Lettre N°16 ; 21 août 2020

Les perspectives pour septembre :

Agir localement, se remobiliser

Après un repos bien nécessaire, revoilà la lettre du Collectif !! Pour préparer cette lettre, nous avons interrogé une quinzaine de membres actifs du collectif ou animateurs de groupes locaux.

Même si c’est la pause de l’été, on constate un certain épuisement. Partout la mobilisation fond comme le neige au soleil. Certains groupes de gilets jaunes ont disparu, parfois minés par des conflits de personnes. Les plus actifs se regroupent au niveau départemental. Certains militants sont perdus, ne savent pas quoi faire ni où se tourner faute de perspectives stratégiques.

Cela reflète l’abstention massive des classes populaires lors des municipales, danger majeur pour la démocratie. La perte de confiance et le désespoir rendent à nouveau certains citoyens réceptifs à tous les discours de gourous, démagogues ou délirants comme de l’extrême droite.

Cependant, beaucoup s’investissent dans de nouvelles actions (médias citoyens, panneaux photovoltaïques, circuits courts, etc.). Les groupes d’entraide nés pendant le confinement n’ont pas disparu. Les initiatives citoyennes, les circuits courts qui se sont développés tendent à se pérenniser. La mobilisation est moins visible, mais elle devient plus organisée.

Un certain nombre de collectifs locaux préparent la rentrée, et la mobilisation peut repartir, car la colère est toujours là. Les manifestations vont reprendre contre les fermetures d’entreprises, les décisions iniques, l’absence de véritable plan santé, etc.. Mais il n’est pas sûr que que cette mobilisation soit massive, car beaucoup sont menacés par le chômage et la précarité, et la reprise du COVID 19, bien que réelle, est une aubaine pour interdire les manifestations, remettre en cause les acquis sociaux, cultiver la peur.

Par ailleurs, après les élections municipales, de nombreux groupes continuent de se situer dans l’opposition et la construction d’actions autonomes, mais un certain nombre de municipalités citoyennes ont été élues, regroupant à des degrés variables des forces politiques, des membres d’associations, syndicats, des gilets jaunes, etc. autour d’un programme écologique et social de rupture. Certaines mettent souvent en place des conseils de citoyens, s’appuient sur leurs propositions, élergissent les commissions municipales. Cela ouvre de nouvelles perspectives d’action.

Enfin, dans la période qui s’ouvre, les difficultés vont se multiplier pour les précaires, les étrangers, les personnes isolées, les habitants des quartiers, etc. Il est possible que le gouvernement soit contraint à un reconfinement partiel. L’entraide et la solidarité au quotidien restent essentielles pour briser la solitude où nous enferme ce système et pour nous affirmer comme un peuple solidaire.

Face à cette situation, que peut faire le collectif ?

Le premier besoin est de retrouver l’espoir, de se soutenir mutuellement dans un esprit de fraternité. La perte d’espoir est aussi liée à l’illusion qu’avaient certains de pouvoir renverser le cours des choses par la seule force des marches pour le climat ou d’un soulèvement populaire,. Beaucoup de militants prennent conscience aujourd’hui de la nécessité de passer par les urnes pour rompre avec le capitalisme financier, lutter contre le réchauffement climatique, reconstruire un monde vivable et solidaire, refonder la démocratie, c’est-à-dire changer le système. Maiis cela suppose de convaincre les classes populaires d’aller voter.

Mais il faut pour cela des perspectives claires, des engagements communs, une crédibilité. La convergence sociale mais aussi politique est plus que jamais nécessaire. Elle est en train de s’amorcer à travers le développement de multiples collectifs nationaux (Plus jamais çà, CNNR, Se fédérer, PEPS, Tous ensemble, etc.) qui pour le moment travaillent parallèlement, mais qu’il est essentiel de faire converger.

Pour y contribuer, nous avons inventorié les multiples propositions formulées depuis le mois de juin pour « changer de cap ». L’objectif n’est pas de définir un programme à la manière d’un parti mais de faire ressortir les débats déterminants pour que chacun s’en saisisse et se fasse une opinion. Il est essentiel de les approfondir sur le terrain au sein de groupes citoyens, et pas seulement dans des négociations d’appareils.

Ce numéro met l’accent sur les expériences porteuses d’alternatives, avec l’objectif de vous faire découvrir la richesse et la diversité des actions menées sur le terrain et de constituer une boîte à idées pour agir localement. Ces multiples actions communes : solidarités de voisinage, luttes pour l’emploi et les droits, coopératives, jardins partagés, etc. montrent qu’il est possible par soi-même de changer les choses. Elles constituent un puissant facteur d’espoir et d’éducation populaire, à condition de bien expliciter leur sens.

Toutes ces questions vont être débattues aux rencontres qui vont se dérouler à Montceau-les-Mines à la fin de la semaine prochaine, du 28 au 30 août. Qu’entend-on par changer de cap ? Quelles actions prioritaires ? Comment mettre en relation toutes les initiatives locales, les luttes et les réflexions ? L’objectif est de mieux se mettre au service des différentes initiatives.

On vous attend !

Didier Minot

Président de « Changer de cap »

Participez au séminaire « Changeons de cap », il reste quelques places

Ces rencontres ont pour objectif de se se connaitre, dans un climat fraternel et convivial, et de réfléchir aux priorités  du Collectif, en relation avec les collectifs citoyens et de gilets jaunes, les mouvements et les collectifs citoyens et écologiques.

Le vendredi 28 après-midi après un temps d’accueil, Henri Sterdyniak interviendra sur « Le monde d’après, comment changer de cap ? » . Son intervention sera suivie d’un débat pour préciser quels changements de cap vise le collectif, les lignes rouges à ne pas franchir et les élements essentiels sur lesquels se rassembler.

Le samedi 29 août, après une introduction présentant l’historique du collectif et les objectifs du séminaire, la matinée sera consacrée à un tour de table où chacun pourra se présenter et dire ce qu’il attend du collectif et du séminaire. Les points forts de ce tour de table seront débattues l’après-midi. Laurent Mucchielli interviendra ensuite sur le thème « La crise du COVID 19, révélatrice du délabrement de notre système de santé ».

Le dimanche 30 août, 3 ateliers auront pour objet le matin de préciser les outils et la communication (Lettre, page Facebook, site), les relations avec les collectifs locaux/les correspondants, les synergies avec les organisations nationales et les autres collectifs nationaux. L’après-midi nous essaierons de préciser l’implication de chacun et les moyens du collectif nécessaires dans l’année à venir.

Pour s’inscrire c’est ici

Entraide, solidarité, auto-organisation : l’action des collectifs locaux

Il est difficile de voir comment évolue l’action des collectifs locaux pendant le mois d’août où beaucoup sont en pause. Mais les actions n’ont pas cessé, et déjà en cette fin de mois les réseaux sociaux contribuent à la remotivation des « troupes ». Un regain de publications y est observable.

Syndicat de la montagne limousine. Après le camp de Lacelle, de nombreux rendez-vous sont prévus

Du 17 au 19 juillet s’est déroulé le second camp d’été organisé par le Syndicat de la montagne limousine et les gilets jaunes d’Ussel et de la Montagne. 200 personnes sont passées pendant ces 3 jours pour participer à un atelier, une plénière ou à l’ensemble des travaux. Une série de rendez-vous ont été fixés :

Eau. Le groupe Eau du Syndicat se retrouve le samedi 5 septembre à 12h à l’Atelier, à Royère-de-Vassivière.

Éducation. Un groupe éducation s’est créé pendant le camp. Il travaille sur les prévisions de la rentrée scolaire.

Santé. Le groupe santé, déjà constitué, se réunit en septembre.

Personnes âgées. Un groupe de réflexion se créé sur les conditions de vie des personnes âgées, sujet passé sous silence au cours des dernières années.

Éoliennes. Des habitants des communes de Janaillat et de Saint-Dizier-Masbaraud invitent les personnes opposées aux projets d’éoliennes industrielles à une promenade sur un site choisi pour recevoir 6 machines de 150 m (avec pique-nique à l’ombre).

Carte des productrices et producteurs locaux. La mise en place d’une carte, discutée au cours du camp, pourra servir de support à une rencontre entre les partenaires de la filière afin de développer les ventes de produits locaux dans les épiceries et autres points de vente. (Projet analogue à celui réalisé au Creusot-Montceau-les-Mines, voir ci-dessous).

Actions. Comment agir sur le terrain, réagir quand c’est nécessaire, ne pas perdre le fil des manifestations qu’on entreprend ou qu’on rejoint ? Un groupe action s’est constitué, qui se réunit le 29 août à Tulle, en parallèle des rencontres « Trop tard pour être pessimiste ! Éco socialisme ou effondrement », et compte ensuite se retrouver tous les mois

Demain Messimy (01) : poulailler collectif et veille sur le PCAET, en lien avec la nouvelle municipalité

Dans la commune de Messimy-sur-Saône (1200 habitants), l’association Demain Messimy s’est réunie 2 fois depuis le confinement. Elle avait travaillé avant les municipales sur un projet de transition écologique, mais n’a pas pu constituer une liste. Elle projette de monter un poulailler collectif et de travailler sur le plan climat-airs-énergie-territorial (PCAET), désormais obligatoire au niveau intercommunal, pour faire un travail de veille et formuler des propositions complémentaires. Le nouveau maire, qui fait partie de l’association, se dit favorable à ces projets. (de notre correspondant)

Dimanche 30 août Gratiferia à Auxerre

Une gratiferia est organisée le 30 août à Auxerre, par l’association La Cagnolle. Une gratiferia, c’est un marché gratuit, non commercial, destinée à susciter la sobriété et à encourager la consommation responsable en ne prenant que ce dont on a besoin. Les objets proposés doivent être en état de marche. Le 30 août, de 10 heures à 18 heures, échange gratuit de vêtements, livres, chaussures, vaisselle, fournitures scolaires, jouets, jeux, outils… avec les mesures de distanciation habituelles. Voir ici pour plus de précisions 

L’atlas des producteurs locaux Creusot Monceau est accessible en ligne

Après une année de travail et de contacts, l’association Creusot-Montceau en transition a mis en ligne son atlas atlas des producteurs en vente directe du territoire Creusot-Montceau , sous forme d’une carte dynamique et évolutive !

Cette mise en ligne a pu se faire en avril 2020, pendant le confinement, permettant à de nombreux habitants de s’approvisionner au moment où ils en avaient le plus besoin, et à des producteurs d’écouler sans difficulté leur production alors que les circuits normaux étaient interrompus.

Présence maintenue sur le rond-point de Saint-Sauveur (Isère) 

Les GJ du rond-point de Saint-Sauveur n’ont jamais cessé leurs activités, avec la présence tous les samedis et dimanches, de 10 à 16 h d’au moins 3 personnes, pouvant aller jusqu’à 8. Le soutien de la population est toujours là. Des personnes de tous horizons s’arrêtent, discutent et repartent. Des petites opérations sont menées sur le pont de l’autoroute pour saluer les voitures avec les gilets jaunes, avec des réponses, des appels de phares, des klaxons, des gestes positifs. Cela reste très modeste pendant ce temps de vacances mais démontre que le mouvement ne s’éteint pas (de notre correspondante)

Pyrénées-Orientales : « Avenir gilets jaunes » devient « Mieux vivre en PO »

Pyrénées-Orientales : « Avenir gilets jaunes » devient « Mieux vivre en PO » (MVPO). Le groupe se réunit les jours prochains pour préparer un programme d’action, et notamment l’événement du 17 novembre (2e anniversaire de la naissance du mouvement) de façon organisée et conséquente. Il participe activement à la mise en place d’une coordination régionale Languedoc (voir ci-dessous)

Rencontre « citoyens en lutte », coordination régionale Languedoc des gilets jaunes

La 3e rencontre « citoyens en lutte » se déroule dimanche 23 août au lac du Salagou (près de Clermont l’Hérault), avec un pique-nique partagé, et des ateliers l’après-midi, pour se rencontrer, partager, dialoguer, échanger. Chacun amène son matériel de pique-nique.

Comme tous ne pourront pas participer physiquement à cette rencontre, une partie des échanges de la coordination régionale se passe en visio.

Les participants débattront particulier de ce qui peut se passer le 12 septembre, de la participation à la 6e ADA à Paris et de la préparation du 17 novembre et des actions à mener.

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Mobilisations, luttes et actions estivales

Même au cœur de l’été, des mobilisations sont relativement nombreuses pour construire des actions porteuses d’alternatives ou lutter contre les fermetures d’entreprises, les décisions iniques, l’absence de véritable plan santé, la mise en place accélérée du capitalisme numérique, etc.

6 mois après Plaintel, la région Bretagne appuie la création d’une SCIC pour être autonome en masques, à l’initiative de US Solidaires

Après la fermeture de l’usine de Plaintel, l’Union syndicale Solidaires des Côtes-d’Armor s’est fortement mobilisée. Non sans résultats. Le projet de « Coop de masques » sort de terre sur l’ancien site d’Alcatel à Grâces, près de Guingamp. Il vise une capacité de plus de 30 millions de masques sanitaires par an, avec la participation de la Région, du Département des Côtes d’Armor et des entreprises de la région grosses utilisatrices. L’objectif est de rendre la Bretagne autonome en production de masques. Un appel est lancé aux citoyens bretons pour la souscription de 100 000 parts de 50 €. Le projet est piloté par Guy Hascouët, missionné par la région. La production devrait démarrer en novembre. Voir ici l’article des Echos

L’assemblée de Corse demande un moratoire pour le déploiement de la 5G , bientôt imitée par d’autres

L’Assemblée de Corse a voté à l’unanimité, le 31 juillet dernier, une demande de moratoire sur le déploiement de la 5G dans l’île. Une position de précaution qui fait écho à un débat national et mondial (voir ci-dessous) et à la polémique qui se déchaine localement autour d’installation d’antennes 4G sur le plateau du Cuscionu et aux aiguilles de Bavella. Voir ici

Il faudra certainement s’interroger sur la validité juridique de ce moratoire, compte tenu des compétences respectives de l’État et de l’assemblée de Corse. Mais ce vote a valeur de manifeste politique, comme l’avait été la décision de Daniel Cueff, maire de Langouet, d’interdire les pesticides à moins de 150 m des habitations, De nombreuses municipalités, à commencer par Bordeaux, envisagent de voter des moratoires contre le déploiement de la 5G, tout en sachant qu’ils sont illégaux Voir ici pour plus de détails

Faut-il gagner la course à la 5G ? Pétition citoyenne

Dans Les Lignes bougent, Julien évalue un article bien argumenté les avantages et les inconvénients de la 5G. Pour se l’approprier, les grands opérateurs ont engagé une course contre la montre sans se préoccuper des effets sur la santé, avec la multiplication des émetteurs, sur l’environnement, avec une accélération de la consommation énergétique, et sur le contrôle accru de la société, en mettant en place la possibilité d’un système totalitaire permettant de contrôler nos actes ou nos opinions politiques. Une pétition citoyenne a été lancée. Pour signer c’est ici

Briser l’omerta : 15 journalistes bretons s’unissent face aux pressions de l’agro-industrie

Quinze journalistes bretons viennent de créer le collectif Kelaouiñ — Kelaouiñ signifie « informer » en breton — qui lutte pour la liberté d’informer sur l’industrie agroalimentaire en Bretagne. Menaces, pressions, poursuites judiciaires, auto-censure… Ils dénoncent l’omerta qui règne autour du secteur agro-industriel et la difficulté d’exercer leur métier. Ils réclament la création d’un observatoire régional pour la liberté d’informer intégrant des journalistes, mais aussi des citoyens, des chercheurs. Un projet salué par le président de la région Bretagne, qui se dit « très attaché à la liberté de la presse ». Voir ici l’article de Reporterre

Dijon : Nouvelle relaxe pour les Faucheurs Volontaires d’OGM

Deux Faucheurs Volontaires de Côte-d’Or étaient poursuivis pour refus de prélèvement d’ADN et d’inscription au fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). La question essentielle est le respect des libertés publiques et l’atteinte à la vie privée. En effet, ce fichier n’a pas vocation à ficher les militants. écologistes ni à réaliser un quelconque fichage d’opinions. Devant le Tribunal correctionnel, les accusés ont plaidé l’illégalité de ce fichage, inutile et disproportionné. Le tribunal correctionnel a annulé les procès-verbaux et donc l’ensemble de la procédure pénale.

Ce jugement renforce une jurisprudence aujourd’hui clairement établie, le fichage ne peut pas être systématique, il doit être justifié par les besoins de l’enquête pénale et proportionné au but recherché. Pour voir le communiqué c’est ici.

faucheurs OGM rec

Week-end de résistance festive contre le projet de port au Carnet (Loire Atlantique)

Au Carnet, en Loire-Atlantique, un projet de grand port maritime prévoit la destruction de 51 ha de zones humides en bord de Loire, des dragages massifs pour remblayer 500 000 m³ de remblai, l’artificialisation de 110 ha de zones naturelles pour l’aménagement d’un Parc éco-technologique en zone submersible. Pour organiser la lutte contre ce projet destructeur, un week-end de résistance festive est organisé les 29 et 30 août par Confluence des luttes de l’Ouest et Stop Carnet. Pour participer c’est ici

Appel à boycotter le forum « agir pour le vivant »

Isabelle Frémeaux et John Jordan, universitaires en rupture qui vivent sur la ZAD de Notre-Dame-des Landes, lancent un appel a déserter le forum « Agir pour le vivant », organisé à Arles du 24 au 28 août avec le soutien de plusieurs entreprises et banques (BNP Paribas, La Poste, le Compagnie Nationale du Rhône, RTE, Mirova, fond d’investissement de Natixis pour l’environnement), mais aussi les Parcs naturels régionaux, l’Agence française de la biodiversité, etc. Parmi la longue liste d’intellectuels et artistes qui appellent à participer à ce forum, Pierre Rahbi, Dominique Bourg, Edgar Morin, Cyrille Dion, Joël Labbé. Les auteurs de l’appel leur écrivent en amis pour les alerter sur leurs douteux sponsors, « malgré un programme irrésitible ».

L’appel est relayé par PEPS (pour une écologie populaire et sociale) qui explique que « cet événement est symbolique des contradictions de ce capitalisme vert » qu’il dénonce. Pour voir l’appel c’est ici

Contre la multiplication des licenciements dans l’hôtellerie et l’intégration du personnel en sous-traitance, manifestation le 1er septembre devant l’hôtel Ibis Batignolles

Alors que les licenciements commencent à pleuvoir dans l’hôtellerie, les groupes hôteliers utilisent la situation pour annoncer des suppressions de postes.

Le groupe Accor par exemple, a annoncé la suppression de 1000 postes (465 millions de bénéfices en 2019). Les salariés en sous-traitance (femmes de chambre, équipiers et gouvernantes sont sacrifiées en priorité. À l’hôtel Ibis Batignolles, depuis 14 mois, ceux-ci sont en grève pour demander l’internalisation des postes et le paiement au temps passé et non à la chambre (illégal), et plus largement pour exiger le respect de leur dignité, d’origine immigrée ou pas. Le 1er septembre à 12 heures, soyons nombreux à le soutenir devant l’hôtel Ibis Batignolles. Voir ici l’appel de syndicat CGT des hôtels de prestige

Cette lettre ne dit pas tout : vous en trouverez beaucoup plus sur le site

changerdecap.net

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