Comment agir face à l’explosion de la précarité ?

Lettre N°22, 6 février 2020

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Cette lettre « spéciale » s’ouvre avec l’annonce de notre Forum Précarité et se conclue comme vous en avez maintenant l’habitude, par quelques actualités porteuses d’espoir, de luttes et de réflexion.

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Trois temps d’échanges les 11 février, 25 février et 11 mars

La crise sanitaire et économique entraîne un accroissement exponentiel du nombre de chômeurs, de précaires et de personnes n’ayant plus rien pour vivre.

Cette explosion de la pauvreté n’est pas spécifique à la France et touche toute la planète. De nouvelles couches sociales, artistes, artisans, commerçants… rejoignent les millions de salariés privés d’emploi dépourvus de tout. Cette situation va en s’aggravant avec les vagues de licenciements en cours et à venir. La pauvreté est-elle seulement le symptôme durable du Covid, comme le dit le journal Libération ?

Pour nous, le Covid n’est pas le seul ennemi des peuples. Le néolibéralisme renforce et crée de nouvelles inégalités. La crise sanitaire sert de paravent à des attaques démocratiques, écologiques et sociales. Maintenant, le Ministre de l’Économie dit clairement que ce sera au peuple de payer la « dette ».

Afin de prendre la mesure de cette paupérisation et de dégager des pistes d’action communes, le Collectif « Changer de Cap » organise 3 soirées d’échange par Zoom. Vous êtes cordialement invité-e-s à participer à ces débats, en allant par zoom sur le lien :

Cliquez ici pour être directement connecté

Programme des trois soirées

 

Première séance, jeudi 11 février de 18h à 20h : L’évolution de la situation sociale, de la .pauvreté et de la précarité.

– Elle sera introduite par Patrick Cingolani, universitaire, auteur du Que-sais-je La précarité, sur les nouvelles formes de précarisation liées à la dérégulation néolibérale de la sphère du travail et à la dématérialisation, et complétée par Evelyne Perrin, économiste, présidente de Stop Précarité, sur l’explosion du chômage et de la pauvreté.

Seconde séance, le jeudi 25 février de 18h à 20h. Comment les précaires s’auto-organisent en comptant sur leurs propres forces

A partir d’un travail en commun avec les acteurs d’expériences locales, auto-organisées, porteuses d’alternatives (Terrain d’Entente à Saint-Étienne, ex-Mac-Do de Marseille, ex-Uber de Bordeaux, Chom’actifs,…). Comment, face à la pauvreté, à l’exploitation, à l’ubérisation, développer des démarches d’entraide, de solidarité, d’éducation populaire et de qualité de vie ?

Troisième séance, le jeudi 11 mars de 18h à 20h, Nouvelles formes de lutte, revendications et propositions

De nombreux mouvements de chômeurs et précaires ont multiplié les mobilisations au cours des derniers mois, ont posé des revendications qui tracent les contours  d’une autre politique. Il s’agit de les  soutenir et les faire connaître plus largement.

Pour chaque séance, on prévoit un temps d’apports ou de témoignages et un temps de débats, où chacun peut apporter sa propre expérience. D’avance merci de votre contribution à ces échanges et à la diffusion des actions mises en œuvre sur le terrain.

Adhérer/soutenir le Collectif pour construire l’avenir

Aujourd’hui, nous avons besoin de l’adhésion ou du soutien de tous ceux et celles qui partagent cette aspiration à résister et construire dans ce contexte difficile. Aussi nous vous sollicitons pour adhérer à l’association en 2021.

Votre adhésion est d’abord un soutien symbolique et financier et un partage de la démarche, pour l’élargir et la renforcer.

Ce soutien financier est précieux, car cela nous permet d’être indépendants. Nous avons fonctionné jusqu’ici grâce à l’engagement bénévole de plusieurs dizaines d’entre nous. Mais ce fonctionnement touche aujourd’hui ses limites compte tenu du développement du réseau.

On peut adhérer :

– au moyen du bulletin d’adhésion/soutien qu’on trouvera ci-joint, accompagné d’un chèque,

– ou par internet, en cliquant sur le lien suivant : adhérer/soutenir le collectif. Les montants sont indicatifs. Chacun peut les adapter en fonction de l’état de ses finances.

Les précaires s’organisent : quelques exemples d’initiatives solidaires

Vous en verrez plus sur notre site/ Actions porteuses d’alternatives : https://changerdecap.net/

L’ex McDo de Marseille est devenu un foyer vibrant de solidarité

Dans les quartiers Nord de Marseille, les anciens salariés du McDo Saint-Barthélémy ont transformé le lieu en plateforme solidaire. Réquisitionnés par ses anciens salariés, le restaurant et son drive ont permis pendant tout le confinement et jusqu’à aujourd’hui de distribuer des dizaines de milliers de colis alimentaires et des kits d’hygiène, préparés et distribués par des dizaines de collectifs et d’associations des quartiers alentour, sans aucune aide publique. Ici, on apprend à gérer la valeur humaine, le lien social, le soin, le complexe.

Notre seul héritage, c’est la précarité. Mais cette précarité, nous entendons la faire fructifier  en dignité, en formation, en solidarité, en activité sociale et économique, sous la forme d’une SCIC dont le profit appartiendrait à tous. Nous sommes créateurs de richesses, économiques et sociales. Dans un monde balkanisé par l’hyper-individualisme, nous faisons œuvre de pédagogie en réactualisant le partage et la solidarité  !

Nous en avons une vraie expertise, et nous sommes les seuls légitimes et les seuls à pouvoir le faire ici. Le nouveau restaurant se diversifie, avec des hamburgers végétariens et des ruches sur le toit. Désormais, dans cet espace, il y a des ordinateurs, des jouets, des livres, des gens qui viennent se réunir et se rencontrer, des associations qui se créent, des rêves qui s’élaborent et se concrétisent.

Voir ici l’article de Reporterre : Vous pouvez aussi suivre ici l’APRES-M sur Facebook.

Pour les aider il suffit de cliquer ici :

Livraisons à vélo : les coursiers créent des copératives à Bordeaux et dans 21 villes

Les ex-Uber de Bordeaux s’organisent. Leur coopérative « Les Coursiers bordelais » marche bien. Elle fait même des petits, à Strasbourg, Grenoble, Amiens, Rennes… et même en Belgique et en Espagne, Alors que les grandes plateformes imposent aux livreurs un statut d’autoentrepreneurs, Ces coopératives se développent dans une logique de solidarité et d’auto organisation. 21 coopératives de ce type se sont créées en France. Elles se sont regroupées dans Coopcycle (voir ici). A la clé, de meilleures conditions de travail et une gouvernance horizontale. Effet domino, certaines plateformes négocient maintenant avec leurs salariés leurs rémunérations et même des CDI. Voir ici l’article des Echos 

Solidarité, parrainage et autonomie avec C.H.0.3  à Marseille

Créé par quelques habitants et par l’An02 en 2019, le C.H.O.3 s’est étoffé – plus de 350 adhérents et 210 sympathisants. C’est un syndicat d’habitants tous terrain : Aide alimentaire, démarches administratives, accès aux soins, travail, discriminations, logement, école, transports, espace public etc… Plusieurs campagnes ont été couronnées de victoires. Un système de parrainage (le compagnonnage) a été créé pour développer la solidarité entre les habitants. Un habitant en aide un autre logeant à proximité : beaucoup d’aidés deviennent ainsi aidants.

Les membres construisent collectivement des réponses à leurs besoins urgents , puis passent de l’urgence à la constitution d’alternatives au système dominant en passant par la lutte pour conserver et gagner des droits. Ils définissent ainsi des stratégies d’actions qui permettent d’accéder à leurs droits.  Enfin, ils pensent et construisent collectivement des alternatives économiques et démocratiques. Le collectif travaille sur l’autonomie alimentaire, les logements délabrés, la politique d’urbanisme, les événements (expositions, fêtes, marchés).

La plate-forme téléphonique d’entraide pendant le premier confinement a permis à 2096 personnes (959 adultes et 1137 enfants de trouver une écoute bienveillante et des solutions. Lors du second confinement, avec 600 familles de plus cela devenait impossible. La permanence s’est limité à de l’information sur les démarches en mettant les institutions en demeure d’assurer leur mission

Voir ici le site

Les Gilets jaunes de Mirepoix organisent des journées du don avec les invendus du marché

A Mirepoix, une équipe active de gilets jaunes se réunit chaque samedi sur le coté du rond-point et organise des rencontres, des discussions, accueille les paroles.

« Tous les lundis, nous récupérons des invendus à la fin du marché, pour les redistribuer gratuitement à qui veut. Deux gilets jaunes cuisinent ce qui reste, font des conserves et une fois par mois nous faisons une journée du don. Avec ces actions, nous revenons à une solidarité à travers des dons en tous genres : partage et échange des idées, des savoirs, des astuces, des savoirs-faire et de produits. Nous reprenons aussi la place publique. Le but est d’apprendre à se reconnecter localement avant tout. Des échanges sont déjà en place avec un groupe de Foix ». 

L’arche d’Alice à Fréjus, un lieu à vivre

En 2013, L’Arche d’Alice investit les ruines de la Maison jaune à Fréjus, après les terribles inondations. « Donnez-nous des ruines, avec peu de moyens financiers et de bonnes doses d’huile de coude jointes au savoir-faire et au goût artistique de quelques bénévoles, nous en ferons des lieux à vivre accueillants et parfaitement intégrés ! »

Aujourd’hui, l’Arche d’Alice a réalisé notamment, sans aucune aide financière, un lieu à vivre qui propose un hébergement, une cuisine collective ; un jardin potager biologique, un atelier de réparation d’électroménager et d’objets divers, une boutique solidaire, des maraudes et la distribution de repas (Voir ici)

 

Terre d’errance, une solidarité active avec les migrants en zone rurale

Norrent-Fontès est une petite commune traversée par l’autoroute qui mène à Calais, à 60km.

Terre d’Errance, petite association de « chtis » y est née spontanément au vu de la détresse de celles et ceux qu’on appelle « les migrants », ces personnes exilées en transit qui traversent la France à la recherche d’un endroit où trouver refuge. L’association intervient plus particulièrement dans les campements de Norrent-Fontes et de Chocques, deux villages situés le long de l’A26, entre Béthune et Saint-Omer, dans les Hauts de France.

Terre d’Errance a trois objectifs : défendre les droits des personnes migrantes et de celles qui les soutiennent, informer et sensibiliser l’opinion publique sur le sujet des migrations internationales, venir en aide aux exilé.e.s en transit, sur le plan humanitaire et social. Voir ici la présentation 

Le magasin pour rien de la Maison de la Citoyenneté Mondiale à Mulhouse

Depuis 2002, la Maison de la Citoyenneté Mondiale favorise l’expression, libère les énergies, contribue à l’émergence d’un nouvel imaginaire collectif, en organisant des forums citoyens et de multiples débats, en prenant position avec la participation de tous sur des questions de fond d’actualité, en popularisant les valeurs et les initiatives des Citoyens du Monde. De multiples actions sont menées pour démontrer que l’économie doit être au service de l’Homme et que la monnaie doit retrouver sa fonction d’échange.

Là aussi de multiples actions ont été menées, basées sur l’entraide, le don et la réciprocité : SOS meubles, mutuelle de prêts solidaires, mise en réseau des expérimentations de monnaies complémentaires dans l’espace transfrontalier. Voir ici la page facebook 

 

 

Mobilisations et convergences entre gilets jaunes, écologistes, syndicats et associations

 

Granpuits Une alliance exemplaire entre écologistes, syndicats et associations contre Total.

Total voulait faire croire à sa reconversion écologique et protectrice des salariés. Pas de chance, son plan est décrypté dans un texte commun aux Amis de la Terre, à ATTAC, à la CGT, à Greenpeace et à la Confédération paysanne. 

C’est un tournant pour le mouvement écologiste de pouvoir allier le greenwashing de Total et de le dénoncer via le plan social avec les travailleurs! Avec les salariés, la mobilisation grandit. Voir ici le dossier des Amis de la Terre

Participez ici à la caisse de grève pour soutenir les raffineurs #SoutienRaffineursTotalGrandpuits

Soutenez l’IGPN citoyen, pour que les citoyens se fassent entendre au Beauvau de la sécurité

L’association IGPN citoyen, qui rassemble des policiers et des citoyens, a pour objectif de répondre à la question : « Quelle police ? » et de s’exprimer dans le Beauvau de la sécurité qui commence. Car bizarrement  le ministre de l’Intérieur a « oublié » les usagers du service public de la sécurité.

L’association IGPN citoyen a écrit pour demander de participer au #beauvaudelasécurité. Mais pour cela se concrétise, il est nécessaire de rassembler 30 000 soutiens.Pour soutenir cette démarche, c’est ici. Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en moins de 2 minutes : Voir ici le texte de la lettre d’Alexandre Langlois, président d’IGPN citoyen, adressée au ministre de l’intérieur

 

Début d’un mouvement national des non titulaires de l’enseignement supérieur et de la recherche

Le 5 février, une assemblée générale des non- titulaires l’enseignement supérieur et de la recherche a jeté les bases du mouvement national, quelques mois après les grèves des vacataires de la Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou, des non titulaires à la Bibliothèque Sainte Barbe, de l’Université Paris 3, de la Sorbonne Nouvelle, ainsi qu’à Dijon.

Recrutés au niveau Master pour seulement 6 mois, bloqués au Smic, sans protocole sanitaire… Voir ici la liste des revendications. Contacts : precairesesr_idf(at)riseup.net et collectif.nontitulaires(at)laposte.net 

Écologistes, Gilets jaunes et commerçants de Fournes tous mobilisés contre Amazon

Dans le cadre de la journée nationale « Stoppons Amazon », près de mille personnes ont manifesté à Fournès (Gard) samedi 30 janvier, là où le géant du commerce en ligne veut construire un immense entrepôt à proximité du Pont-du-Gard.

Le rassemblement était appelé par des associations écologistes, des syndicats et la confédération des commerçants de France.

Voir ici l’article de Reporterre

 

 

Consensus associatif, politique et syndical pour EDF 100% service public

Le collectif national pour un véritable service public de l’énergie est désormais constitué.

Le Collectif « Changer de cap » fait partie des nombreuses organisations qui le constituent, aux côtés des salariés en lutte. La mobilisation contre le projet « Hercule » de démantèlement d’EDF ne faiblit pas. La Commission européenne et le gouvernement français pensaient pouvoir finaliser en catimini ce démantèlement. C’est raté ! Malgré l’étouffoir sanitaire, la question est maintenant sur le devant de l’actualité. Voir ici les articles de L’Humanité, de Bastamag et de Franceinfotv

L’UFISC propose un Plan de revitalisation culturelle

L’UFISC regroupe plus de 2000 structures artistiques et culturelles sur une gamme très large d’activités :création et diffusion, action culturelle sur un territoire, création par l’artistique d’un espace public et citoyen, etc..

Beaucoup de ces structures sont en grande difficulté, alors qu’elles se battent pour la participation de tou·te·s à la vie artistique et culturelle. L’UFISC propose un plan de revitalisation culturelle Voir ici le plan

Comprendre et débattre

Journée de travail « Post-capitalisme, quelles stratégies et alternatives tangibles » avec Se fédérer.

Se fédérer organise une rencontre-débat en ligne sur le sujet le dimanche 7 février sur la question : Post-capitalisme, quelles stratégies et alternatives tangibles ? La situation est pétrie de contradictions : d’un côté elle est violente, parfois désespérante face à l’autoritarisme politique et la marchandisation généralisée. De l’autre, elle est porteuse d’alternatives tangibles, de pratiques concrètes en rupture avec cette logique, de réflexions nouvelles. Cette journée de travail est organisée pour contribuer à la mise en commun de ces alternatives.

de 10h30 à 13h, après une brève présentation des enjeux par l’équipe d’animation, libre tribune collective pour que chacun et chacune contribue à poser avec ses mots les termes du débat.

de 14h30 à 16h30, des moments en groupes permettront d’approfondir la discussion et de se rencontrer autour des conversations que nous aurons identifiées comme stratégiques à poursuivre.

de 16h30 à 17h30, restitution collective des avancées que cette rencontre aura permises.

Pour participer il faut cliquer  ici

La précarité, par Patrick Cingolani Éditions PUF

Patrick est notre intervenant du Forum Précarité du 11 février. Au-delà de l’analyse des sens de ce mot et des réalités qu’il recouvre, cet ouvrage montre que, s’il est nécessaire d’encadrer les flexibilités demandées par le patronat, de pallier la disparition des formes traditionnelles de solidarité, il est aussi urgent de faire droit aux discontinuités voulues par certains travailleurs qui tentent d’établir une nouvelle relation au travail. 9 euros PUF, coll. Que-sais-je.

« L’état du mal-logement en France en 2021 », Fondation Abbé Pierre, novembre 2020

La Fondation Abbé Pierre, dans son 26e Rapport, s’inquiète des difficultés croissantes que rencontrent les Français pour se loger, notamment les plus modestes, et montre comment la crise sanitaire amplifie le mal-logement en France  Voir ici le rapport

« Rapport sur la pauvreté en France », édition 2020-2021, Observatoire des inégalités, sous la direction d’Anne Brunner et Louis Maurin, novembre 2020

Après dix mois de crise sanitaire, économique et sociale, cette édition présente un état des lieux du niveau de la pauvreté fin 2020 et en évalue les impacts possibles. Des éclairages particuliers sont consacrés à la situation des jeunes ainsi qu’au niveau de vie dans les territoires d’outre-mer, souvent occulté. Voir ici le rapport :

 « Quelle évolution des droits à l’assurance-chômage ? Rapport pour l’IRES de Mathieu Grégoire, Claire Vives, Jérôme Deyris, juin 2020

Par cette recherche, Matthieu Grégoire, Claire Vives et Jérôme Devris visent à objectiver sur le long terme (1979-2019) les évolutions des droits à indemnisation des chômeurs en portant une attention particulière aux salariés à l’emploi discontinu. Voir ici le contenu  

Loi séparatisme » : les libertés associatives en danger !

En désignant à la vindicte une dizaine d’associations dont certaines sont soupçonnées d’islamisme radical, le projet de loi séparatisme porte gravement atteinte aux libertés de 1 400 000 associations, mettant en place un dispositif de contrôle, d’encadrement, et de sanction de l’action associative. Au sein de l’État certains en rêvaient depuis longtemps.

Les technocrates n’aiment pas la « pulvérulence associative », lui préférant la satellisation de quelques grands réseaux qui deviennent parties prenantes du système. Des conditions mises au versement des subventions, déjà bien réelles, deviennent légales. La dissolution d’associations devient possible sur la base de simples présomptions.

Une Coalition pour les libertés associatives a été constituée par des universitaires, des avocats et des associations. Elle a lancé un appel/pétition. Pour le signer c’est ici . La Coalition a également constitué un observatoire des libertés associatives, qui vient de sortir son premier rapport, à voir ici

Claire Juillet : Quand une agricultrice écrit à Yann Arthus Bertrand !

Claire est agricultrice en Saône et Loire à l’Earl du Paquier (élevage bovins allaitants, porcs plein air, maraîchage, agriculture biologique). Elle adresse ici un message “nécessaire” au photographe dont le discours repeint en vert des pratiques douteuses et dont les propos à charge contre une certaine agriculture est devenu inacceptable. Voir ici le texte de la lettre

Edgar Morin : Face au totalitarisme qui vient, créons de petites oasis de vie et de fraternité

J’ai été surpris par la pandémie, mais dans ma vie j’ai l’habitude de voir arriver l’inattendu. (…). La crise de la démocratie, la domination du profit illimité qui contrôle tout, ce n’est pas seulement dans des pays étrangers, c’est aussi chez nous. Nous voyons aussi se mettre en place tous les éléments d’un totalitarisme de surveillance, qui n’a plus rien à voir avec celui du siècle dernier.

Mais la crise favorise les forces les plus contraires. Je souhaite que ce

soient les forces créatives, des forces lucides et les forces qui cherchent de nouvelles voies qui puissent s’imposer bien qu’elles soient encore très dispersées et très faibles. À la veille de mes 100 ans, je nous souhaite force, courage et lucidité. Nous avons besoin de vivre dans des petites oasis de vie et de fraternité. Lire ici sa déclaration

Alain Supiot: Le contenu et le sens du travail sont des exigences de justice sociale

Professeur émérite au Collège de France, Alain Supiot, très critique sur l’affaiblissement de l’ordre public social, nous livre son analyse sur la crise sanitaire et l’avenir du travail sur le site de l’Université populaire de Toulouse. A lire ici

Un petit livre de Barbara Stiegler, De la démocratie en pandémie.

« Covid-19 n’est pas une pandémie. Il s’agit plutôt d’une «syndémie», d’une maladie causée par les inégalités sociales et par la crise écologique entendue au sens large ». Barbara Stiegler entame son dernier écrit ce livre par ces mots de Richard Horton, le rédacteur en chef de l’une des plus prestigieuses revues internationales de médecine:

Elle présente ce texte en précisant qu’elle ne l’a pas écrit seule. Celui-ci est né de  longues conversations entre collègues, chercheurs, enseignants, étudiants, soignants, citoyens, proches et amis, qui ont tenté d’élaborer ensemble, depuis neuf mois, la compréhension de ce qu’ils étaient en train de vivre.

3,90 euros, Gallimard, collection Tracts Voir le pdf du texte intégral joint.

Cette lettre ne dit pas tout : vous en trouverez beaucoup plus sur le site

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