Education populaire

Buoux (Vaucluse) Une colonie de vacances citoyenne école de tolérance

De 2002 à 2013, l’association Intolérage a œuvré pour développer la tolérance dès le plus  jeune âge, à l’initiative d’institutrices des quartiers nord et ouest de Marseille. 

Constatant que les exclusions entre groupes d’origines commencent dès la maternelle, elles ont organisé chaque été dans le château de Buoux, dans le Luberon, des séjours de vacances citoyennes pour des enfants de 4 à 11 ans et pour des ados de 15/17 ans venant de ces quartiers.

Des vacances citoyennes pour se construire ensemble et lutter contre toutes les formes de racisme. Les enfants pouvaient vivre à leur rythme, apprennaient à choisir leurs activités, voter des projets, élaborer ensemble leurs règles de vie. Ils pouvaient s’exprimer à travers des bilans hebdomadaires en petits groupes et des conseils de délégués. Les activités principales étaient le cirque et la nature.

Malheureusement, en 2012, le Conseil général a mis fin à l’expérience en asséchant la trésorerie de l’association (retards systématiques de versements des crédits alors même que le gouvernement multipliait les appels à la mobilisation des associations dans les quartiers de Marseille. Mais elle peut encore inspirer d’autres actions.

L’objectif est de contribuer à l’éducation des jeunes en les incitant à adopter des comportements citoyens et à cultiver le respect de l’autre, le droit à la différence, la tolérance, le partage : « Je me respecte, je te respecte, je respecte la nature, je donne mon avis, je dis non, j’aide les autres…Lire ici la suite

http://www.123sejours.com/organisateurs-sejours-enfants-ados-presorg_494.html

Université populaire de Grigny (91)

En février 2019, les gilets jaunes de l’Essonne ont créé une université populaire qui se réunit à Grigny. Tous les mois, un thème est abordé sous forme de débat, avec un intervenant et des participants pas seulement gilets jaunes : militants associatifs, élus, syndicalistes… La municipalité de Grigny a mis à disposition une salle et assure un appui matériel, sans intervenir sur les orientations. 

Le théâtre, des solutions à des situations bloquées (T’OP à Lille)

Le Théâtre de l’opprimé met en évidence une situation d’oppression, une injustice. Certain-e-s tentent de changer la situation, d’autres sont passifs-ves, d’autres encore s’opposent au changement. Un-e comédien-ne qui facilite le débat théâtral, pose la question aux spectateurs/trices : « de qui êtes-vous solidaires ? » et « comment lutter pour que cela change ? ». 

A Lille (mais aussi dans d’autres villes), l’association « T’OP-Théâtre de l’Opprimé » propose des représentations de théâtres-forums créés et joués par les comédiens de l’équipe, des stages de formation, produit des théâtres-forums avec des groupes.

Chacun est invité à monter sur scène pour essayer sa proposition, en remplaçant le personnage dont il/elle partage la volonté, et fait une tentative réelle. D’autres interventions suivront, peut-être contradictoires. Ensemble, le groupe cherche des solutions pour briser l’oppression. 

Voir le site

59000 – n°176 – 2020

AMATRAMI accompagne et forme les travailleurs migrants  dans la Meuse

L’association meusienne d’accueil des travailleurs migrants (A.M.A.Tra.Mi) déploie ses activités sur l’ensemble du département de la Meuse.

Le premier objectif est de développer l’autonomie et faciliter la vie quotidienne. Cette intégration passe aussi par une aide dans les domaines juridiques et administratifs, notamment pour les questions de naturalisation et de citoyenneté.

De nombreuses activités en découlent : alphabétisation, accompagnement Scolaire en langue française, santé, code de la Route, informatique et Internet. L’association participe ainsi à une meilleure connaissance de la France par les jeunes primo-arrivants, les femmes et les personnes-âgées issues de l’immigration.

Amatrami agit aussi auprès de toute la population meusienne pour lutter contre le racisme, les discriminations, par des actions culturelles et artistiques : des expositions, des fêtes Interculturelles, des rencontres entre populations, des séjours d’étude à l’étranger, des interventions en milieu scolaire.

Voir le site   55100 VERDUN, N°9, 2020

Intermèdes : une pédagogie sociale interculturelle en milieu ouvert

L’association Intermèdes Robinson, créée en 2005, a pour objectif de promouvoir des expériences de vie sociale, éducative et communautaire  accessibles à tous. A l’origine de ce projet, un constat :  » les enfants et les familles précaires sont de plus en plus exclus des structures et espaces collectifs qui avaient été mis en place pour eux ». L’association a démarré son action à Longjumeau  en milieu ouvert, dans les espaces extérieurs pour les enfants et les parents (pelouses des immeubles, terrains vagues…)

Des actions très diversifiées sont inventées à partir de l’écoute, des attentes et des propositions des personnes rencontrées : soutien éducatif et scolaire aux enfants déscolarisés et précarisés, actions éducatives et d’éveil auprès de familles vivant en hôtel social.

Des productions maraîchères sur des terrains délaissés deviennent des espaces conviviaux et d’éducation à l’environnement, cuisine de rue, ateliers culinaires s’adressant aux familles en précarité alimentaire, groupes de parole etc.

L’association a développé a progressivement ses activités à des  bidonvilles, hôtels sociaux, espaces publics des quartiers, jardins communautaires, et aux villes mitoyennes de Massy et Chilly.

Voir  la présentation détaillé

Voir  le site 

91160 LONGJUMEAU ; n°74 ; 2020

Terrain d’entente (42) construit des initiatives émancipatrices avec les plus méprisés

Terrain d’Entente développe une démarche de Pédagogie Sociale dans le quartier le plus pauvre de St Etienne. C’est une pratique qui interroge les formes conventionnelles de l’intervention sociale,  et remet en question les manières de faire et de penser « qui vont de soi ». C’est une pédagogie de la proximité, de la réciprocité, de l’amitié.

Il s’agit  de  mettre en évidence le profond délitement de notre organisation sociale qui ne sait plus prendre en compte les aspirations de tous ceux qui sont le plus impactés par ce système toujours plus inégalitaire, injuste, violent. Un système qui abandonne tous ceux qui souhaitent par dessus tout faire partie intégrante de la société et y apporter leur contribution.

Aux premiers jours du confinement, malgré la conscience d’avoir à traverser une « catastrophe » ,  les membres de Terrain d’entente ont accepté , avec cette lourde réduction de nos libertés, de participer à l’ effort collectif commun.

Comment sortir d’une situation de victimes de la violence sociale pour construire les solidarités concrètes, reprendre en main nos conditions de vie pour une vie plus digne, où chacun se sent partie prenante ?

La précarité est un vécu si contraignant que la tendance pour une personne qui la subit est de renoncer à des besoins fondamentaux comme l’alimentation de qualité, l’accès à la santé, à la culture… Cette situation, où les familles renoncent à leur propre devenir est de plus en plus répandue. Pour ce qui concerne  le fonctionnement des établissements  scolaires , il est est complètement étranger à la compréhension de certaines familles ; pour ce qui concerne des retards de prestations de différents services administratifs où les agents sont injoignables  ….

A Terrain d’Entente, chaque fois que possible, on rend visible ce qui est caché pour que la situation telle qu’elle est vécue par les familles soit prise en compte.   

Chaque année,  des activités sont développées ; ellesi partent des aspirations, des envies, avec la participation active des enfants, des jeunes, des adultes.

Le Livre « la voix-e des femmes » (Ed. Le social en fabrique, Josiane Gunther) Voir ici

Voir le site

42000 – 2020

APICED, des actions pour les populations précarisées franciliennes

APICED milite pour l’émancipation individuelle et collective des populations précarisées et des travailleurs/ses migrant-e-s francilien-ne-s avec des actions de défense des droits (accompagnements socio-administratifs et juridiques / permanences juridiques de proximité), d’accès aux savoirs (conférences/projections-débats) et de soutien aux projets de développement des associations de migrants dans les pays d’origine.

De multiples actions sont menées, avec trois permanentes salariées. Le conseil d’administration est composé pour un tiers de travailleurs/ses immigré-e-s issu-e-s du « public » de l’association et la mobilisation d’un réseau d’une cinquantaine de bénévoles (militants associatifs et syndicaux, juristes, professionnels du travail social, de la santé, de l’éducation, journalistes…).

 

Il faut souligner le succès et la portée du travail de conscientisation s’adressant à des personnes de milieux populaires en situation de précarité, sur des sujets ardus, à travers de multiples demi-journées d’information et de formation auxquelles participent souvent des auteurs, des universitaires, des journalistes qui mettent bénévolement à disposition de l’association leurs compétences. L’association est largement tributaire des financements publics et se heurte, comme nombre d’associations, à l’absence de financements des emplois associatifs qualifiés, à la baisse globale des subventions et à la régression de l’action publique.

Voir le site

75011 PARIS, N°12, 2020

REGAIN  lutte contre l’illetrisme (ile de France)

Regain forme des formateurs bénévoles qui s’investissent dans une « pédagogie de la 2e chance » auprès d’adultes ou jeunes déscolarisés en difficulté face aux savoirs de base (lire, écrire, compter).

En effet, près de 10 % de la population française rencontre d’importantes difficultés pour maîtriser la lecture, comprendre un texte, produire un écrit, ou assurer les opérations mathématiques simples. Retrouver la maîtrise de ces savoirs fondamentaux leur ouvre une meilleure intégration sociale et économique, ainsi que la possibilité de progression individuelle nécessaire à plus d’autonomie. Les formateurs bénévoles réalisent un accompagnement individuel.

L’association propose aux formateurs bénévoles une formation de 50 heures axée sur la retransmission des savoirs de base, la connaissance et la compréhension des organisations sociales, économiques et politiques, les valeurs républicaines, etc. Les membres du réseau échangent régulièrement sur les pédagogies appliquées. 

Des journées thématiques d’éducation populaire sont organisées sur des sujets qui interrogent au sein des pratiques et des relations sociales.

www.regainidefr.wordpress.com

75019 PARIS, N°154, 2018

Approfondir ensemble l’éducation avec une université populaire de Parents

L’Université populaire de Parents Pau d’Ousse (64) est née au coeur du quartier Ousse des Bois, quartier populaire au nord est de Pau. En 2011, un groupe de parents s’est mobilisé pour créer une UPP, soutenu par le Centre social du Hameau et une association de prévention spécialisée. Le rythme des rencontres, est rapidement passé d’une fois à deux fois par mois avec, depuis deux ans, un rythme d’une réunion par semaine, voire deux dans les moments forts d’activités. A partir des questions de parents (difficulté de distinguer besoins et désirs des enfants, rôle du père et de la mère, rôle de l’école,…), le groupe fait une série d’entretiens approfondis avec d’autres parents, puis une analyse transversale des réponses. Les résultats ont été discutés dans des tables rondes associant des professionnels de l’éducation, des soirées débats d’échanges, etc. Il en ressort que l’éducation renvoie principalement, pour les parents, à la transmission des valeurs et l’apprentissage de l’autonomie de l’enfant. L’école est un lieu d’instruction, d’apprentissage et de socialisation, mais n’est pas perçue comme un lieu d’épanouissement. Ce sont d’autres structures qui constituent des espaces de découverte, d’ouverture au monde, de plaisir et d’épanouissement. L’université populaire a donné aux membres du groupe une prise de confiance en eux, le sentiment d’être dans une action de recherche valorisante parents et a contribué à un changement des représentations.

Parentalité

Voir ici la page web

64000 PAU N°185, 2017

Stop Précarité pour défendre les droits des salariés notamment précaires

Le réseau s’est donné pour objectifs de lutter contre  la précarité de l’emploi. S’approprier le droit du travail pour savoir se défendre face à son employeur. Trouver des réponses claires aux questions simples et quotidiennes que l’on se pose à son boulot. S’informer pour mieux organiser la solidarité avec ses collègues. Apprendre ensemble..

C’est un réseau d’information et de soutien aux luttes, ouvert à tous, sans appartenance politique ou syndicale privilégiée. Il collabore sans exclusive avec les syndicats en lutte pour préserver et améliorer le droit du travail, les conditions de travail et les salaires, avec les associations qui défendent le droit à un emploi et un revenu décents.

Des cours mensuels – gratuits et ouverts à tous – de droit du travail sont donnés par le réseau ans à Paris et à Bordeaux par des syndicalistes et juristes du travail bénévoles, sur un programme thématique de deux ans.

Le réseau contribue à faire connaître les résultats de travaux de recherche sur les transformations du marché du travail, des conditions de travail, sur les formes toujours accrues de précarisation de la main d’oeuvre – CDD de plus en plus courts, pseudo contrats aidés ou civiques, auto-entreprenariat imposé, ubérisation…

Depuis quelques années , un bulletin « Actualités des luttes des précaires » recense les atteintes à nos droits, les luttes, grèves, manifestations en Ile de France. Ces luttes sont menées notamment par les postiers, les personnels hospitaliers en grande souffrance faute d’effectifs suffisants, les AVS, vacataires et précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche, les journalistes de RadioFrance et I-Télé, les salarié-e-s du commerce, du nettoyage, du gardiennage, les sans papiers, etc…

Les intervenant-e-s bénévoles du cycle de cours dispensent un exposé, à deux ou trois voix, d’environ 60 à 90 minutes, sur un sujet précis, suivi d’un échange avec la salle. Un support est ensuite envoyé aux participants qui ont laissé leurs adresses e-mail. Les thèmes sont répartis sur un cycle de deux ans au rythme d’un cours par mois d’octobre à juin inclus.

Voir le site

N°165 – 75000 – 2020

 

l’association i.PEICC   à Montpellier (Peuple et culture) 

Les objectifs :

  • le développement de l’éducation populaire et de la vie associative

  • l’action Culturelle et artistique

  • les échanges internationaux et la mobilité des jeunes

  • la participation des habitants à travers la démocratie participative

  • l’accompagnement de projet individuel et collectif

  • des études, des recherches et des formations/ actions sur nos champs thématiques

L’émancipation individuelle et collective : Il s’agit de donner accès aux personnes tout au long de leur vie, des espaces d’éducation et à de formation qui leur permettent d’affirmer leur dignité, de décrypter les rapports  de domination,  de trouver leur place dans la société, de se constituer collectivement en contre-pouvoir, et  expérimenter leur capacité à agir. sa place. La culture ne se réduit pas à sa dimension artistique, elle englobe aussi tout ce qui permet d’appréhender le monde, d’y trouver  sa place. La transformation de la société requiert une action émancipatrice non seulement auprès des simples citoyens, mais aussi des décideurs publics  et des techniciens qui mettent en œuvre  les politiques publiques (triangle de la participation citoyenne)..

Par exemple : Les ateliers de rue , les séjours volontaires de jeunes à l’étranger ,  Université du citoyen …

Voir le Site

N°75 – 34000 – 2020

 

A l’Abord’âge à Nantes : un café des enfants.

Le café des enfants, c’est un lieu convivial d’accueil et d’animation pour les adultes, les enfants et leurs parents ou accompagnateur(s), disposant de jeux, de livres, de documentations sur la parentalité, les loisirs et la famille de l’agglomération nantaise

C’est un café où l’on peut consommer des boissons chaudes ou froides, sans alcool et goûter avec ses copains et/ou copines, où l’on peut aussi déjeuner en savourant un plat unique fait maison, élaboré avec savoir-faire à base de produits frais et locaux ou issus du commerce équitable.

C’est un lieu d’échanges qui favorise la participation, la communication, le mélange des gens et des genres.

C’est une association de soutien à la parentalité, de solidarité et de renforcement du lien social.

Voir le site

N°226 – 44000 – 2020

 

Les Piverts : mieux comprendre le milieu naturel des Vosges

L’association « Les Piverts »,  implantée depuis 1997 dans le parc Naturel Régional des Vosges du Nord (Moselle et Bas Rhin) a contribué à créer une forte dynamique locale en matière déducation à l’environnement.

De multiples actions sont menées avec les acteurs du territoire pour sensibiliser et éduquer différents publics (enfants, adultes, élus, CSE, associations) à la richesse et à la diversité de l’environnement, à la nécessité de changements de comportement, dans un milieu naturel d’une grande biodiversité.

Les animateurs mettent en oeuvre une pédagogie de projet, avec différentes approches (sensorielles, ludiques, conceptuelles…) pour lesquelles ils créent des supports, outils et programmes pédagogiques qui les accompagnent lors de leurs animations. Ils créent également des outils pédagogiques pour des écoles, les collectivités et des associations.

Cette éducation des citoyens est déterminante pour rendre la population consciente de l’importance de son milieu naturel et de la nécessité de le préserver.Elle contribue à la résistance de la population face à la  forte pression foncière subie par ce territoire du fait de la proximité de la plaine d’Alsace et de l’Allemagne tout proche.

Voir le détail des actions sur le site 

N°134 – 57000 – 2020