Changer de  cap : quelles perspectives pour 2021 ?

Le Collectif « Changer de cap » s’est créé il y a 2 ans pour accompagner un immense mouvement de mobilisation des gilets jaunes et des marches pour le climat, en constituant une plate-forme de soutien logistique aux initiatives. Depuis 2019, cette mobilisation s’est traduite par de nombreuses luttes, de multiples actions sur le terrain et un énorme travail d’éducation populaire.

Avec la crise économique et sanitaire, nous constatons cependant que l’épidémie de Covid 19 est en train de bouleverser l’économie, les relations sociales, les rapports de force politiques, les formes de mobilisation. Le gouvernement, loin de tirer des leçons de cette crise, s’avère incapable de prendre en compte les enjeux écologiques et sociaux. Au contraire, il accélére la destruction des libertés et le passage à un capitalisme numérique et autoritaire, comme si le temps lui était compté avant la crise financière qui s’annonce.

Ces réponses préfigurent celles qui seront apportées aux grandes crises écologiques, géopolitiques ou démographiques à venir. C’est pourquoi il est décisif d’inventer dès à présent des réponses appropriées pour résister et construire, à travers des formes d’actions nouvelles.

Depuis quelques semaines, la peur recule, les mobilisations se multiplient (voir plus loin). Même si la poursuite de l’épidémie constitue un frein puissant, la solidarité et l’entraide se remettent progressivement en place. Ni la colère ni la fraternité n’ont disparu.

Les restrictions aux libertés font prendre conscience à beaucoup de l’importance des relations vivantes et d’un changement de nos modes de vie. Beaucoup réinterprètent avec responsabilité la distanciation sociale, car les échanges directs, les gestes physiques, les expressions du visage, les contacts corporels, les odeurs, le toucher, sont nécessaires à la communication humaine. Beaucoup souhaitent se libérer de la part du système qui est enracinée en chacun. De nombreux jeunes envisagent de changer de vie. La conscience écologique a fortement progressé.

Les habitants de la vallée de la Roya sont comme un symbole des actions nouvelles qui se multiplient dans nos sociétés dévastées. Loin de se décourager, ils reconstruisent et veulent faire de leur vallée un laboratoire de la transition écologique humaine, en comptant sur leurs propres forces. Cet exemple est pour nous une invitation à développer la solidarité, la résistance et l’autonomie.

Que peut faire le collectif ?

Le collectif a recensé plusieurs centaines d’actions comparables, qu’on trouvera sur le site. Il ne s’agit pas d’un recensement exhaustif, mais d’idées pour agir en donnant pour chacune quelques exemples.

Beaucoup des lecteurs des Lettres du Collectif nous disent que les informations qu’ils reçoivent sont porteuses d’espoir, en leur montrant qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils les rediffusent largement.

De nombreuses propositions alternatives ont été formulées depuis mars pour amorcer la reconstruction écologique, planifier et relocaliser, transformer les institutions, penser et bâtir le monde d’après. Toutes ensembles, ces propositions tracent les contours d’un changement de système, d’une autre logique à laquelle aspirent le plus grand nombre. Il est essentiel que ces convergences soient portées par tous les citoyen.ne.s, afin de faire pression sur les partis politiques.

Au sein du collectif, il y a accord pour éviter à tout prix le retour du désastreux face-à-face Macron-Le Pen en 2022, qui laisserait le champ libre pour la mise en place d’un pouvoir autoritaire, voire totalitaire, dont tous les instruments sont déjà en place. Nous estimons aussi que cette élection n’est pas suffisante pour amorcer la reconstruction sociale et écologique et que seule une large mobilisation permettra de l’imposer.

Mais le débat reste ouvert sur le chemin qui permettrait d’y parvenir. La situation n’est pas sans rappeler celle qui a prévalu avant le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, où un large rassemblement avait montré qu’il est possible de créer un mouvement majoritaire dans le pays malgré le matraquage médiatique.

Pour cela, il est nécessaire dès maintenant de multiplier les débats et les mobilisations autour des principales propositions qui font consensus, ou qui parfois restent à approfondir. Nous espérons modestement contribuer à aller dans ce sens, en constituant des groupes d’échanges et de discussions autour des principales questions faisant débat, à partir de l’inventaire des propositions réalisé par le Collectif en 2020, qui est aussi sur le site. Nous souhaitons également organiser à nouveau des rencontres dès que ce sera possible, sans doute l’été prochain.

Il s’agit de permettre à chacun d’y voir plus clair sur des questions de fond ou d’actualité. Par exemple, un groupe se met en place sur les conséquences dramatiques de l’accroissement du nombre de pauvres, de chômeurs et de précaires et sur la façon de se mobiliser. Mais bien évidemment cela ne suffit pas. Une action à long terme, de nature culturelle, est nécessaire pour retrouver du sens et faire émerger une autre logique.

Nous espérons pouvoir tenir une assemblée générale à la fin du mois de février avec tous ceux qui auront adhéré à l’association d’ici là, afin de discuter collectivement de ces orientations au vu d’une situation qui ne cesse d’évoluer.

C’est pourquoi nous vous invitons tous ceux et celles qui le souhaitent à venir nous rejoindre et a participer à ce travail collectif.

Didier Minot

Adhérer/soutenir le Collectif pour construire l’avenir

Aujourd’hui, nous avons besoin de l’adhésion ou du soutien de tous ceux et celles qui partagent cette aspiration à résister et construire dans ce contexte difficile. Aussi nous vous sollicitons pour adhérer à l’association en 2021.

Cette adhésion est d’abord un soutien symbolique et financier et un partage de la démarche, pour l’élargir et la renforcer.

Ce soutien financier est précieux, car cela nous permet d’être indépendants. Nous avons fonctionné jusqu’ici grâce à l’engagement bénévole de plusieurs dizaines d’entre nous. Mais ce fonctionnement touche aujourd’hui ses limites compte tenu du développement du réseau.

On peut adhérer :

– au moyen du bulletin d’adhésion/soutien qu’on trouvera ci-joint, accompagné d’un chèque,

– ou par internet, en cliquant sur le lien suivant : adhérer/soutenir le collectif. Les montants sont indicatifs. Chacun peut les adapter en fonction de l’état de ses finances.

Quel cap pour « Changer de cap ? une interview à Sud-Radio.

Le Collectif a pu intervenir le 2 janvier au matin sur Sud-Radio, lors de la Matinale animée par Laurence Garcia, pour préciser que veut dire pour nous Changer de cap. Une intervention qui résume bien nos priorités actuelles. Pour écouter l’émission (7’) c’est ici  

Des victoires ces dernières semaines

Cette fin d’année 2020, aussi dure soit-elle, est marquée par des victoires, parfois au terme de mois et d’années de luttes. Ne manquons pas de nous en réjouir. Elles montrent qu’aujourd’hui les actions juridiques sont des armes essentielles, en s’appuyant sur la contradiction entre les pratiques et les droits. Elles montrent aussi l’importance d’une action tenace dans la durée.

Bastamag a fait un dossier pour leur donner l’écho qu’elles méritent, face à un rouleau compresseur médiatique qui tend à écraser nos espoirs et notre énergie. Voir ici le dossier de Bastamag

Interdiction des drones, première victoire sur la loi de Sécurité globale 

Le Conseil d’État a ordonné le 22 décembre au préfet de police de Paris Didier Lallement de cesser d’utiliser les drones pour surveiller les manifestations, à la requête de la Quadrature du net. Un coup dur pour la préfecture de police de Paris, mais il reste beaucoup à faire.

Mediapart publie l’ordonnance dans son intégralité. « Cette interdiction est une victoire sans précédent, se réjouit Bastien Le Querrec, membre de La Quadrature du Net. C’est un retournement du rapport de force. Jusqu’ici, la volonté gouvernementale était d’aller plus loin dans la surveillance en accumulant les textes sécuritaires. Cette ordonnance y met un frein ». Voir ici l’article de Médiapart 

SOS Méditerrannée : L’Ocean Viking peut de nouveau sauver des vies

L’Océan Viking est enfin libre de poursuivre sa mission de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, après cinq mois de détention administrative en Italie.  Les autorités italiennes l’ont jugé conforme à leur interprétation des règles de sécurité maritimes. Les équipes de SOS Méditerranée vont donc pouvoir reprendre leurs opérations de sauvetage.

Cette bonne nouvelle est aussi un espoir pour les autres navires humanitaires toujours bloqués, à qui Changer de cap apporte son soutien entier. Plus que jamais la présence des associations en Méditerranée est essentielle pour sauver des vies. Pour suivre SOS Méditerranée c’est ici

Migrants : le tribunal administratif de Marseille sanctionne la PAF pour refus de soigner à la frontière franco-italienne

Le tribunal administratif de Marseille a sanctionné à son tour la police des frontières. Plus de 30 associations regroupées dans l’ANAFE alertent et co-signent une pétition contre le refus d’assistance médicale et juridique aux personnes exilées enfermées à la frontière franco-italienne. Voir ici le communiqué de l’ANAFE.  Pour suivre la campagne contentieuse c’est ici : #DetentionArbitraire

Comprendre

Enquête sur la gestion politique ou sanitaire de la crise du COVID : comment échapper au double écueil de la propagande officielle et du complotisme.

Les amis du monde Diplo d’Aix-en-Provence organisent une série de rencontres sur Zoom pour poursuivre la bataille des idées en période de Covid. La première rencontre aura lieu le samedi 23 janvier à 15 heures avec Laurent Mucchielli, sur la gestion politique ou sanitaire de la crise du COVID : comment échapper au double écueil de la propagande officielle et du complotisme. Charger ici le lien pour se connecter 

Rappelons qu’un débat avait lieu sur ce thème au séminaire du Collectif Changer de cap à Montceau-les-Mines en août dernier. 

Quels vaccins anti-covid19, quelle efficacité, quels  risques ?

Dans un document « questions-réponses » de 18 pages, la Société de Pathologie Infectieuse de langue française traite une série d’interrogations légitimes. Un document, parmi d’autres, utile donc pour s’approprier ces enjeux, originellement à destination des soignants mais lisible par tous. Voir pdf joint

Notre système alimentaire est-il fragile ?

Alors que le dernier confinement a mis en lumière la fragilité de notre système alimentaire et notre dépendance aux marchés mondialisés, la question de l’autonomie alimentaire a émergé dans le débat public. De quoi retourne-t-il ? L’autonomie alimentaire est-elle possible, ou même souhaitable Trois émissions intéressantes de France Culture sur le système alimentaire en France, qu’on peut réécouter ici (28’ chacune):

Notre système alimentaire est-il fragile ?  

Que mangerons-nous en 2021 ?

A L’école comestible, manifeste pour une éducation alimentaire

 Le vrai bilan des multinationales

Dans une interview au Parisien, Geoffroy Roux de Bézieux patron des patrons, proclame sa volonté d’inventer le monde d’après. Heureusement, l’Observatoire des multinationale a publié en fin d’année, « Le vrai bilan de multinationales ». Celui-ci révèle les profonds déséquilibres qui continuent de caractériser la stratégie des grandes entreprises françaises, notamment en matière d’accaparement des richesses par les actionnaires et les dirigeants, l’abîme qui sépare trop souvent les professions de foi publiques du CAC40 et la réalité des faits, de l’égalité entre hommes et femmes à la sauvegarde du climat. Il met en évidence le ruissellement d’argent public en leur direction. Une mine de chiffres et d’arguments, à consulter ici

Comment les forces de l’ordre ont saboté la manifestation du 12 décembre

Le samedi 12 décembre 2021, une journée de manifestations calmes contre la loi « Sécurité globale » a été fortement perturbée par de multiples charges sans sommation des manifestants. Alors qu’Emmanuel Macron continue de parler en toute occasion de « violence légitime et proportionnée », Mediapart a collecté et analysé des centaines de vidéos. Son enquête démontre le caractère illicite de plusieurs dizaines de charges policières effectuées ce jour-là et documente les arrestations arbitraires de manifestants, les coups portés sans raisons et la communication mensongère de Gérald Darmanin, notamment au regard du bilan judiciaire. Voir ici l’analyse rigoureuse de Mediapart

Dernière minute : 34 manifestants portent plainte le 12 janvier pour « atteinte arbitraire à la liberté individuelle », « entrave à la liberté de manifester ». Elles affirment avoir été arrêtées sans motif. Voir ici

Construire

Une sylviculture douce, c’est possible

Reporterre présente deux formes de gestion de la forêt contrastées à travers deux dossiers.

Le premier concerne la désastreuse politique forestière du gouvernement qui pourrait se résumer ainsi : « On va détruire des forêts pour planter des arbres ! » Voir ici .

Le second restitue l’expérience menée par Didier Paillereau au Valtin, dans les Vosges. Celui-ci pratique une sylviculture douce qui concilie économie, régénération naturelle et biodiversité, dans une perspective de long terme. Voir ici l’article de Reporterre

La SCIC à l’ex Mac Do à Marseille, du fast-food à la justice sociale

L’ancien McDo de Marseille-Saint Barthélémy est devenu à Noël un « fast-food social ». Réquisitionné lors du premier confinement par d’anciens salariés avec le soutien des riverains et de nombreuses associations,  il est maintenant le centre d’un projet conjuguant une banque alimentaire et un lieu d’insertion professionnelle, au sein d’un arrondissement où le taux de pauvreté dépasse les 40%.  Une SCIC sera bientôt constituée pour pérenniser le projet. Cliquez ici pour en savoir plus sur l’origine du projet . Voir aussi l’article de Made in Marseille : et celui de 20 minutes 

Bordeaux : La coopérative des ex Uber

D’anciens coursiers ont souhaité s’émanciper d’Uber Eats et Deliveroo. Après deux ans, leur activité, d’abord fondée sous la forme d’une association est devenue maintenant une coopérative. Parmi les fondateurs, Arthur Hay, qui fut « éjecté des plateformes » à cause de son engagement syndical à la CGT, nous dit : « Il n’y a pas besoin de payer des livreurs comme des merdes en contournant le droit du travail pour monter une entreprise qui est viable ». Voir ici l’article de Brut

Mulhouse. le Magasin pour rien organise une journée spéciale jouets pour Noël

Comme chaque année, le Magasin pour rien, créé il y a 10 ans par la Maison de la Citoyenneté Mondiale a organisé une journée spéciale sur les jouets de Noël. Le principe est simple : tout le monde peut venir prendre gratuitement des jouets et les objets qui ne servent plus à d’autres. Le Magasin pour rien fonctionne comme un échange de dons, à l’image d’une gratiferia. Voir ici le clip de présentation

La reprise des mobilisations

La reprise de la mobilisation se manifeste par de nombreux rassemblements, grèves, pétitions. Ces actions répondent aux très nombreuses opérations de démantèlements, licenciements, remises en cause des droits qui sont menés en catimini, dans le silence assourdissant des médias. L’information est centrée exclusivement sur le COVID et les vaccinations, entretenant la peur et l’isolement, cultivant le désespoir et décourageant les manifestations. Et pourtant les actions se multiplient et il y a des raisons d’espérer. Nous essayons de restituer ici un peu d’information sur les actions en cours.

Projet Hercule de démantèlement d’EDF : les agents en grève, mais tous les citoyens sont concernés

Le projet Hercule est depuis longtemps dans les tuyaux. Il prévoit le démantèlement d’EDF en laissant à la charge de l’action publique les secteurs déficitaires et en privatisant ceux qui peuvent être sources de profit. Aujourd’hui, la Commission européenne et le gouvernement français accélèrent le mouvement, profitant du contexte général, et discutent discrètement de la mise en œuvre de cette opération.

Les agents seront de nouveau en grève le 28 janvier, pour signifier leur refus de la casse, après deux premières journées de grève le 26 novembre et le le 10 décembre. 

Mais ce projet n’est pas seulement le problème des salariés. Tous les citoyens sont concernés. Une pétition a été ouverte à l’Assemblée nationale.  Elle doit recueillir 100 000 signatures pour qu’une étude approfondie des revendications soit entreprise devant les députés. Pour signer ici la pétition c’est ici

A Grandpuits (77), greenwashing et casse sociale chez Total

Le géant pétrolier Total annonce qu’il va convertir son site historique de Seine-et-Marne en une plateforme de production de biocarburant et de bioplastique. Depuis le 7 janvier, les salariés de la raffinerie Total de Grandpuits ont voté la reconduction de la grève dénonçant la casse sociale et un mensonge écologique.

En effet, il ne suffit pas de brandir la transition climatique pour justifier la destruction d’emplois. Un appui leur est apporté dans une tribune signée conjointement par la CGT Grandpuits, Les Amis de la Terre France, Greenpeace France, Attac France, Union syndicale Solidaires, FSU, Oxfam France, La CGT, Confédération paysanne. Voir ici l’article de Libération, et aussi celui de Ouest-France

Triangle de Gonesse : les terres à nouveaux menacées. RDV le 17 janvier

Les spéculateurs ne renoncent pas à s’approprier les terres du triangle de Gonesse même après leur défaite judiciaire.

Les résistants à Europacity ne lâchent rien non plus. Ils se donnent rendez-vous le dimanche 17 janvier pour faire le point et défendre leur projet qui permet d’assurer l’avenir agricole de ces terres. Un dimanche festif comme ils en ont l’habitude. Télécharger le document pour participer.

.

Journée de mobilisation dans la santé le 21 janvier

L’ensemble des professionnels de la santé et du médico-social sont appelés à faire grève le 21 janvier, ce jour-là. Outre les inégalités du Ségur de la santé, les moyens humains et matériels font toujours défaut. Le gouvernement reste arc-bouté sur son plan de privatisation de la santé malgré les fiascos successifs et les promesses contradictoires. Voir ici les informations pour participer à cette journée.

Loi dite « sécurité globale ».: marches des libertés le 16 et journée de mobilisation le 30 janvier

La Coordination nationale « Stop loi sécurité globale » , qui regroupe 44 organisations, appelle à une Marche des libertés le samedi 16 janvier partout en France, puis à une grande journée de mobilisation le 30 janvier. Le 28 novembre dernier, nous étions 500 000 pour dénoncer le caractère liberticide de cette loi « sécurité globale ».

Voir ici la déclaration commune de la coordination #StopLoiSecuriteGlobale et les lieux de manifestation pour le 16 janvier, et des précisions pour la suite sur le site de la LDH . Le Collectif « Changer de cap » s’associe bien sûr à ces manifestations. En complément, une plate-forme a été mise en service pour interpeller les députés et les sénateurs.

Les assistants d’éducation (AED) en grève à partir du 19 janvier

Après une grève nationale historique en 2020, en fait la première depuis l’existence de leur statut, les AED devraient remettre le couvert en cette rentrée avec les mêmes revendications. La trentaine de collectifs que compte l’hexagone avait décidé mi-décembre d’une journée de grève le 19 janvier.  Voir ici les précisions

Manifestation nationale à Paris contre les licenciements le 23 janvier

Les plans sociaux (PSE, PDV) se multiplient depuis des mois, avec des mobilisations, le plus souvent localisées au sein des entreprises concernées. Une douzaine de structures syndicales d’entreprises (TUI, General Electric, Transdev, Cargill, etc.) et de fédérations (CGT Commerce, Sud-PTT) se retrouvent à 14 h le 23 janvier devant l’Assemblée nationale pour réclamer l’interdiction des licenciements Voir ici.

Journée de grève dans l’éducation le 26 janvier

Cinq syndicats enseignants (FSU, FO, CGT, SUD, SNCL) appellent à une journée de grève le 26 janvier, dans un contexte de grande colère et de défiance de la communauté éducative vis-à-vis de son ministre. Voir ici les informations détaillées

Journée de grève interprofessionnelle le 4 février

Trois syndicats de salariés (CGT, FSU, Solidaires) et cinq organisations de jeunesse (UNEF, MNL, FIDL) appellent à une journée de grève interprofessionnelle le premier jeudi du mois de février. Celle-ci dite de « convergence et de renforcement des luttes » conclura deux semaines de mobilisations sectorielles la précédant.

Agenda, livres, réflexions

Les 19èmes Rencontres de Die et de la Biovallée 2021 « Agir ensemble pour des Territoires Vivants »

L’association Ecologie au Quotidien œuvre depuis 2003 à  développer une éco-citoyenneté et impulser des projets sur le territoire. Les Rencontres de Die qu’elle organisent chaque année ont pour but de sensibiliser à l’impact de nos modes de vie, de nos comportements sur l’environnement, la santé et la société, de proposer des alternatives à la portée de chacun. Compte-tenu des circonstances sanitaires, elles seront organisées en plusieurs temps forts sur l’année 2021. Le premier d’entre eux se tiendra du 29 au 31 janvier.

Voir le site des rencontres Ecologie au quotidien  et le programme compleréflexions

De la démocratie en Pandémie – Barbara Stiegler – Gallimard

Le nouveau livre de Barbara Stiegler parait le 14 janvier. Après « Du cap aux grèves », ses travaux sur le néolibéralisme,  en pleine crise des Gilets jaunes et leur écho en période de pandémie, prétexte à une offensive sur les libertés individuelles. Pour patienter, on peut écouter ici son interview sur France-Culture sur la situation de l’université et des étudiants, le tournant numérique qu’elle dénonce comme défaiseur de sens et producteur de nouvelles inégalités. « Le capitalisme numérique – y dit-elle – est le grand gagnant de crise sanitaire. Il est donc temps que nous nous emparions de ce constat pour faire du numérique une question politique majeure. »

Slavoj Žižek, Nous avons besoin d’une “réinitialisation” socialiste, pas d’un «grand reset» du capitalisme

Dans un texte publié par l’Autre quotidien, le philosophe Slavoj Žižek nous invite à réfléchir sur les voies d’une l’alternative qui ne soit pas simplement la prolongation de l’existant, face au capitalisme, qu’il soit totalitaire, à visage humain ou philanthropique, dans une réflexion qui prenne en compte l’incertitude dans laquelle nous plongent la pandémie de covid19 et la perspectives des crises à venir. A lire ici

 

Cette lettre ne dit pas tout : vous en trouverez beaucoup plus sur le site en allant ici

Faites nous part ici de vos questions, critiques, propositions

Vous pouvez nous contactez sur contact(at)changer2cap.com