Agriculture et alimentation

Des consom’acteurs à travers un Groupe d’Achat Solidaire : le GASP (Meurthe et Moselle)

« Il était une fois, en ouvrant notre frigo, nous nous sommes dits que nous en avions RAS-LE-BOL, MARRE, ASSEZ d’avaler des produits insipides, bourrés de cochonneries, complètement aseptisés, qui venaient de l’autre bout du monde, et certainement pas à pied. Alors, nous avons eu une idée : le groupe d’achats solidaires ». Le GASPL récupère, pour celles et ceux qui veulent acheter solidaire et local, la production d’agriculteurs bio ou travaillant dans l’agriculture paysanne du bassin environnant Longwy, achète à des prix producteurs et revend à +15 % (« C’est juste pour tous »). Au menu : ni pesticides, ni insecticides : «Pour ceux qui en utilisent encore un peu, on les accompagne et les pousse à franchir le pas » Les productions proposées sont très variées : Les produits fermiers courants mais aussi du pain bio, de la tomme de chèvre, du miel, de la bière artisanale, du chou blanc et du cèleri rave en biodynamie, etc . L’association se compose de membres actifs dénommés  »consom’acteurs » qui s’engagent à oeuvrer bénévolement à la réalisation des objectifs de l’association. Les producteurs, organismes institutionnels (collectivités territoriales notamment) et organisations associatives, syndicales ou d’ESS, sont des membres partenaires qui disposent d’une voix consultative. Voir ici le site

 

54870 VILLERS LA CHEVRE ; n°70 ; 2010

Circuits courts en Ile-de-France avec Alterconso et le GIE Bas Normand

Les groupes Alterconsos de région parisienne sont nés début 2004, de l’initiative de François Dufour, ancien porte-parole de la Confédération paysanne et de citoyens souhaitant soutenir une agriculture paysanne de qualité. Depuis 2010, 700 familles, regroupées en 11 groupes Alterconsos en Ile-de-France, sont approvisionnés une fois par mois par 15 producteurs bas normands réunis dans un GIE, en vente directe, à partir des commandes qu’elles ont faites par ordinateur. Les taches de distribution et de répartition sont effectuées à tour de rôle par des volontaires. L’objectif est de fournir aux familles une alimentation de qualité, mais aussi de proposer un mode de consommation alternatif à celui de la grande distribution. C’est aussi un facteur de re-création de lien social. Enfin, le réseau a sauvé plusieurs producteurs de la faillite. Chaque adhérent participe une fois par an au déchargement du camion et à la répartition des lots entre les points de vente. Sur chaque point de vente, des adhérents aident à tour de rôle à la réception, la distribution, à la gestion des commandes, à la répartition… Ils rencontrent le plus possible les paysans pour discuter de leur métier, de leur avenir, du projet commun de distribution. Voir ici le site d’Alterconsos Val de Bièvre

94240 L’Haÿ-les-Roses ; n°39 ; 2019

Court-Circuit à Grenoble :  producteurs, commerçants et consommateurs s’organisent dans la proximité

Créé en 2007, Court-circuit est un réseau qui associe des producteurs, des distributeurs et des consommateurs de l’Isère, pour réduire les intermédiaires et les distances d’approvisionnement, tout en apportant de la souplesse et du choix aux consommateurs. Le principe est simple : les producteurs locaux proposent leurs produits en fonction des saisons. Court-circuit les répartit chez les distributeurs urbains : épiciers, maraîchers indépendants de l’agglomération grenobloise (Sassenage, Meylan, Claix,…) ou producteurs sur les marchés. Des emails préviennent  les adhérents de la disponibilité des produits : il ne reste plus à chacun qu’à se déplacer pour en profiter. Le projet est en pause depuis 2013, pour cause de maladie de son promoteur, mais  l’idée peut être reprise.Voir le site

38100 GRENOBLE ; n°50 ; 2013

Une exploitation maraichère bio d’insertion, pour fournir aux habitants des quartiers à petits prix une alimentation saine

Comment rendre accessibles des légumes de qualité pour les habitants des quartiers à des prix accessibles ? L’Association Régie Urbaine (ARU) d’Angoulême a créé à Basseau une exploitation maraîchère bio, qui est un chantier d’insertion avec une équipe de 10 à 12 salariés. Elle produit des légumes, des fruits (fraises, melons), des jeunes plants de fleurs et de légumes. L’ARU vend sa production de légumes bios sur une esplanade au cœur d’un quartier d’immeubles sans commerces, et sur de véritables marchés dans différents autres quartiers. Une véritable dynamique citoyenne s’est mise en place autour de ces stands avec de nombreux partenaires locaux. Associés à ces ventes, des mardis santé sont organisés dans la salle de la Maison du Bien-être. Les thèmes de santé communautaire qui sont développés lors de ces rendez-vous sont élaborés le premier jeudi de chaque mois lors d’une rencontre entre habitants, élus et professionnels. Voir le site

16000 ANGOULEME ; n°216 ; 2019

Mouans-Sartoux : les cantines scolaires 100% bio ne coûtent pas plus cher

Située dans les environs de Cannes et de Grasse, la petite commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) a cette particularité d’avoir été la première en France dont les cantines scolaires servent des plats 100% biologiques, produits sans intrants chimiques. Avec une régie agricole dédiée écoulant les 20 tonnes de sa production annuelle, elle a  su mettre en place d’astucieuses solutions d’organisation pour réduire et recycler ses déchets, et démontre que cela ne coûte pas plus cher. Voir l’article et le lien

06000 MOUANS-SARTOUX ; n° 254 ; 201

Développer des cantines  cantines scolaires bio avec les CIVAM : l’exemple de  l’Ariège

En Ariège, depuis 2000, deux cantines ont été pionnières pour l’introduction des produits biologiques dans leur menu : la cuisine centrale de la communauté de communes du Séronais (300 convives/jour) et la cantine Las Parets de Pamiers (600 convives/jour). Cela a permis de proposer une nourriture plus saine aux enfants (repas équilibrés, avec des produits de saison, minimisant les additifs alimentaires), de les éduquer à une consommation responsable, de soutenir l’économie agricole en s’approvisionnant auprès des producteurs locaux … Voir ici les exemples

Les CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) accompagnent les structures qui souhaitent se lancer dans la démarche. Et elles ont mis en place depuis 2012 une mission Restauration Collective, qui propose un conseil individualisé aux collectivités. Depuis 2014, un travail complémentaire sur le gaspillage alimentaire est également proposé aux sites de restauration collective en lien avec leur projet de restauration biologique locale. En 2016, suite à ces initiatives, de plus en plus de cantines se lancent dans cette démarche : des crèches, des cantines d’écoles primaires, des collèges, des lycées… Sur ces bases, une quinzaine de sites ont mis en place des repas bios. Ces initiatives peuvent naître d’une demande des parents, de la volonté du cuisinier ou des élus d’améliorer la qualité des repas et de favoriser des circuits courts d’approvisionnement. Voir sur le site les appuis proposés et l’adresse d’un CIVAM près de chez vous

09240 LA BASTIDE DE SEROU ; n° 243 ; 2017

Un grand jardin partagé, lieu de lien social, de pratques écologique et d’éducation citoyenne

Depuis plus de 15 ans, l’association « Vivre à Aniane » (Hérault (3000 habitants, dans la sphère d’influence de Montpellier) fait vivre un grand jardin partagé, et multiplie les initiatives pour renforcer les liens sociaux entre les habitants du village. Au départ, une cinquantaine de jardiniers cultivent leur parcelle sur un terrain privé (1ha) loué par l’association. Puis plusieurs activités se greffent sur cette activité : production collective de plants, échange de recette de cuisine, de graines, de conseils sur les pratiques respectueuses de l’environnement. Une serre est construite pour élever les plants. Un fond documentaire est constitué. Aujourd’hui c’est le support de multiples initiatives : éducation à la nature et à la sauvegarde de l’environnement, gratiferias, soirées débats…Voir  ici le site

34150 ANIANE ; n°189 ; 2019

Apprendre la cuisine aux jeunes générations… et aux moins jeunes

Face aux injonctions de la publicité pour les plats préparés, il est possible, même pour des gens très occupés, de cuisiner par soi-même. Cela revient bien moins cher et permet de mieux manger, en  réduisant radicalement la quantité de sucre, de sel, de matières grasses que nous ingérons. Cela permet aussi de retrouver des saveurs authentiques, et de goûter le plaisir de faire soi-même en choisissant les produits que l’on mange. Enfin, cuisiner des produits locaux et de saison c’est se préoccuper de l’impact de notre alimentation sur notre environnement. Dans cet esprit, « Nos assiettes, notre avenir » organise à Pontault-Combault (77) et dans 16 autres villes des ateliers de Cuisines Collectives avec des produits locaux et de saison, que chacun rapporte ensuite chez lui. Bien plus qu’un atelier cuisine, ce sont de vrais moment d’échanges et de création, de prise de confiance en soi et de mise en avant de ses compétences. Les ateliers sont ouverts à tous, à partir de 7 ans. En effet, beaucoup de jeunes sont conditionnés à manger des plats préparés, des sucres et des féculents et ne savent plus ni choisir les fruits et légumes ni cuisiner. L’éducation dès le plus jeune âge est très importante pour donner aux enfants le goût des fruits, des légumes, d’aliments variés, et orienter leurs préférences culinaires. Voir le site 

77340 Pontault-Combault ; n°198 ; 2017

Développer le lien social et la convivialité grâce au compostage en ville

La Régie de quartier Habiter Bacalan à Bordeaux (33), créée par des habitants en 1997, gère une aire de compostage au pied de la résidence du Port de la Lune, avec un double objectif : impulser de nouveaux comportements pour réduire à la source les déchets ménagers, mais aussi créer du lien. Le projet est né de la demande du bailleur qui voulait créer du lien entre les habitants de la résidence du Port de la Lune qui ne se parlaient pas beaucoup et avaient mauvaise réputation. La Régie a proposé de créer une aire de compostage comme lieu de rencontre et le projet a été retenu. Les habitants peuvent apporter leurs épluchures ou leurs déchets de jardin pour l’un des dix bacs à compost. Cette réalisation de base pour des apéritifs participatifs qui sont organisés et pour entretenir le petit carré potager attenant, ou pour les ateliers cuisine et dégustation. La Régie organise chaque année le Festicompost, une fête de quartier autour du compostage animée avec d’autres associations. Depuis 2015, la Régie récupère aussi les déchets alimentaires chez des commerçants. Six tonnes de déchets sont récupérés à l’année dans cette aire située en pied d’immeubles, et les actions menées par la Régie de quartier contribuent à désenclaver la résidence et à créer de la convivialité. Voir la page facebook de la régie de quartier

33300  BORDEAUX ; n° 209 ; 2017

A Rosières (43), une crèche associative cultive l’éveil des saveurs dès le plus jeune âge

Le personnel de la crèche « Le pays imaginaire » a toujours été sensibilisé par l’écologie et l’équilibre alimentaire. Depuis mai 2003, la transmission des valeurs autour du repas constitue la dynamique de la structure associative. Le projet « cuisinons les saveurs » développe une véritable dimension pédagogique autour du repas (autonomie de l’enfant, partage des tâches, informations liées au menu, conception de plats ludiques…). Il repose sur la consommation de produits naturels, assurant une alimentation saine et équilibrée. Les contacts avec des fournisseurs locaux favorisent les « circuits courts », la sélection de produits naturels sans pesticides. La préparation sur place fait appel à l’imaginaire dans la présentation. Ainsi, il n’est pas rare qu’une poire au sirop se transforme en « hérisson savoureux, prêt à être croqué ». Le projet s’étend également aux activités de jardinage, à des échanges avec les parents. Des contacts ont été pris avec la maison de retraite à proximité pour faire découvrir de nouvelles recettes. L’ambition est d’évoluer vers des ateliers de cuisine et la transmission de valeurs familiales. Voir ici l’article

43800 ROSIERES ; n° 191 2016