Economie solidaire et partagée

La ville grecque de Volos met en pratique un système économique alternatif

La ville grecque de Volos (100 000 habitants), met en pratique un « Réseau d’échange et de solidarité » depuis maintenant 2010. L’idée de base est partie des multiples expériences de communautés de troc, qui échangeaient produits et services sans utiliser de monnaie. Dans le cas de Volos, l’idée fut perfectionnée avec la création d’une plate-forme d’échanges, le TEM (Unité alternative locale) adossée à un système informatique au fonctionnement aussi simple qu’efficace dans ses résultats. les mouvements entre vendeurs et acheteurs sont inscrits sur un compte grâce à Internet, sans commission ni intérêts. « ce qui est important c’est que les gens se connaissent et qu’il existe une confiance mutuelle. Notre initiative est motivée d’abord par la nécessité de mettre en application nos valeurs et de changer le système économique actuel. Le réseau a été pensé comme une forme alternative d’échanges économiques. Cette organisation ne procède pas tant de la situation économique que de la nécessité de constituer une alternative faisant face à l’actuel système capitaliste.

Voir ici l’article de Mediapart

VOLOS (Grèce) ; n°105 ; 2012

Saint Etienne : la Fourmilière, supermarché coopératif et solidaire

À La Fourmilière, les fourmis font bien des provisions mais en plus, elles sont solidaires. Le principe est simple : tout client du magasin possède des parts sociales et s’engage à donner chaque mois trois heures de son temps. En échange, il peut y faire ses courses, participer aux processus d’achats et bénéficier d’un panier moyen « de 12 à 40 % moins cher que chez la concurrence ».. « Nous privilégions les produits bio et locaux mais aussi l’inclusivité, explique Pierre-Édouard Garbe, l’un des coordinateurs du projet stéphanois. Quelques denrées sont trop chères pour certaines bourses. Nous proposons donc aussi des produits accessibles. » Ouvert depuis le printemps 2019, le supermarché coopératif ne désemplit pas. Voir ici l’article

42 000 Saint-Etienne, n°255 ; 2019

Quand des gilets jaunes remettent en état un moulin pour faire une micro centrale hydro-électrique

Lassés de l’absence de réponse à leurs revendications, les gilets jaunes d’Auriol (Bouches du Rhône) ont décidé d’agir par eux-mêmes, sans attendre, tout en continuant d’exiger de nouvelles politiques nationales.

Ils ont suscité la création d’une coopérative, pour réaliser des jardins partagés, mais aussi et surtout pour remettre en état un moulin pour en faire une micro centrale hydro-électrique. Cette démarche commune entre gilets jaunes, écologistes et citoyens est appuyée par Enercoop. L’étude technique est en cours.

Le projet s’appuie sur l’exemple du Moulin Marie-Thérèse de Velaux, dans le pays d’Aix. Avec l’aide de Provence énergie citoyenne, 200 coopérateurs ont collecté 170 000 € de contributions (pour 9000 habitants), pour un coût total de 700 000 €. Le Moulin alimente alimente 150 foyers en énergie verte. La rentabilité est de 4 % par an, après avoir constitué des réserves pour mettre en place d’autres projets.

Ardelaine, une SCOP équitable, solidaire du territoire du monde et  des générations futures

Ardelaine est une SCOP solidaire qui a réussi à relancer le travail de la laine dans la moyenne montagne de l’Ardèche. En 1975, 7 jeunes gens ont racheté la dernière filature de la laine de la région, trouvée par hasard, qui tombait en ruine. Ardelaine emploie aujourd’hui 35 personnes et s’approvisionne auprès de 150 éleveurs.

Le développement de l’entreprise se fait par la diversification des activités. D’abord centrée sur la production, Ardelaine a organisé sa commercialisation à travers un réseau de 2000 correspondants acheteurs. Un atelier de tricotage et de confection de vêtements a été créé à Valence en 1986. La dernière réalisation marque bien la solidarité avec le territoire. L’unique restaurateur de Saint-Pierreville partant à la retraite, Ardelaine a crée un lieu de restauration et d’accueil des touristes, en lien avec le territoire (emplois locaux, produits bio issus de la région)

Le projet développe une quadruple solidarité :

  • au sein de l’entreprise, par l’égalité des salaires et la rotation des tâches,
  • au sein de la filière par des relations équitables avec les producteurs, les transformateurs et les consommateurs,
  • avec le territoire en développant des activités porteuses d’emplois et en utilisant les produits locaux,
  • avec le monde entier et les générations futures en développant une approche écologique et en pratiquant un commerce équitable.

Ardelaine est également un lieu d’éducation populaire à une autre vision de l’économie. Des dizaines de stagiaires sont passés par là et des milliers de visiteurs visitent chaque année le musée de la laine créé sur place en 1991.

Voir ici le site d’Ardelaine

7190 SAINT-PIERREVILLE ; n°13 ; 2015

La coopérative citoyenne Céléwatt fait de Brengues (46) une commune à énergie positive

Entre causses et vallée, à l’ouest de Figeac, la commune de Brengues (213 habitants) est située dans le parc naturel régional des Causses du Quercy. La commune, vit du tourisme et de l’exportation de moutons, souhaitait œuvrer à son échelle pour la transition énergétique : aujourd’hui elle produit de l’énergie à l’échelle d’une communauté locale. L’idée de créer un petit parc solaire est née en novembre 2015, à l’initiative de cinq habitants de la vallée dont le maire de Brengues, Jean-Luc Vallet. « J’avais repéré, explique-t-il, une friche de 6.000 m2 appartenant à la commune et à proximité immédiate de lignes électriques, donc particulièrement bien placée pour implanter un parc solaire villageois ». Inauguré en juin 2018, le parc solaire citoyen de Brengues, dans la vallée du Célé, couvre l’équivalent de la consommation électrique de 220 personnes, hors chauffage, avec une installation au sol de 250 KWC. Soutenue par le Parc naturel régional des Causses du Quercy, la commune est labellisée Territoire à énergie positive (Tepos). Voir ici l’article de Territoires-Conseils

46320 Brengues, n°256 ; 2019

Créer une coopérative  citoyenne d’énergie

Les coopératives d’énergie citoyennes sont des coopératives agissant dans le secteur de l’énergie, qui organisent une production d’énergie décentralisée, écologique et indépendante des grandes firmes, contrôlées par les citoyens. C’est là une forme de participation citoyenne au niveau communal ou régional. Elles organisent l’installation et l’exploitation d’installation destinées à produire de l’électricité ou de la chaleur à partir d’énergies renouvelables. D’autres projets concernent l’installation de centrales à cogénération (avec mise en place d’un réseau de chaleur), ou la participation citoyenne à des régies municipales d’énergie, ou encore l’achat et l’exploitation de réseaux de gaz ou de courant électrique. 

Voir ici l’article de Wikipedia, qui donne des ex en Allemagne et en Belgique

Une épicerie de proximité en SCIC

A Savennières, près d’Angers, le conseil municipal décide en 1998 d’investir dans la construction d’un magasin-épicerie au centre du village (budget : 412.000 euros financé par 65% de subventions, 20% d’emprunt et 15% d’autofinancement communal). Deux commerçants l’exploitent mais il est mis en liquidation judiciaire en juillet 2007. Des habitants décident alors de relancer l’activité sous la forme d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) en pariant sur la motivation des futurs clients. Les sociétaires sont répartis en quatre collèges : les clients (161 familles), les 2 salariés, les mécènes (50 personnes hors commune) et les collectivités locales. Çà marche…   Coordonnées et contacts : c’est ici

49170 SAVENNIERES ; n°42 ; 2017

Une forte demande de paysans-boulangers  

« A pourvoir : emploi nécessitant de nombreuses compétences théoriques et pratiques, mais pas en informatique. Goût pour les travaux agricoles, le feu de bois et la relation commerciale. Sens de l’organisation et master en débrouillardise vivement recommandés. Débouchés garantis. Revenus suffisants pour vivre. Liberté assurée. » 

Cette annonce alléchante a déjà séduit des centaines de jeunes et de moins jeunes, en quête d’un travail à la fois manuel et intellectuel, basé sur la maîtrise de A à Z de la fabrication d’un produit à haute valeur symbolique ajoutée. Sur les marchés, le pain prend désormais ses aises aux côtés des autres produits transformés par les confrères : jus de fruit, fromages, bières, volailles, etc.D’après Antoine Deransart, ce n’est que le début : « Je n’ai encore jamais vu l’un d’entre eux, une fois installé, ne pas arriver à vendre le pain qu’il produisait. Il y a toujours une forte demande dans la plupart des régions. On peut facilement imaginer un paysan boulanger dans chaque canton. Faites le calcul : le potentiel d’emplois est considérable » 

Voir sur Bastamag : rencontres avec ces paysans qui privilégient l’autonomie, et dont le développement fait grincer les dents des lobbies agro-industriels. (Cet article est tiré du numéro de septembre 2019 du magazine L’âge de faire, partenaire de Basta !. Son dossier est consacré à la boulangerie.)