d’autorisation préalable de mise en location (APML), soit d’une déclaration de mise en location (DML). A ce jour, cinq villes sont concernées : Aubervilliers, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis et Stains.

Les agents de la direction de l’Habitat de Plaine Commune assurent différentes missions Tout au long de l’année. Ils sont répartis au siège et dans les différentes Unités territoriales implantées dans les villes, :

  • Instruction des demandes des bailleurs sociaux et privés
  • Accompagnement des projets de construction de logements neufs aux côtés des aménageurs (étude, programmation, consultation, permis de construire…).
  • Dialogue avec les opérateurs de l’immobilier et les acteurs institutionnels (État, région, département…), les acteurs du secteur (promoteurs, bailleurs sociaux ou privés)
  • Pilotage des dispositifs de requalification du parc privé dégradé via des opérations programmées d’amélioration de l’habitat, des plans de sauvegarde, des opérations de résorption de l’habitat insalubre et des opérations de restauration immobilière.
  • Mise en œuvre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) et des programmes de renouvellement urbain (PRU)
  • Animer le protocole de lutte contre l’habitat indigne en lien avec l’État et les villes du territoire

Voir le site

93200 St Denis ; N°319 ; 2020

L’invention de l’écologie urbaine à Metz

(à rédiger)

 

 

Priorité au transport ferroviaire

Alors que la SNCF s’éloigne toujours plus d’un service public et que les sociétés d’autoroutes constituent un scandale permanent de bénéfices illégitimes, l’amélioration (coût, desserte) des transports publics, leur accessibilité et leur transformation sont des enjeux majeurs  pour la mise en place d’une société solidaire. Il s’agit à la fois de sortir  progressivement d’une civilisation de la voiture , de réorienter l’urbanisme  par une autre politique des transports et de  permettre à chacun  de se déplacer de façon égalitaire, en considérant les transports comme un Commun. De nombreuses expériences locales préfigurent ces orientations

(à compléter)

Les transports publics gratuits plébiscités à Dunkerque et dans 53 villes

Ecologique et sociale, la gratuité des transports publics est effective dans 53 villes et agglomérations françaises. Voir ici la carte et le site transports gratuits

A Dunkerque, le transport en bus est gratuit depuis septembre 2018 dans toute la communauté d’agglomération (200 000 habitants). Les conséquences sont spectaculaires. La fréquentation explose, le pouvoir d’achat des revenus modestes et en hausse, la mobilité a augmenté d’un tiers. « 

En termes de lien social, de lutte contre l’exclusion et contre l’isolement des personnes âgées, la mesure a été très forte » souligne le maire de Dunkerque.

En un an, la fréquentation a bondi de 65 % en semaine et 125 % le week-end. La moitié des usagers ont abandonné la voiture, notamment des retraités ou des cadres. La pollution de  l’air a fortement diminué. La surface dédiée aux voitures peut être réduite. Il n’y a plus de suspicion de fraude, les gens se disent plus volontiers bonjour. Voir ici l’article du Parisien

Ces multiples expériences montrent qu’il est possible de développer une culture de la gratuité, porteuses d’émancipation sociale et de dons, qui se situe à l’opposé de la fausse gratuité des journaux « gratuits » et qui rejoignent les grandes gratuités sociales que sont l’école publique et l’assurance-maladie.

Pour en savoir plus « De la gratuité » un livre gratuit en ligne de Jean-Louis Sagot-Duvauroux.

De Covoiturage-Libre à Mobicoop, le covoiturage comme un bien commun

L’association Covoiturage-libre.fr est née en 2011 au moment où Blablacar a imposé une commission sur tous les trajets. Un certain nombre d’utilisateurs du service ont estimé que cela était contraire aux valeurs fondamentales du covoiturage. Un petit site a été  développé pour proposer des trajets.

En 2017, l’association Covoiturage-libre décide de se transformer en coopérative Mobicoop, au sein de laquelle utilisateurs, salariés, entreprise privée ou organisme public peuvent ces(850 aujourd’hui)

La mise en relation est effectuée gratuitement, le site ne prélève aucune commission sur le covoiturage. Tout repose sur le bénévolat et les dons des utilisateurs. En 2020, Mobicoop rassemble 420 000 utilisateurs effectuant plus de 800 000 covoiturages par an. Les prix sont fixés par les conducteurs.

Pour Mobicoop, le covoiturage est un bien commun, la plateforme doit appartenir à ceux qui s’en servent. Elle explore la possibilité de développer une forme d’économie solidaire en réseaux, alternative au capitalisme de réseau tel que le développe Bla-Bla-Car.

voir le site

Voir aussi Comment penser une alternative au capitalisme de plate-forme en cliquant ici

54000 NANCY ; N° 322 ; 2020