A Talence, pendant le confinement, le collectif Solidarité alimentaire a nourri 1600 personnes

A Talence, beaucoup d’étudiants ont perdu leur emploi dès le début du confinement et n’ont aucun revenu depuis.

Face à l’inaction des pouvoirs publics, le Collectif solidarité continuité alimentaire s’est constitué fin mars, à l’initiative d’une enseignante chercheuse, pour apporter une aide de première urgence aux étudiants isolés. Une cagnotte a été constituée, qui a reçu 61 000 € à ce jour. 1600 étudiants en situation difficile ont été secourus, avec des cas très critiques de personnes n’ayant pas mangé depuis plusieurs jours et des chocs psychologiques pour des personnes confinées et isolées sur le campus. L’action continue, car la précarité ne s’est pas éteinte le 11 mai. Cette initiative a suscité un grand élan de solidarité avec les entrepôts de grossistes Métro Bordeaux lac, les Coursiers bordelais qui aident à livrer, le Garage Moderne qui prépare des repas végétariens et de nombreux bénévoles. La cagnotte est toujours ouverte. N‘hesitez pas à la partager A lire et voir ici

 

Groupes d’entraide mutuelle en Aveyron

En Aveyron, l’UNAFAM a mis en place des Groupes d’Entraide Mutuelle avec des parents ou amis de personnes vivant des difficultés psychiques. Il s’agit de prendre du recul grâce aux échanges d’expérience bienveillants qui autorisent à sortir du cercle où peut nous entraîner la souffrance d’un proche. A partir de connaissances partagées, ces groupes se ré-interrogent sur les valeurs à promouvoir, y compris en termes de citoyenneté. Le handicap psychique pouvant avoir pour conséquence l’incapacité à élaborer des demandes et projets personnalisés, il s’agit de rechercher avec tous les partenaires de la cité les moyens de permettre aux handicapés psychiques de développer des liens durables et d’acquérir une place dans la cité.

Voir le site

12000 – N°67 – 2020

Pédagogie Sociale : une pédagogie intergénérationnelle et interculturelle en milieu ouvert avec Intermèdes

L’association Intermèdes Robinson a été créée en 2005 par des acteurs sociaux volontaires, afin de promouvoir des expériences de vie sociale, éducative et communautaire réellement accessibles à tous. Ses actions s’appuient sur les principes d’inconditionnalité, de gratuité et de coopération et de permanence dans le temps.  Un constat est à l’origine de ce projet :  »les enfants et les familles précaires sont de plus en plus renvoyés des structures et espaces collectifs qui avaient été mis en place pour eux ». L’association a démarré son action à Longjumeau selon des modes éducatifs intergénérationnels, interculturels, en milieu ouvert, dans les espaces extérieurs pour les enfants et les parents. Depuis 2005, les Robinson ont développé et étendu leurs activités à différents territoires de vie : espaces publics des quartiers, bidonvilles, hôtels sociaux, jardins communautaires.

Des actions très diversifiées sont inventées à partir de l’écoute, des attentes et des propositions des personnes rencontrées : soutien éducatif et scolaire aux enfants déscolarisés et précarisés, actions éducatives et d’éveil auprès de familles vivant en hôtel social, productions maraîchères sur des terrains délaissés qui deviennent également des espaces conviviaux et d’éducation à l’environnement, cuisine de rue, ateliers culinaires s’adressant aux familles en précarité alimentaire, groupes de parole etc. Depuis sa naissance L’association a étendu progressivement son champ d’action aux villes mitoyennes de Massy et Chilly ainsi qu’à différents bidonvilles du nord de l’Essonne qu’elle a suivis au fil des expulsions.

http://www.intermedes-robinson.org/

Voir aussi les livres de Laurent Ott, notamment Le travail éducatif en milieu ouvert Eres 2007

Comment Terrain d’entente (42) construit des initiatives porteuses d’émancipation avec les plus méprisés

Travail de rue, présence sur le terrain de jeu d’un quartier très populaire de St Etienne. Les habitants sont majoritairement des familles pauvres, sans perspective de formation, de travail, avec très peu de contact avec l’extérieur, pour certains exclus des structures du quartier. Certains enfants  connaissent des difficultés importantes à l’école, ne fréquentent pas le centre de loisirs, n’ont aucune activité sportive, sont livrés à eux mêmes. Terrain d’entente cherche à renforcer le cadre éducatif des enfants, à construire des liens de confiance et d’entraide avec les familles, en saisissant les occasions de rencontres, avec différents rendez vous tout au long de la semaine, des fêtes tout au long de l’année. Un accompagment  des familles permet de régler des problèmes concrets, construire des projets à partir des besoins, des envies, avec une attitide d’écoute. Face à ce un système de plus en plus violent qui dénie l’existance d’une frange entière de sa population, un petit collectif bien vivant s’est construit concrètement, avec la participation des adultes et des enfants. Des initiatives qui paraissent insignifiantes sont porteuses d’émancipation permettent de s’engager en semblant dans une relation non-violente, centrée sur le respect de chacun et de tous, où l’être humain retrouve la place qui est la sienne.

http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=2808

Voir aussi le livre de Josiane Gunther, Une renaissance, Terrain d’Entente fait tomber les frontières, Editions IHR

42000 SAINT-ETIENNE, N°48, 2017

Comment le réseau La Cloche rend  les personnes en situation d’exclusion actrices de la solidarité

Le réseau La Cloche organise  dans 8 villes le passage à l’action des personnes en situation d’exclusion afin de leur permettre d’être actrices de la solidarité, retrouver confiance en elles et dignité, exprimer leurs opinions, accéder à la culture, se sentir utile et renouer des liens avec la société. Ces actions sont menées main dans la main avec des citoyens engagés dans la lutte contre la grande exclusion, à travers le changement de regard et la création de lien social, en complément des pouvoirs publics et des professionnels de terrainet avec un travail d’information et de formation des citoyens bénévoles.

 

La Cloche a aujourd’hui ce sont 8 antennes locales : Paris, Lille , Strasbourg, Nantes, Lyon, Bordeaux , Toulouse, Marseille ; 8 lieux d’accueil et d’action fixes et réguliers. Voir le site pour en savoir plus rencontrer nos équipes, vous informer sur le réseau, obtenir des listes des commerçants solidaires, mais aussi pour discuter et échanger

Quelques exemples :

En 2008, à Nantes, Serge dit Le Gaulois, SDF depuis 10 ans, et Yannick, son ami, créent la première « chorale.  Au Clair de la Rue » afin d’accompagner les morts de la rue lors de leurs funérailles. A Paris, depuis  2017, les choristes avec et sans domicile se retrouvent une fois par semaine pour répéter, aux côtés d’une cheffe de chœur et d’une pianiste et se représentent en public plusieurs fois par mois. A Lille: depuis 2016 la Soupe Impopulaire, préparée par des personnes avec et sans domicile à base d’invendus du quartier, permet aux personnes sans domicile d’être actives et actrices de leur quartier.

PAR ENchantement à Koenigshofen (Strasbourg)

Cette association  a pour objectif de soutenir les projets des habitants du quartier de Koenigshoffen (Communauté urbaine de STRASBOURG), en les accompagnant dans leur engagement parental à travers différentes rencontres auxquelles participent parents et enfants ;  l’association propose également un service de garderie sous forme de microcrèche, , destinée aux femmes engagées dans un processus d’insertion. L’association réunit des jeunes et leurs familles pour our mieux vivre ensemble, s’enchanter ensemble.

Voir le site

67000 – N°147 – 2020

L’association Speranza au Blanc-Mesnil, recrée un tissu solidaire au coeur des quartiers

Créée en 2009 par un groupe d’amis désireux de faire le bien autour d’eux, Speranza compte aujourd’hui plusieurs dizaines de bénévoles. L’association tente de recréer un tissu solidaire au coeur des quartiers du Blanc-Mesnil, comme par exemple la cité des Tilleuls, en épaulant ses concitoyens à chaque stade de leur vie – notamment les jeunes.  Elle rayonne aujourd’hui sur le 93 et le 94.

L’objectif est de venir en aide aux nécessiteux, par l’intelligence émotive de chaque être vivant sur le territoire, pour donner sans rien attendre en retour. La promotion du bien par le bien !

Dans sa ligne de mire, quatre pôles d’actions prioritaires :

– l’emploi : aide à la recherche d’emploi et rédaction de CV, coaching…

– la jeunesse : aide aux devoirs, sorties, aide aux fournitures scolaires…

– l’aide humanitaire : repas et vêtements aux sans-abris, épicerie solidaire à destination des habitants

– la prévention : proximité, dialogue pour donner une impulsion positive et favoriser le vivre-ensemble.

Des maraudes, des conseils ou des sorties, autant de présence assurées par Speranza qui assure un rôle de relais privilégié entre les habitants de la commune et les institutions

Depuis 2017, Sofiane aka Fianso s’est fait l’ambassadeur culturel de Speranza et de sa ville du Blanc-Mesnil (93). Avec sa série d’épisodes #JeSuisPasséChezSo, le rappeur a enflammé la toile à coups de freestyles et d’apparitions aussi inspirées que musclées. Mais dans le flot continu des millions de vues, l’artiste n’hésite pas à mettre la lumière sur l’association Speranza.

Voir ici la Page facebook   

et l’article du Parisien

94200  – 2020

Compagnons de la nuit , la Moquette à Paris

Parce que la nuit est un autre temps. Le temps de l’échange, de la rencontre, du hasard, du partage des idées, de la détente…
Un temps où les préjugés et les stéréotypes tombent, un temps où l’on arrête de se prouver, de se justifier, de se vouloir performants. Un temps où on prend son temps.

Le plus important et certainement le plus dur, est de comprendre que l’exclusion est avant tout dans nos têtes. Qu’est ce qu’un « sans domicile », un « sans travail », un « sans famille » ? Pourquoi définir les gens par ce qu’ils n’ont pas ?

Une après-midi et trois soirs par semaine, La Moquette ouvre ses portes. Ainsi nomme-t-on ce singulier lieu de convivialité où peuvent se retrouver toutes et tous ceux qui veulent partager un moment ensemble, quels que soient leur statut social, leurs passions, leurs origines… autour de discussions, de jeux, à l’occasion d’une conférence, d’un concert, d’une rencontre avec une personnalité, d’un atelier d’écriture ou d’une soirée-cinoche…
La Moquette construit donc un espace où le « vivre ensemble » est possible, hors des échanges marchands ou des demandes de prestations.

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