Face à une obstination coupable, plus que jamais la résistance, l’autonomie et la fraternité

 

Face à la persistance de la crise sanitaire et à l’aggravation de la crise économique, Emmanuel Macron veut à tout prix réaliser « quoi qu’il en coûte » son contrat avec les milieux dirigeants qui l’ont porté au pouvoir. Déjà des voix s’élèvent pour lui dire que le bilan de son quinquennat est bien vide. Il s’acharne donc à réaliser les « réformes » qu’il leur a promises. Cette obstination est multiforme.

La première obstination coupable est celle de la crise sanitaire. Comme le dit Politis, Emmanuel Macron a perdu son pari pour éviter un reconfinement, et s’est ensuite enfermé dans le déni et le mensonge, au moment où les soignants lancent un cri d’alarme face à la baisse continue des moyens et où l’école devenait un gigantesque cluster dans certains départements. Le gouvernement semble pris au piège de la gestion incohérente de l’épidémie, tant au niveau national qu’européen. L’incapacité de la haute administration à anticiper les situations et à organiser des actions opérationnelles traduit l’ampleur de la destruction de l’État, autrefois régulateur, et l’incapacité des instances européennes a décider rapidement en situation de crise.

La réforme de l’assurance-chômage a été programmée pour le 1er juillet par un décret publié le 31 mars, malgré l’opposition unanime des syndicats et des précaires. Pourtant, depuis 2019, un premier décret a été annulé par le Conseil d’État car il conduisait à une division par quatre de l’indemnité perçue par certains chômeurs. Le nouveau décret, censé répondre aux observations du Conseil d’État, est à nouveau attaqué car il génère des incohérences encore plus grandes (voir l’analyse de la revue Salariat)

La même l’obstination se constate sur le terrain des libertés et des droits fondamentaux. Une douzaine de lois remettant en cause nos libertés ont été adoptées depuis le début du quinquennat. L’exemple de la lutte « contre les propos haineux sur internet » est caractéristique. Une première « loi Avia », adoptée en juillet 2019, a été censurée par le Conseil Constitutionnel. Une nouvelle loi votée en juin 2020 a subi le même sort. Et malgré tout le gouvernement présente les mêmes dispositions dans le projet de loi « sécurité globale » (voir ici)

Concernant la surveillance de masse, l’attitude est encore la même. Alors que la Cour de justice de l’Union européenne, à 3 reprises, a jugé illicite depuis 2014 la conservation généralisée des données de connexion, le gouvernement français, sous la pression de ses services de police, demande au Conseil d’État de prétendre que la Cour de justice aurait usurpé ses pouvoirs, mettant de fait la France dans une sorte de Frexit sécuritaire. Comme le souligne la Quadrature du net (voir ici), l’enjeu n’est pas vraiment le terrorisme mais « la répression politique des militants soucieux de justice sociale et écologique, considérés comme nuisant à la sécurité et aux intérêts des grandes industries du pays ».

Beaucoup disent que ces dérives seraient liées à l’ego surdimensionné du chef de l’État. Mais ils répondent à une logique plus profonde : face à une crise sans précédent, depuis presque un siècle, les plus riches et les investisseurs ne voient que la possibilité d’accélérer la marchandisation du monde, y compris au prix de la démocratie et des libertés. Ils accélèrent car ils savent que le temps leur est compté avant la prochaine crise. La remise en cause des droits va de pair avec une communication qui touche à la propagande, exacerbant la peur, relayée par les médias mainstream. La fabrication du consentement s’appuie aussi sur le « nudge », méthode s’inspirant des neurosciences, pour faire accepter les dispositions liberticides par la manipulation mentale.

Cependant, la situation change. Les bonnes nouvelles de ces derniers jours (perspectives de taxation des multinationales, rétablissement de l’aide aux Palestiniens, victoire écologiste au Groenland, etc.) se conjuguent avec la reprise des mobilisations climat, la multiplication des occupations de théâtre, la jonction entre les précaires et les travailleurs de la culture, et avec de multiples actions alternatives sur le terrain.

Le pire n’est donc pas sûr, et notre principal ennemi est notre propre découragement. Alors que tout est fait pour nous désespérer, nous devons plus que jamais agir ensemble, en cultivant la résistance, l’autonomie et la fraternité.

Pour renforcer l’espoir, donner des pistes pour agir, adhérez/soutenez/participez au Collectif

 

Après son AG du 26 mars, le Collectif « Changer de cap » se définit comme une plate-forme d’appui aux mobilisations locales et à tous ceux et celles qui veulent agir pour un monde à finalité humaine.

Sa force est de rester modeste, de ne vouloir ni coordonner, ni représenter le peuple mais de faire un travail étayé et argumenté, de soulever les questions sans chercher à définir une solution unique, d’entretenir l’espoir et la mobilisation.

Vous trouverez ici les orientations adoptées pour 2021, avec les principaux chantiers et ateliers

Pour cela, nous avons besoin de votre soutien et de votre participation. Vous pouvez adhérer

– au moyen du bulletin d’adhésion/soutien qu’on trouvera ci-joint, accompagné d’un chèque,

– ou par internet, en cliquant sur le lien suivant : adhérer/soutenir le collectif. Les montants sont indicatifs. Chacun peut les adapter en fonction de l’état de ses finances.

Vous pouvez participer à l’un des chantiers ou des ateliers en cliquant ici

Bonnes nouvelles du mois

Les Etats-Unis veulent en finir avec le moins-disant fiscal

Janet Yellen, secrétaire d’État au Trésor, a annoncé le 7 avril qu’elle souhaitait mettre fin à la course à la défiscalisation grâce à un taux minimal d’imposition sur les sociétés, de 28 % aux États-Unis, et de 21 % pour les bénéfices réalisés à l’étranger. Si une entreprise paie des impôts de 10 % dans un paradis fiscal, un impôt complémentaire de 11 % est prélevé aux États-Unis. Cela diminue fortement l’attrait des paradis fiscaux et peut signifier leur déclin et met à mal beaucoup d’idées reçues dans les milieux économiques et les écoles de commerce. Bien sûr, les lobbys n’ont pas dit leur dernier mot et beaucoup reste à faire. Mais ce changement est important. Voir ici

Victoire définitive de Cedric Herrou contre l’acharnement gouvernemental

En 2017, Cédric Herrou avait été condamné en première instance puis en appel parce qu’il avait convoyé des migrants en errance dans la vallée de la Roya. Son appel en cassation a été l’occasion, en 2018, d’une décision historique du Conseil constitutionnel : la fraternité est un principe constitutionnel.

Le Parlement s’est trouvé obligé de suivre et a modifié la loi. Mais le Parquet général (c’est-à-dire en fait le gouvernement) s’est acharné et formant un pourvoi contre cette décision ! Le 31 mars 2021, la Cour de cassation lui inflige un rare camouflet : elle rejette le pourvoi et la relaxe de Cédric Herrou est définitive. On voit combien l’action juridique est un levier important.

Nous nous félicitons du succès de cette volonté sans faille d’un citoyen de base courageux et de la mobilisation qui l’a soutenu. C’est tout le mouvement de solidarité avec les migrants qui se trouve ainsi conforté. Voir ici le communiqué du MRAP

Amazon touché par des grèves en série dans le monde

Après des premi si si ères mobilisations en 2020, le site Amazon de Bessemer, en Alabama, vient de décider la création d’un syndicat par un vote historique. A la clé, une représentation des 5800 employés de l’entrepôt, dont une majorité se considère traités comme des « robots ». La fronde contre les conditions de travail chez le géant de la vente en ligne se propage également dans le monde entier. La crise du Covid-19, durant laquelle le groupe a réalisé d’énormes bénéfices (+88 milliards d’euros de chiffre d’affaires en un an), a en contrepartie accéléré la cadence imposée à ses salariés. Des piquets de grève dans les entrepôts d’Amazon fleurissent en Italie et en Allemagne. Voir ici.

Biden rétablit l’aide aux Palestiniens et se prononce pour une solution à deux États

Bonne nouvelle pour les habitants de Gaza et les réfugiés palestiniens : l’administration américaine a rétabli l’aide à l’agence des Nations unies chargées des réfugiés palestiniens (UNRWA) qui avait été supprimée par Trump. De plus, cette décision s’accompagne d’un retour de l’attachement des États-Unis à la solution dite des deux États et consti alors tue « une première étape ».

Là encore, il s’agit d’un premier pas, et l’engagement est encore limité au regard des besoins, mais la misère est telle que cela constitue un bol d’oxygène et une incitation pour que d’autres pays reprennent leur aide. Voir ici l’article du Monde

Le « non à l’uranium » l’emporte au Groenland

Les élections au Groenland ont largement été remportées par le Parti du peuple, qui faisait campagne contre le projet de mines d’uranium et de terres rares. Pour Greeland Minerals, entreprise australienne à capitaux chinois, ces résultats sont une très mauvaise nouvelle.

Ce vote est capital. L’argent facile des industries minières aurait pu rendre le Groenland irrémédiablement dépendant de la Chine au prix de la destruction de son environnement. Mais tout reste à faire maintenant pour le probable futur Premier ministre, Mute Egede, âgé de 34 ans.

Luttes et résistances

Le retour des mobilisations Climat

Le dimanche 28 mars, à la veille de l’examen du projet de loi « Climat et résilience », des grosses mobilisations ont dénoncé son manque d’ambition et exiger une « vraie Loi Climat », à la hauteur de l’urgence écologique et défendre les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le Climat.

180 marches en France. 620 organisations étaient dans la rue, gagnant la bataille de l’opinion. Un fiasco gouvernemental qui met au grand jour la soumission du pouvoir politique aux lobbies industriels, qui ont mené depuis plusieurs mois une grande offensive pour protéger leurs intérêts à court terme. Voir ici

Participez au référendum : L’eau est à nous pas aux multinationales

Plusieurs organisations (Eau bien commun, Eau priorité, Confédération paysanne, CNL, PEPS, GDS, LFI, Nouvelle Donne, GsConfédération…) organisent jusqu’au 13 avril un référendum « L’eau est à nous pas aux multinationales » pour  inscrire dans la Constitution le droit fondamental à l’eau.

Elles dénoncent les conséquences des pollutions, fuites massives, accaparement par des multinationales (Veolia, Suez, Nestlé, Danone…), surconsommation par des industries prédatrices et l’agriculture productiviste,… Croissance démographique, sécheresses, irrigations : l’accès à l’eau potable est un enjeu géostratégique majeur. Elle manque de plus en plus. Son cycle est complètement perturbé. 2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, 4 milliards n’ont pas accès à l’assainissement. Pour participer  à ce référendum c’est ici     

Précaires et artistes : 99 théâtres occupés. Leur première préoccupation : l’abandon de la réforme de l’assurance-chômage

A ce jour, 99 théâtres sont occupés partout en France (depuis plus d’un mois pour le Théâtre de l’Odéon, voir le reportage).

La première revendication des occupants est la suppression de la réforme l’Assurance chômage et la sécurisation de tous les précaires, qu’ils appartiennent ou non au secteur culturel. (Voir le blog de Juliette Bouchery : « Cette fois, enfin, c’est tous ou personne » à lire ici.

Les occupants se battent aussi pour les droits des artistes : si l’année blanches des intermittents n’est pas reconduite 34% des artistes se retrouveront sans rien. Il faut donc rouvrir les lieux culturels, avec les protocoles sanitaires nécessaires. De multiples actions créatives sont menées dans différents lieux.

Les occupants de l’Union, Théâtre de Limoges, ont décidé de créer leur propre chant : le chant des occupants (voir et écouter ici).

Au premier rang  la chanson « On veut danser encore », devenu virale. Voir ici la vidéo de La Rochelle

Réforme de l’assurance chômage : la revue Salariat décrypte les malfaçons du nouveau décret

Après une première annulation par le Conseil d’État en décembre 2020, le gouvernement a relancé sa réforme de l’assurance chômage avec un décret publié le 31 mars, pour application au 1er juillet malgré l’opposition unanime des syndicats et les précaires. La réforme modifie profondément la détermination du salaire journalier de référence, qui constitue la colonne vertébrale du régime d’indemnisation.

Outre son caractère cynique et aveugle, au moment où la précarité explose, cette réforme paraît à bien des égards mal maîtrisée dans la mesure où elle génère de nombreuses incohérences. Celles-ci avaient déjà entraîné l’annulation de la première version de la réforme. On espère que les recours déposés contre ce nouveau décret conduiront le Conseil d’État aux mêmes conclusions. La revue Salariat procède à une analyse détaillée de ces malfaçons si. On trouvera ici ce décryptage extrêmement utile de Mathieu Grégoire.

XR Amiens se paye la tête du Crédit Agricole

Le groupe local Extinction Rebellion d’Amiens a détourné la campagne publicitaire du Crédit Agricole pour son prêt « étudiants et apprentis » en remplaçant leurs slogans. Par exemple : « Ta tête quand ta banque est la première banque française la plus polluante par million d’euros investis !».

Extinction Rebellion s’appuie sur les travaux de « Notre Affaire à tous » (qui a contribué à faire condamner l’État français pour inaction climatique le 3 février dernier). Le Crédit Agricole serait ainsi « la première banque française du secteur du gaz et du pétrole de schiste ». Cette action s’est déroulée le 1er avril, jour des poissons, en coordination avec 12 villes d’Europe engagées dans des actions similaires. Voir ici l’article

17 avril : agir contre la réintoxication du monde

Plus d’une centaine d’organisations appellent à agir le 17 avril contre la ré-intoxication du monde, après les vagues d’action des 17 juin et 17 novembre 2020. Face à des sociétés marchandes prêtes à poursuivre l’empoisonnement du monde jusqu’à leur dernier souffle. Il est proposé de multiplier le 17 avril les blocages, rassemblements, actions et occupations contre des lieux de production, chantiers, projets et infrastructures toxiques.

Cet appel est le bienvenu, alors que le gouvernement Macron vient de décider de quelques milliards supplémentaires pour qu’Air-France continue comme avant sans tenir compte des mutations du transport aérien en cours ni des menaces sur notre écosystème,.  Voir ici l’appel et le site

Urgence : lever les brevets sur les vaccins et les médicaments.

Après l’appel international dont nous rendions compte dans notre dernière Lettre, ce sont maintenant 275 parlementaires d’Europe qui appellent Bruxelles et les États membres à lever les brevets sur les vaccins. A lire ici

 

Mille actions alternatives sur le terrain

Bien sûr, nous n’allons pas présenter les mille. Leur nombre est d’ailleurs bien supérieur. Mais en voici déjà quelques-unes sélectionnées  pour vous. Vous en trouverez beaucoup plus sur le site .

L’atelier paysan, coopérative d’autoconstruction de matériel agricole écologique

Pour développer une agroécologie paysanne, la maîtrise de l’outillage est un élément stratégique. L’atelier paysan accompagne les agriculteurs et agricultrices dans une conception ascendante et subversive de machines et si de bâtiments adaptés.

En développant des formations et des informations alternatives, l’atelier paysan leur permet de retrouver une souveraineté technique et une autonomie, celle de pouvoir réparer soi-même ses outils. Il s’agit d’une innovation développée par les paysans eux-mêmes. Un accompagnement est apporté, partout en France à des groupes de maraîchers, éleveurs, paysans-boulangers, viticulteurs, etc. pour créer des outils adaptés à leurs besoins, et les former au travail du métal et à la construction de bâtiments en bois. Plus de 1000 technologies recensées. A voir ici

Rencontre sur les mobilités auto-organisées dans la Montagne limousine

Dans des territoires ruraux comme la Montagne Limousine, de nombreuses personnes non véhiculées ont du mal à se déplacer (résidents des CADA et CAO, personnes âgées ou sans permis, etc…). Face à ce besoin les habitants s’organisent.

Une rencontre s’est déroulée le 10 avril avec le Syndicat de la Montagne limousine (qui est un syndicat d’habitants) pour trouver des solutions concrètes : création d’un emploi aidé pour un chauffeur, flotte de véhicules mis en commun par des personnes utilisant peu leur voiture, mise à disposition de différents types de véhicules (utilitaire de 9 places / petite voiture trajets courts /véhicule confort long trajets/ véhicule pour pouvoir dormir quelques nuits / camion de chantier / mobylettes / vélos ou chevaux…). La question de l’entretien et du planning apparaît vite comme principale … Pour plus d’informations vous pouvez contacter syndicat-montagne(at)ilico.org

L’inventivité et le courage des producteurs d’une petite commune de Corse

Dominique, ex Gilets jaunes de Bastia, est active dans l’équipe d’animation de notre Collectif.

Aux dernières élections, elle a été élue conseillère municipale de Talasani, petit village de 750 habitants perché au-dessus de la plaine côtière-Est. La nouvelle municipalité déborde de projets et organise son premier marché bio (voir ici).

Pour le préparer, Dominique fait le tour de tous les producteurs et artisans de la commune : « L’organisation de cette manifestation me donne à découvrir ce que recèle d’inventivité et de courage ce microcosme de 750 habitants, avec leur volonté d’assurer la pérennité de leur activité. Hier soir, je suis restée chez un couple de petits producteurs qui m’ont estomaquée : ils partent à pied en montagne, dans le maquis, ramassent les plantes aromatiques sauvages, puis les redescendent, les font sécher dans leur grenier, et feuille à feuille les débarrassent de tout ce qui n’est pas feuille, les broient et produisent des poudres aromatiques qu’ils vendront ensuite… Ces gens ont un courage et une énergie qui forcent l’admiration, leur connaissance des plantes, des variétés anciennes… je me demande où ils trouvent le temps de faire tout ça, à deux seulement » (voir ici leur sit

Solidarité, entraide et débats avec les les Gilets jaunes de Vienne (Isère)

Le Collectif citoyen GJ de Vienne, toujours bien vivant, a mis en place chaque mois une démarche de solidarité et d’entraide sur un thème avec la tenue d’un  « Stand mixte » partagé en deux : une partie avec une collecte, une partie pour un débat et les discussions (voir ici) .

La dernière fois, veille de la journée des femmes, la collecte concernait les produits d’hygiène féminine, et le débat sur la précarité des femmes, plus importante que celle des hommes car les trois quarts des bas salaires sont des emplois féminins. Les produits sont redistribués ensuite, y compris dans des lycées de quartiers populaires avec l’infirmière du lycée, ou directement auprès de personnes vulnérables dans un foyer Un « cahier à tout » est ouvert, où les gens peuvent mettre ce qu’ils veulent (idées, critiques, propositions). Parmi les propositions formulées sur le « Cahier à tout » figure la proposition de création d’un groupe d’entraide sur Vienne. Voir ici la page

(Voir ici l’interview de Stéphanie)

Vie du réseau, agenda

Souscrivez à la campagne d’actionnariat populaire  de l’Après M

Nous vous en avons parlé dans les lettres précédentes et ils ont témoigné au forum précarité. Les militants de l’Après M lancent une campagne d’actionnariat populaire pour créer une SCIC par souscription. Deux vidéos expliquent  leur projet. Pour les écouter :

 Après-M acte 2 la SCI 

Apres-M acte 3 Chantier resto :

Pour souscrire en ligne c’est ici

L’action est à 25 €, et des actions supplémentaires sont proposées pour permettre à ceux qui n’ont pas les moyens d’être actionnaires. Notre collectif participe à la souscription et vous invite à faire de même.

Les ex-de Mac-Do de Marseille sont maintenant dans Reporterre, qui fait un superbe reportage parlant de « foyer vibrant de solidarité », et d’une « fourmilière de projets solidaires » Voir ici

Et les enfants des quartiers nord chantent  leur quartier passé de la forêt et de la campagne à la ville. A écouter  ici

Le 150e anniversaire de la Commune.

Rarement un épisode aussi bref aura laissé une empreinte si grande, et pas seulement en France. Dans un contexte tragique de défaite et d’occupation, la Commune fut une tentative inédite de pouvoir populaire, portée par l’espérance de la « vraie République », de la « République démocratique et sociale » où l’égalité et la souveraineté populaire ne seraient pas des mots creux. Beaucoup d’initiatives célèbrent cet anniversaire dont celle très belle de Dugudus qui ballade 50 figures grandeur nature de communards dans les rue de Paris. D’autres à retrouver sur le site des Amis de la Commune et celui de Jean-Paul Achard très complet (voir ici)

Achetez le disque de l’immeuble qui chante !

Souvenez vous de l’immeuble chantant à Grenoble,  la « chorale du 170 » qui durant le premier confinement organisait à 18 heures des concerts « à la vertical à l’horizontal »… avec les habitants chanter ensemble de chez soi, par la fenêtre…(voir Lettre Confinée N° 11). Eh bien, tout cela a cheminé heureusement vers un  disque que vous pouvez commander ici

Cette lettre ne dit pas tout : vous en trouverez beaucoup plus sur le site

Parlez-nous de votre action, faites nous part, de vos questions ou propositions

Vous pouvez aussi nous contactez sur contact(at)changer2cap.com