Agriculture urbaine et jardins

189 Vivre à Aniane, un jardin partagé source de multiples initiatives auto-organisées

Vivre à Aniane est née en 1995 d’un groupe Culture et Liberté local et de la lutte contre la mise en place d’un centre de rétention, qui avait généré la question « comment bien vivre à Aniane ? »

L’association « Vivre à Aniane » fait vivre un grand « jardin partagé », qui constitue la base de multiples initiatives pour renforcer les liens sociaux entre les habitants du village. L’espace dévolu aux jardins reste en partie collectif, lieu de rencontre entre jardiniers, adhérents sans jardin et amis. Une serre est construite pour élever les plants. Un fond documentaire a été constitué.

Table des matières

Plusieurs activités se sont greffées sur cette activité : production collective de plants, échange de recettes de cuisine, de graines, de conseils sur les pratiques respectueuses de l’environnement.

Vivre à Aniane, c’est aussi des fêtes, des soirées jeux, des, avec un grand abri central ouvert…. Fait remarquable : la gestion associative de cet « espace public » est entièrement assurée depuis 25 ans par une démarche participative des habitants du village autour de différents espaces qui naissent en fonction des initiatives : jardins pédagogiques, espace de pique-nique, groupes de musique, échanges culturels. Le maître mot est celui de partage.

Voir le site  http://vivreaaniane.org/lassociation

N°189 – 34150 – ANIANE

Jardins ouvriers à sauver en Seine Saint Denis

L’établissement public Grand Paris aménagement (GPA) avait mis fin, le 30 avril 2021 à la convention d’occupation temporaire reconduite depuis 1974 avec l’association gérant les jardins ouvriers. Faisant constater par huissier début mai que les parcelles concernées étaient encore occupées, GPA avait attaqué l’association des Jardins des vertus. Son objectif : récupérer des parcelles cultivées pour édifier un centre aquatique et un solarium. Une partie des jardiniers amateurs et des habitants, soutenus par des militants écologistes, s’opposent à ce projet qui détruira partiellement un vaste espace vert dans une zone déjà très urbanisée.  Derrière les investissements gigantesques dont se vantent les promoteurs des Jeux Paris 2024 se cache une longue liste de destructions, de pollutions, d’expulsions, de spéculations et de surveillance de masse.

En Seine-Saint-Denis, un collectif lutte pour la sauvegarde de jardins ouvriers promis à la destruction au profit d’un centre aquatique pour les JO et d’une gare du Grand Paris Express… Quelques cabanes ont déjà été détruites. «Non à la destruction de nos jardins par le Grand Paris des JO !»«Jardin à défendre»«Jardins ouverts»… «Un  mur en matière végétale a été dressé : il symbolise la terre des jardins qui se défendent face au béton et aux machines de chantier», indique Dolorès Mijatovic, membre du Collectif de Défense des Jardins des Vertus. 

Collectif La Cloche (93)

Les Clochettes représentent une multitude d’initiatives urbaines, citoyennes et éco-responsables où chacun peut mettre la main à la patte : jardins partagés, fermes urbaines, fresques murales etc. Dans la même logique que Le Carillon, les Clochettes permettent de proposer un espace ouvert à tous, bienveillant, où les activités manuelles sont un prétexte au lien social.

voir le site Saccage 2024 

site  la cloche/les clochettes

93300 ; Aubervilliers ; N°401 ; 2021

Une exploitation maraichère bio d’insertion, pour fournir une alimentation saine à petits prix

Comment rendre accessibles des légumes de qualité pour les habitants des quartiers à des prix accessibles ? L’Association Régie Urbaine (ARU) d’Angoulême a créé à Basseau une exploitation maraîchère bio, qui est un chantier d’insertion avec une équipe de 10 à 12 salariés. Elle produit des légumes, des fruits (fraises, melons), des jeunes plants de fleurs et de légumes. L’ARU vend sa production de légumes bios sur une esplanade au cœur d’un quartier d’immeubles sans commerces, et sur de véritables marchés dans différents autres quartiers. Une véritable dynamique citoyenne s’est mise en place autour de ces stands avec de nombreux partenaires locaux. Associés à ces ventes, des mardis santé sont organisés dans la salle de la Maison du Bien-être. Les thèmes de santé communautaire qui sont développés lors de ces rendez-vous sont élaborés le premier jeudi de chaque mois lors d’une rencontre entre habitants, élus et professionnels. Voir le site

16000 ANGOULEME ; n°216 ; 2019

Le réseau « Si T’es jardin » des régies de quartier

Depuis plus de dix ans, de nombreuses Régies de quartier développent des jardins solidaires, avec et pour les habitants des quartiers. L’objectif est de leur fournir à des prix accessibles aux bourses plates une alimentation saine et une plus grande proximité avec la nature, les jardins potagers en milieu urbain se multiplient. 

Le projet national porté par l’association Si T’es Jardin, initiée par le CNLRQ, vise à soutenir et encourager ces initiatives. « Si T’es Jardin » regroupe une cinquantaine de jardins et projets d’Agriculture urbaine avec et pour les habitants des quartiers populaires : jardins  solidaires, pédagogiques, intergénérationnels….).

Elle accompagne la vie des projets à leurs différentes étapes de création, de développement et de consolidation pour concourir à l’éclosion de quartiers plus humains et plus écologiques, au service des habitants.

Pour savoir s’il existe des jardins du réseau près de chez soi ou comment créer un jardin, on peut s’adresser à l’association Si T’es Jardin, en cliquant ici 

75019 PARIS ; N°324 ; 2020

Les jardins d’Icare, 80 salariés en insertion, 500 adhérents

L’association Icare, jardins de cocagne du Sud-Alsace, est un chantier d’insertion par le maraîchage biologique qui a pour objectif de permettre à des hommes et des femmes éloignées de l’emploi de recréer des liens sociaux et culturels, jeter des bases vers un emploi durable. Elle emploie 80 salariés en parcours d’insertion à l’année sur 2 sites de production, à Sentheim et sur les Jardins du Trèfle Rouge à Ungersheim. Les légumes cultivés sont distribués un réseau de 500 adhérents répartis sur l’ensemble du territoire de sud Alsace. Ils sont principalement proposés sous forme d’adhésion à un panier, composé selon les récoltes du moment et livré sur divers points de dépôt. Une mutualisation permanente au sein du réseau Cocagne national permet de partager les acquis, les expériences et les outils. Icare est une association de droits local Alsace-Moselle

voir le site

68780 – Sentheim – N°480 –  2022

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