Ecologie au quotidien : que faire concrètement

Agir pour l’écologie au quotidien

Lors de la COP 21, les associations citoyennes ont rassemblé plus de 200 pistes d’actions pour contribuer à la transition écologique, sociale et culturelle montrant qu’il est possible d’agir avec ses propres forces, individuellement ou collectivement. Les pistes d’actions réalisables par les citoyens en comptant sur leurs propres forces, sans avec très peu de moyens publics, ont été inventoriées. Chaque piste d’action a été illustrée par un ou 2 exemples d’actions existantes, et par des indications pratiques pour savoir comment faire et où s’adresser.

Le Collectif « Changer de cap » souhaite actualiser ce répertoire, en l’enrichissant des nouvelles des actions qui sont menées à l’initiative de militants écologistes, de collectivités, de certains groupes de gilets jaunes., etc. Mais ce travail prendra du temps, v

Vous pouvez consulter et  télécharger ici le document existant (98 pages A5)  : L’écologie au quotidien juin 2016

Un certain nombre d’exemplaires de la version papier de ce document sont encore disponibles et peuvent vous être envoyés sur demande. Envoyer un message à contact@changer2cap.com  . Nous vous contacterons

Principales questions abordées

Que faire pour personnellement : manger autrement, réduire notre impact sur l’environnement, résister aux agressions publicitaires, devenir acteur de sa propre santé, se déplacer autrement, produire autrement

Que faire concrètement à plusieurs : gérer et diminuer ses déchets, une consommation responsable et solidaire, habiter autrement, récupérer et recycler, développer le partager les dons, la convivialité et la fête

Participer à la mobilisation et à l’action collective qu’au construire des villes et des territoires soutenables, contribue à la défense des droits, participez mobilisation d’ensemble, solidarité internationale.

 

Gestion écologique de l’espace

La Biovallée, laboratoire écologique

La vallée de la Drôme, territoire rural pauvre, frappé par le chômage, a une une longue tradition de mobilisation et d’auto-organisation face à l’Etat central ; depuis les années 1970, la vallée de la Drôme a attiré de nombreux néoruraux. Le contrat de rivière ( à partir de 1997)  a permis de rendre la Drôme propre et baignable. Le projet Biovallée  a convaincu  la région Rhône-Alpes, puis le département de la Drôme et l’Etat (protocole d’accord Biovallée signé en 2010 ) : une dizaine d’objectifs ambitieux, comme diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 20 %, passer à 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation ; réduire les émissions de gaz à effet de serre par 4 d’ici 2040, parvenir à 50 % d’agriculteurs biologiques, etc.

Voir le site

26400 – Crest – n°231 – 2020

Comment la communauté d’agglomération de Blois rend une zone inondable à la nature

Sur la rive sud de Blois, le lieu-dit de la Bouillie est une zone d’expansion des crues. Or la Bouillie était occupée dans les années 2000 par des maisons, des équipements sportifs dont un vélodrome, quelques entreprises et des gens du voyage. En 2003 la communauté d’agglomération Agglopolys créait une zone d’aménagement différé (ZAD) Au départ, il y avait 143 propriétaires. En 2019, 126 maisons ont été démolies, la station-service le sera avant la fin de l’année. Il reste onze biens à acquérir. La communauté d’agglomération souhaite tout mettre en œuvre pour finaliser cette opération. Lorsque tous les terrains seront nus,  la communauté d’agglomération souhaite y installer du maraîchage et de l’élevage, de quoi nourrir Blois. Certains terrains devront être dépollués.

Voir ici l’article de Territoires Conseils

voir le site régional

  • 41000 – Blois – 2020

 

Ecolonie dans les Vosges

Dans ce centre écologique diversifié , on peut séjourner pour se re-sourcer, partager, échanger, créer et vivre en communion avec la nature.  De nombreuses activités sont proposées dans l’ éco-village: le jardinage, la cuisine, des ateliers créatifs (peinture, mosaïque…), du yoga, des balades, baignades, visite de la chèvrerie, des dégustations…

Et pour dormir, l’embarras du choix: sous tente, en chambre d’hôte ou dans des logements insolites : notre maison en paille, la caravane ou la cabane en bois.

Le centre accueille de nombreux bénévoles de février à décembre ; ils (elles) travaillent 40 heures par semaine échange du vivre et du couvert : certains dans le potager ou dans le jardin aromatique ou à la cuisine ou dans le magasin etc.

Ici l’écologie est un concept qui comprend tous les aspects de la vie.

Ecolonie s’efforce d’être un centre européen où les nationalités peuvent se rencontrer , dialoguer , construire ensemble.

Voir le site

88260 – Hennezel – n°60 ; 2020

Transition énergétique

Des gilets jaunes restaurent un moulin pour en faire une micro centrale hydro-électrique

Lassés de l’absence de réponse à leurs revendications, les gilets jaunes d’Auriol (Bouches du Rhône) ont décidé d’agir par eux-mêmes, sans attendre, tout en continuant d’exiger de nouvelles politiques nationales.

Ils ont suscité la création d’une coopérative, pour réaliser des jardins partagés, mais aussi et surtout pour remettre en état un moulin pour en faire une micro centrale hydro-électrique. Cette démarche commune entre gilets jaunes, écologistes et citoyens est appuyée par Enercoop. L’étude technique est en cours.

Le projet s’appuie sur l’exemple du Moulin Marie-Thérèse de Velaux, dans le pays d’Aix. Avec l’aide de Provence énergie citoyenne, 200 coopérateurs ont collecté 170 000 € de contributions (pour 9000 habitants), pour un coût total de 700 000 €. Le Moulin alimente alimente 150 foyers en énergie verte. La rentabilité est de 4 % par an, après avoir constitué des réserves pour mettre en place d’autres projets. Voir ici l’article

Voir d’autres exemples

13 – Auriol – 2020

La coopérative citoyenne Céléwatt fait de Brengues (46) une commune à énergie positive

Entre causses et vallée, à l’ouest de Figeac, la commune de Brengues (213 habitants) est située dans le parc naturel régional des Causses du Quercy. La commune, vit du tourisme et de l’exportation de moutons, souhaitait œuvrer à son échelle pour la transition énergétique : aujourd’hui elle produit de l’énergie à l’échelle d’une communauté locale. L’idée de créer un petit parc solaire est née en novembre 2015, à l’initiative de cinq habitants de la vallée dont le maire de Brengues, Jean-Luc Vallet. « J’avais repéré, explique-t-il, une friche de 6.000 m2 appartenant à la commune et à proximité immédiate de lignes électriques, donc particulièrement bien placée pour implanter un parc solaire villageois ». Inauguré en juin 2018, le parc solaire citoyen de Brengues, dans la vallée du Célé, couvre l’équivalent de la consommation électrique de 220 personnes, hors chauffage, avec une installation au sol de 250 KWC. Soutenue par le Parc naturel régional des Causses du Quercy, la commune est labellisée Territoire à énergie positive (Tepos). Voir ici l’article de Territoires-Conseils

46320 Brengues, n°256 ; 2019

Créer une coopérative  citoyenne d’énergie

Les coopératives d’énergie citoyennes sont des coopératives agissant dans le secteur de l’énergie, qui organisent une production d’énergie décentralisée, écologique et indépendante des grandes firmes, contrôlées par les citoyens. C’est là une forme de participation citoyenne au niveau communal ou régional. Elles organisent l’installation et l’exploitation d’installation destinées à produire de l’électricité ou de la chaleur à partir d’énergies renouvelables. D’autres projets concernent l’installation de centrales à cogénération (avec mise en place d’un réseau de chaleur), ou la participation citoyenne à des régies municipales d’énergie, ou encore l’achat et l’exploitation de réseaux de gaz ou de courant électrique. 

Voir ici l’article de Wikipedia, qui donne des ex en Allemagne et en Belgique

A Villers-Clairlieu (54) les habitants imposent la rénovation énergétique de 1300 pavillons

Le quartier de Villers-Clairlieu, près de Nancy, est composé de 1330 pavillons identiques, en propriété, construits en 1972-1973, qui se sont révélées de véritables passoires, très énergivores., , des citoyens se sont mobilisés  dans l’association Clairlieu Eco Défi, née en 2010, et ont mis au point par eux-mêmes une méthode de rénovation. La première rénovation d’une maison a demandé 2 ans. Aujourd’hui, le procédé mis au point permet d’isoler une habitation en quatre jours seulement.

Le travail de sensibilisation continue : l’association organise des balades thermographiques pour observer et débattre. Voir ici l’article

LANGOUET en Bretagne, engagée pour le développement durable

Le maire de la commune, Daniel Cueff, a pris en mai 2019 un arrêté interdisant l’utilisation de pesticides près des habitations ou locaux professionnels.«  Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant.Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans… »

Pour plus de convivialité : LA CAMBUSE café associatif. Langouët est un village qui a longtemps eu une activité économique et commerciale importante… Mais depuis le début des années 2000, seul un commerce tenait bon : le bar du village, « La Cambuse » ! En 2010, patatras…Après un défilé de quelques tenanciers, le bar tire finalement le rideau. Finalement, un petit groupe de personnes réussit à convaincre la Communauté de Communes de tenter une aventure associative dans ce lieu ; début 2012, le café renaît de ses cendres et ouvre sous cette étiquette associative. C’est un café dont le fonctionnement repose sur une association c’est-à-dire développe et met en place des activités, par exemple Brico Cambuse ou les ateliers créatifs,

Un four à pain à usage collectif : Candice et Louis, les nouveaux paysans maraîchers de Langouët ont reçu l’accord de la collégiale de la Cambuse, la mairie et les habitants pour construire un four à pain dans le jardin derrière la Cambuse pour 2020. Ce four aura une capacité de 15kg de pain ; on y fabriquera du pain au levain une fois par semaine . Il pourra être chauffé assez rapidement en utilisant une quantité raisonnable de bois et pourra donc servir dans le cadre d’animations, pour des soirées pizzas et pour toute personne désireuse de faire sa propre fournée de pain. Nous avons fait appel au financement participatif pour sa construction . Pour démarrer, avec 2000 €, on rémunère Gildas, un expert en fabrication de four à pain familial, qui nous accompagnera six jours en encadrant l’équipe de bénévoles.

voir le site Four à pain