Contre une société numérisée, surveillée, triste et sans droits,

multiplions les îlots de coopération, d’entraide et de fraternité

Cet été a marqué par plusieurs événements qui nous situent au cœur de crises majeures :

l’accélération du changement climatique. La catastrophe climatique n’est plus devant nous, elle est déjà là, comme le montrent la multiplication des catastrophes (incendies, inondations, températures extrêmes, sécheresses, famine à Madagascar,…) alors que le GIEC annonce des changements dramatiques et irréversibles avant 2050. Les manifestations reprennent avec les marches pour le climat le 23 septembre et la grève mondiale pour le climat le 24 septembre.

– Le durcissement de la fuite en avant sanitaire, marqué par la décision d’Emmanuel Macron d’imposer à tous l’obligation du passe sanitaire, alors que les questions sont chaque jour plus nombreuses face à l’absence de perspective sanitaire d’ensemble. Plus de 100 000 manifestants sont dans la rue chaque samedi  depuis le mois de juillet contre le passe sanitaire et pour les libertés. Au Brésil, en Inde, au Maghreb, en Afrique du sud la situation devient catastrophique sous l’effet conjugué d’une très faible vaccination des populations pauvres (1,5 %), des conditions de vie et du délabrement des systèmes de santé. De ce fait, de nouveaux variants ne manqueront pas d’apparaître.

La poursuite de la crise sociale, qui se traduit par le basculement dans la précarité et la misère de toute une partie de la population (chômeurs, précaires, personnes handicapées, personnes âgées, migrants, étudiants, etc.) la détresse psychique et les violences, alors que le gouvernement s’apprête à passer en force sur la réfome de l’assurance-chômage et  n’a pas renoncé à la réforme des retraites.

La discrimination et l’exclusion de toute une partie de la population devienent une réalité. Elles jouent un rôle important dans la dégradation de leur système immunitaire, car celui-ci est fortement influencé par les déséquilibres alimentaires, les conditions de vie et de logement et le stress.

Le problème principal est aujourd’hui de vaincre l’épidémie de COVID. Cela nécessite une stratégie d’ensemble impliquant la prévention, le renforcement de  l’ immunité individuelle et collective, les soins précoces des cas positifs, des moyens accrus à l’hôpital public et la levée des brevets sur les vaccins. 

En particulier, des milliers de médecins et de soignants ont montré l’importance du suivi précoce des malades par des traitements antiviraux, anti-inflammatoires, antibiotiques, etc. qui permettraient d’éviter la plupart des hospitalisations.  Ces multiples témoignages ont l’objet d’un black-out de la part des autorités sanitaires. Faute de recommandations de leur part, on voit toujours arriver en réanimation des malades non suivis qui n’ont reçu que du Doliprane.

Pour renforcer l’immunité, une vaccination de masse est nécessaire, mais ciblée, avec des stratégies vaccinales adaptées aux différents âges et une recherche d’adhésion des groupes vulnérables, comme l’a proposé le Conseil scientifique.

La vaccination est acte médical qui suppose un diagnostic et le consentement éclairé du patient, en évaluant la balance bénéfice/risques pour chaque personne et pour la collectivité. Il n’est pas acceptable que le  chef de  l’État impose à la hache des thérapies géniques expérimentales et fugaces, sans tenir compte des contre-indications ni des conséquences potentielles sur les enfants, les jeunes, les malades auto- immunes, etc. 

Ce style de gouvernement thatchérien cherche à briser les résistances et soumettre la population, pour un régime qu’on peut qualifier d’hypercapitaliste, ou de libertarien-autoritaire (voir lettre N°26). D’ores et déjà, le maintien de l’ordre social est assuré par la violence, l’intimidation, la destruction des libertés publiques, le contrôle des médias.

 La même attitude prévaut dans les autres domaines. Le gouvernement n’a renoncé ni à la réforme des retraites, ni à celle de l’assurance chômage. Il est toujours aussi servile des intérêts de la finance alors que la crise climatique nécessiterait un changer de cap radical, la mobilisation de moyens importants et des lois écologiques contraignantes pour les entreprises et les États.

Derrière ces choix gouvernementaux il s’agit d’imposer ce qu’on peut résumer par le sigle NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives), qui est présenté depuis 20 ans comme la clé de la compétitivité économique.

Une bataille culturelle est engagée pour faire prévaloir une autre conception du monde et des rapports humains. Contre une société numérisée, surveillée, sans-droits, normée et triste, où les relations humaines n’ont plus leur place, multiplions les  ilots de coopération, d’entraide et de fraternité. Ceux-ci sont essentiels pour mener à bien la reconstruction écologique, et retrouver le chemin de la justice sociale, et d’un monde où chacun a sa place et sa dignité.

Ce à quoi nous allons essayer de travailler cette année, en continuant à faire connaître les centaines d’actions porteuses d’alternatives qui montrent qu’un monde fraternel est déjà une réalité, et lors de notre séminaire du Collectif auquel nous vous invitons tous à participer.

Séminaire du Collectif du 28 au 31 octobre

L’université d’automne du Collectif « Changer de cap » aura lieu cette année à Mulhouse du vendredi 29 octobre au soir au dimanche 31 octobre à 14h, en partenariat avec la Maison de la Citoyenneté Mondiale. Au programme, échanges de réflexions et d’expériences, rencontres avec des acteurs de terrain et convivialité.

Réservez dès à présent la date. Le programme vous sera proposé dans les prochains jours

 Agir face au COVID, refaire de la santé un Commun :

Quelques informations et questions pour essayer d’y voir clair 

La réalité et  la gestion de la crise sanitaire suscitent au sein des groupes et des familles des débats parfois très vifs entre adversaires et partisans de la vaccination, y compris au sein de notre collectif. Mais le débat autour de la vaccination est réducteur. La question centrale n’est pas de vacciner ou non, mais de vaincre le COVID, et plus largement de savoir quelle santé nous voulons pour nous et nos petits-enfants, en considérant la santé comme un Commun et non comme un marché.

Nous avons donc essayé de mettre à plat un certain nombre d’informations vérifiées et de questions, avec lucidité et sans parano, afin de pouvoir exercer calmement et lucidement notre jugement de citoyens responsables.

Il est possible que ce texte comporte des erreurs, ou des analyses discutables. Ne tirez pas sur le pianiste, apportez d’autres informations ou témoignages, nous essaierons d’organiser la discussion.

Didier Minot

Vous pouvez télécharger ici le document « Agir face au COVID, refaire de la santé un Commun », ou le feuilleter ci-dessous :

Cliquez ici pour Ouvrir le document comme un livre

Victoires et bonnes nouvelles

Chili : une  Mapuche à la tête de la Constituante

Elisa Loncon a été élue à la présidence de l’Assemblée Constituante au Chili, marquant la reconnaissance de la contribution du peuple Mapuche à la vie démocratique du pays.

La cause des Mapuches a largement imprégné les revendications du mouvement social qui dure depuis plus d’un an au Chili. Le drapeau mapuche est devenu l’un des emblèmes des luttes sociales. « Nous voulons que soient inscrits dans la Constitution les droits de tous les peuples chiliens et la libre détermination du peuple mapuche afin d’aboutir à l’autodétermination dans le cadre de la République chilienne » avait déclaré Jaime Huenchullan, l’un des porte-parole mapuche.

Dépossédés de 95 % de leurs terres par les conquistadors espagnols, les Mapuches ont été parqués dans des réserves et soumis à une assimilation forcée. Ils furent ensuite victimes d’une répression permanente de la part de l’Etat chilien et des multinationales.

« Cette Constituante va transformer le Chili« , a déclaré Elisa Loncón, Elle a souligné que c’était là un rêve partagé par toutes les communautés du Chili dans leur diversité, le rêve de prendre soin de la « Terre Mère », d’accéder aux droits sociaux et au droit à l’eau.  Voir ici le communiqué du MRAP

Une victoire de l’été : Emmanuel MACRON annonce le report du projet Hercule .

Il aura fallu près de deux ans de lutte pour terrasser Hercule. Le projet avait cristallisé trop d’oppositions de tous bords au fil des mois.  Après le report du projet de privatisation d’ADP, il montre l’efficacité de la mobilisation citoyenne, dans l’unité et le rassemblement le plus large, pour faire barrage aux processus de libéralisation des services publics mis en oeuvre par les gouvernements successifs.

Mais le projet n’est que reporté, Emmanuel Macron a d’ores et déjà prévenu que la scission d’EDF restait à l’ordre du jour. Mais cet abandon même temporaire est un aveu d’échec pour l’exécutif et une victoire pour les syndicats. Il faut donc poursuivre l’action pour un abandon définitif de cette politique de destruction des services publics et pour redéfinir ce que doit être un nouveau service public de l’énergie. Lire l’article de l’Huma 

La France une nouvelle fois condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme.

Pour avoir enfermé des familles avec enfants derrière les grilles des centres de rétention, la France a été condamnée 8 fois par la Cour européenne des Droits de l’Homme depuis 2012 pour traitements inhumains et dégradants.

Cette fois-ci, c’est le préfet de Loir-et-Cher qui avait pris la décision d’enfermer une mère et sa fille dans un centre de rétentionoù elles étaient restées enfermées onze jours dans des conditions médiocres et totalement inadaptées à l’enfermement d’une enfant. Lire ici le communiqué de la CIMADE

Dans la Drôme, une coopérative fait fructifier les semences paysannes

Petit-fils de paysan et ancien développeur de logiciels libres, , Éric Marchand est parti il y  a 15 ans à la recherche des graines oubliées, qu’il considérait comme un patrimoine en danger. « Le plus dur n’a pas été de développer des semences adaptées au territoire et au climat, mais de reconstituer les savoir-faire ». Désormais, à Bourg-les-Valence, les artisans semenciers drômois de Jardin’enVie produisent et vendent des variétés paysannes de semences, plants, légumes, fruits et fleurs, à l’heure où les deux tiers des semences sont détenus par quatre grandes multinationales et où 95 % des semences utilisées par les agriculteurs sont uniformisées et contrôlées par des brevets . Voir ici

graines de moutarde issues de semences paysannes

20 hectares de la forêt de Romainville durablement protégés !

La résistance paye. Environnement 93 et la Coordination EAU Île-de-France ont obtenu des engagements fermes de la Région Île-de-France pour la préservation des 20 hectares restants de la forêt de la Corniche des Forts à Romainville. C’est une victoire pour la biodiversité et pour les générations futures. Voir ici

Pesticides, le Conseil d’État donne 6 mois au gouvernement pour « mieux protéger la population »

Condamné par le Conseil d’État, le gouvernement a six mois pour revoir la réglementation encadrant l’usage des pesticides afin de « mieux protéger la population ». Actuellement, une réglementation accommodante permet les épandages de pesticides à 5 m des habitations, ne vise que certains produits parmi les plus dangereux et ne protègent pas suffisamment les riverains, les agriculteurs et les salariés d’exploitation. Encore une fois, le Conseil d’État apparaît comme seul garant de l’intérêt général face à un gouvernement qui suit aveuglément les positions à court terme du syndicat majoritaire des agriculteurs au détriment de la santé publique, et les intérêts des agriculteurs eux-mêmes. Lire la suite ici

 

Luttes/solidarités/actions

Rassemblement le 18 septembre contre Tropicalia, obsolète avant même d’exister 

Le 18 septembre, le collectif « Non à Tropicalia » appelle à un rassemblement à Montreuil-sur-Mer, à 14 h place Gambetta au nom de la biodiversité locale, de la sauvegarde des dunes du littoral et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Depuis deux ans, il s’oppose à la construction de ce grand projet inutile, gigantesque serre chauffée à 28° toute l’année qui doit accueillir des espèces animales et végétales importées de régions tropicales. Artificiel à 100 %, gourmand en terres, énergie, matériaux et fonds publics, ce projet est une aberration alors que le 6e rapport du GIEC (août 2021) sonne le tocsin contre le réchauffement climatique. Voir ici

Le 17 septembre Journée contre la réintoxication du monde

Le 17 septembre, pour la 4e vague d’actions décentralisées contre la réintoxication du monde, des actions sont en train de s’organiser dans divers coins du pays, suite à l’appel lancé en début d’été : à Saint-Brieuc contre les algues vertes, à Saint-Laurent d’Aigouze (Gard) contre ainsi d’hydrocarbures au Grau-du-Roi, en Haute-Loire contre le tracé de la RN88, etc.

Des dizaines de collectifs locaux sont signataires de l’appel et sont engagés sur le terrain. Une affiche commune est éditée.

Pour retrouver l’appel c’est ici

Comprendre et s’informer

Changement climatique : le rapport du GIEC qui sonne l’alarme

Le GIEC a publié le 9 août son dernier rapport. Il montre que le changement climatique s’accélère et s’intensifie, et détaille notamment la multiplication à attendre des événements extrêmes. Depuis le précédent rapport, en 2013, la situation s’est aggravée plus rapidement que prévue. Le GIEC avertit qu’il reste à peine vingt ans pour limiter le pire. Une condition : amener les émissions de gaz à effet de serre à zéro.

Lire ici l’article de Reporterre et télécharger le rapport, avec divers documents : 

La validation discutable de la loi séparatisme par le Conseil Constitutionnel

Le Conseil Constitutionnel a validé le 13 août de façon fort discutable la loi séparatisme. La contribution commune de la LDH, du syndicat de la magistrature et du syndicat des avocats de France n’a pas été pris en compte.

Dans une analyse très argumentée, Louis Saisi montre comment cette loi porte à 4 grandes libertés fondamentales, celle de l’enseignement, d’association, de conscience et d’expression et quelles sont les racines historiques du thème du séparatisme, qui puise aux racines de l’anti-France développée par l’extrême droite au siècle dernier, et comment le Conseil interprète avec des contorsions sa jurisprudence antérieure qui déclaré constitutionnelle la liberté d’association.

 Lire ici cette analyse

On pourra également se rapporter ici à la décision du Conseil Constitutionnel

Aux Etats-Unis, des millions de chômeurs perdent toute allocation, une préfiguration des intentions françaises

Le 6 septembre, aux Etats-Unis, le dispositif en place permettant aux chômeurs toucher leurs indemnités a expiré (voir ici). Il était en place depuis le printemps 2020 est concernait un grand nombre de personnes sans emploi. Ces indemnités expirent alors que de nombreux Américains n’ont pas travaillé depuis un an et demi. Mais au moment même où le dispositif est supprimé, les créations d’emplois sont brutalement à la baisse (voir ici) du fait de la persistance du variant Delta.

Dématérialisation des démarches administratives : 23 préfectures devant les tribunaux administratifs

Le ministère de l’intérieur a décidé de fermer les guichets des préfectures et des dématérialiser intégralement les demandes. Mais, en même temps, pour les demandes de naturalisations ou de titre de séjour, les prises de rendez-vous ne pas se faire que 9h à 10h le matin et sont systématiquement saturées, inaccessible même avec un robot d’appel. D’où une situation kafkaïenne pour de très nombreuses familles

La Cimade a signé l’État en justice après avoir fait constater par huissier cette situation calculée et perverse au niveau de 23 préfectures. Des dizaines de personnes étrangères ont également saisi en leur nom les juridictions pour obtenir un rendez-vous. Voir ici l’article sur le site de la Cimade et ici le webinaire:

Pétition pour l’amnistie des Gilets jaunes

Les chiffres valent la peine d’être connus : 20 000   Gilets – Jaunes sont  toujours interdits de  manifestation, 1 000  d’entre eux  ont  été  envoyés  en  prison, 40 000  ont  été interpellés et condamnés avec pour la plupart un casier judiciaire. Ils n’ont pourtant commis aucun crime, mais simplement exprimé une aspiration légitime à la justice sociale, fiscale et climatique et à la démocratie.

Vous pouvez signer ici la pétition demandant l’amnistie des Gilets jaunes.

Contre la loi séparatisme, la mobilisation des associations doit se poursuivre

La décision du Conseil Constitutionnel sur la loi dite « Principes de la République » valide malheureusement la quasi-totalité des dispositions concernant les associations. Celle-ci constitue bien un acte d’allégeance demandé aux associations pour solliciter des subventions publiques. Voir plus bas l’analyse de Louis Saisi

Signez ici la pétition « Loi séparatisme : les libertés associatives en danger ! » Déjà 15 000 signataires

La dégradation des conditions de vie des personnes handicapées

Une récente étude de la DREES (Direction des études du ministère de la santé) montre que les personnes handicapées sont deux fois plus soumises à la pauvreté que les autres, sont plus isolés, plus souvent confronté à des difficultés de logement, contraintes de réduire consommation, 68 % se perçoivent en mauvaise santé. On constate que les personnes en situation de handicap sont  les grandes perdantes de l’épidémie.  

Rappelons qu’on compte en France 1,4 million de personnes bénéficiaires de minima sociaux handicapés, soit un tiers de l’ensemble des bénéficiaires de minima sociaux. 

Voir ici l’étude  

Autogestion et propriété collective, la vie paysanne foisonnante du Larzac

Un demi-siècle après la résistance à l’extension du camp militaire du Larzac, l’expérimentation sociale y est toujours vivante. Le Larzac attire des nouvelles générations prêtes à reprendre le flambeau.Le système de gestion des fermes et terres agricoles mêle décisions collectives et valorisation de l’usage contre la propriété privée.

Mais pourquoi un tel système n’a pas essaimé ?Reporterre  mène une enquête passionnante à lire ici qui interroge sur les raisons pour lesquelles un tel exemple n’a pas essaimé.

Agenda, vie du réseau, publications

L’Université d’été des mouvements sociaux à Nantes 22-26 août

Plusieurs membres du Collectif « Changer de cap » ont participé à l’université d’été des mouvements sociaux qui a rassemblé à Nantes 440 collectifs et syndicats et 1500 participants. 170 ateliers et forums, de multiples rencontres, de nombreux ateliers sur les peuples en lutte, avec divers collectifs d’Amérique latine. Bref, un beau forum social mondial en réduction.

Plusieurs ateliers, notamment sur le capitalisme numérique et l’éducation populaire recoupent les questions de Changer de Cap. Un atelier sur « La Commune et le communalisme «  est une source chargée d’émotions et d’inspiration pour les luttes à mener. Tous ces ateliers ouvrent de formidables voies d’informations et de contacts, avec un niveau élevé de qualité d’information. La lutte continue ! Pour voir les webinaires c’est ici

Le salon de l’agriculture paysanne Verts de Terre

Le 2ème Salon de l’agriculture paysanne Verts de Terre à Saint-Étienne a rassemblé plusieurs centaines de participants le 12 septembre pour promouvoir le développement de l’Agriculture Paysanne et pour la promotion d’une alimentation locale.

Il était organisé par de nombreux collectifs (Terre de liens, Confédération paysanne, ADEAR, ARDAB, De la ferme au quartier, cofondé par Georges Günther). Il a permis de faire se rencontrer de nombreux acteurs qui participent à l’émergence d’un modèle d’agriculture alternative au modèle productiviste dominant et à la biotechnologie agricole en blouse blanche. Principaux problèmes évoqués : l’accès à la terre pour les jeunes paysans et l’accès à une alimentation de qualité pour tous.

Voir ici la page Facebook

19e édition du festival de cinéma d’Attac : Images Mouvementées

La servitude moderne : Vers le meilleur des mondes ? Du 16 septembre au 5 octobre

La servitude moderne, c’est bosse, consomme et tais-toi ! C’est avant tout la soumission à une logique néolibérale sans pitié : main d’oeuvre ubérisée, salarié·e·s malmené·e·s, esclaves modernes, en compétition pour la survie, condamné·e·s à l’austérité. Nous voici désormais toutes et tous asservi·e·s aux GAFAM et autres multinationales, aliéné·e·s par les nouvelles technologies, contrôlé·e·s, surveillé·e·s et fiché·e·s de toute part, sans autre pouvoir que le pouvoir d’achat.

Cette 19e édition du festival Images mouvementées, propose de définir ensemble les contours de cette servitude moderne par le biais du cinéma et des débats, et d’imaginer comment nous délivrer de toutes ces emprises pour reprendre collectivement le contrôle de nos destinées.

Rendez-vous les mardis et jeudis soirs, du 16 septembre au 5 octobre 2021, au cinéma Les 5 Caumartin (Paris 9e), pour y réfléchir ensemble. Voir ici la programmation

États généraux du post-urbain à Nedde (Montagne Limousine)

Les 1er, 2 et 3 octobre prochains les « États généraux du post-urbain » réuniront plus de trente organisations à Nedde (Haute-Vienne). Ils seront ouverts à toutes celles et à tous ceux intéressé.e.s à cultiver la vie hors des grandes villes. Voir ici le programme

Vient de  paraître : Patrick Cingolani. La colonisation du quotidien

Patrick Cingolani (qui a ouvert notre Forum précarité) publie « La colonisation du quotidien. Dans les laboratoires du capitalisme de plate-forme ». La pandémie de Covid-19 donne un coup d’accélérateur remarqué au capitalisme de plateformes. Il est devenu difficile d’échapper à ces multiples sites ou applications en ligne qui proposent de nous mettre en relation tout en maintenant un certain isolement. Loin de constituer une simple opportunité permettant de nous simplifier l’existence, ces outils numériques constituent la pointe avancée d’une transformation du capitalisme déjà à l’œuvre depuis une cinquantaine d’années. Cet essai a le mérite de ramasser les résultats d’un certain nombre de travaux portant sur ces enjeux et nous invite à renouer avec un imaginaire utopique. Patrick Cingolani, 2021,

Ed. Amsterdam,18 euros. Voir ici la présentation

 

Cette lettre ne dit pas tout : vous en trouverez beaucoup plus sur le site

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