Coopératives et circuits courts

Les LICOORNES , association de coopératives alternative aux Licornes

Dans la téléphonie, la finance, l’électricité… Huit sociétés coopératives d’intérêt collectif ont décidé d’unir leurs forces. Leur nom : les Licoornes. Leur objectif : toucher plus de citoyens et concurrencer les grands groupes ; elles se rêvent une alternative aux « licornes », ces start-up valorisées 1 milliard de dollars ou plus, symboles d’un capitalisme à la forte croissance économique.

Les Licoornes, elles, sont des entreprises françaises, des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC), propriétés de leurs salariés sociétaires – comme leurs sœurs les Scop –, mais aussi d’autres partenaires. « Nous voulons faire émerger une voie de forme privée, mais d’intérêt général », décrit Julien Noé, le fondateur d’Enercoop qui propose de l’électricité renouvelable en circuit court ; Telecoop est un service de téléphonie qui responsabilise la consommation de données ; La Nef est une coopérative financière qui offre des solutions d’épargne aux projets dédiées à l’économie sociale et solidaire ; Railcoop a choisi de relancer des lignes abandonnées par la SNCF, plutôt que de se tourner vers celles considérées comme rentables. Label Emmaüs assure une plateforme de commerce en ligne d’objets d’occasion

Commown dispense des conférences sur l’électronique responsable et accompagne au déploiement de l’économie d’usage. CoopCircuits met à disposition un site de vente en ligne, où on passe commande aux producteurs du coin et la retire sur place ou dans un point de livraison. Mobicoop est un service de covoiturage et de mobilité solidaire ; Le dernier venu, Citiz est un réseau d’opérateurs d’autopartage.

voir les articles de reporterre  et de enercoop

N°418 ; 2021

 la Fourmilière, supermarché coopératif à Saint Etienne :

À La Fourmilière, les fourmis font bien des provisions et en plus, elles sont solidaires ! Le principe est simple : tout client du magasin possède des parts sociales et s’engage à donner chaque mois trois heures de son temps. En échange, il peut y faire ses courses, participer aux processus d’achats et bénéficier d’un panier moyen « de 12 à 40 % moins cher que chez la concurrence ».

 » Nous privilégions les produits bio et locaux mais aussi l’inclusivité  » explique Pierre-Édouard Garbe, l’un des coordinateurs du projet. « Quelques denrées sont trop chères pour certaines bourses ;  nous proposons donc  des produits accessibles ».  Ouvert depuis le printemps 2019, le supermarché coopératif ne désemplit pas. Voir ici l’article

42 000. SAINT ETIENNE  ; n°255 ; 2019

Thés et infusions en SCOP à Gémenos

Les thés de la marque « Elephant » étaient fabriqués à l’usine Fralib (du groupe Unilever ) à Gémenos depuis 1977. En 2010, Unilever annonce le transfert de la production en Pologne. Les salariés et les organisations syndicales CGT et CFE-CGC font grève et occupent l’usine, avec pour objectif de maintenir l’activité et ses 182 emplois. Après trois plans sociaux annulés par la justice et 1.336 jours de conflit, un accord est trouvé en 2014 : Unilever donne les machines et finance la création de la SCOP pour 2,85 millions d’euros. La « Scop-Ti » (pour Société coopérative ouvrière et participative Thé et Infusion) est née qui porte en exergue le slogan : « engagés sur l’humain, engagés sur le goût »..

58 anciens salariés investissent leurs indemnités de licenciement, soit 177.000 euros. Il est décidé d’un salaire unique pour chaque catégorie d’employés. Pour se démarquer des géants du secteur, les salariés relancent la production à partir d’une matière première locale biologique. Le thé est vendu sous la marque « 1336 » (nombre de jours de conflit ). Le projet de l’entreprise s’inscrit dans une démarche Economique Sociale et Solidaire : une gestion démocratique, une qualité de travail satisfaisante pour tous et un engagement dans l’amélioration de la qualité de ses produits. De plus, elle s’est  associée  à Ethiquable et à la Sicarappam.

SCOP-TI a lancé une campagne de socio-financement, notamment dans la perspective de contrats avec la grande distribution ; nous appelons toutes les personnes qui souhaitent s’engager à nos côtés :   Résultat : en juin 21, il y a 3242 donateurs avec 414.000€. L’entreprise prévoit un équilibre financier en 2021.  

Voir le site SCOPTI            Voir le site Ethiquable

voir le site Sicarappamm

13420 ; Gemenos ; N°408 ; 2021

 Cycloplombiers : des artisans qui réparent aussi le lien social

aussi les Cycloplombiers sont des  réparateurs atypiques qui se déplacent à la force de leurs mollets. Leur mission ? Réinventer la manière dont l’artisanat se déploie en ville : Redonner à la plomberie toute sa dimension artisanale. En étant plus proches des gens, plus clairs et plus engagés dans la vie de la cité, ces passionnés souhaitent ainsi revenir à un service plus humain. Pour y parvenir, ils se sont donné trois mots d’ordre : être éco-responsable, rester abordables et échanger avec clarté. Bref. Retisser un lien marchand mais de confiance. les Cycloplombiers se sont lancé un défi osé : se déplacer uniquement à vélo, à  vélo-cargo plus exactement. A défaut d’aller plus vite, les intervenants se sentent plus en accord avec l’urgence écologique. Ils évitent par ailleurs les embouteillages, le stress, mais aussi les frais automobiles. L’équipe s’attache, qui plus est, à se fournir auprès de marques qui bannissent les emballages plastiques et, surtout, laissent le remplacement de pièces détachées possible.

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75000 ; Paris ; N°414 ; 2021 

L’atlas des producteurs locaux – Montceau

Préparer notre territoire aux bouleversements à venir passe inévitablement par une réappropriation de la question alimentaire. Dans un souci de pouvoir s’approvisionner le plus localement possible, Creusot-Montceau en transition a estimé qu’une première étape consistait à porter à connaissance du public les « bonnes adresses », permettant de se fournir en un large choix de produits alimentaires, et ainsi soutenir nos agriculteurs. Ils ont bien accueilli la nouvelle même si certains étaient sceptiques au début car ils reçoivent beaucoup de sollicitations pour ce genre de projets »   . Un outil important, encore plus pendant cette période où les Français ont tendance à se tourner vers le local. 

voir la liste des producteurs locaux inscrits

Voir l’informateur de Bourgogne    

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71300 – MONTCEAU ;  N° 275 ; 2020

Ardelaine, une SCOP équitable, solidaire du territoire du monde et  des générations futures

Ardelaine est une SCOP solidaire qui a réussi à relancer le travail de la laine dans la moyenne montagne de l’Ardèche. En 1975, 7 jeunes gens ont racheté la dernière filature de la laine de la région, trouvée par hasard, qui tombait en ruine. Ardelaine emploie aujourd’hui 35 personnes et s’approvisionne auprès de 150 éleveurs.

Le développement de l’entreprise se fait par la diversification des activités. D’abord centrée sur la production, Ardelaine a organisé sa commercialisation à travers un réseau de 2000 correspondants acheteurs. Un atelier de tricotage et de confection de vêtements a été créé à Valence en 1986. La dernière réalisation marque bien la solidarité avec le territoire. L’unique restaurateur de Saint-Pierreville partant à la retraite, Ardelaine a crée un lieu de restauration et d’accueil des touristes, en lien avec le territoire (emplois locaux, produits bio issus de la région)

Le projet développe une quadruple solidarité :
  • au sein de l’entreprise, par l’égalité des salaires et la rotation des tâches,
  • au sein de la filière par des relations équitables avec les producteurs, les transformateurs et les consommateurs,
  • avec le territoire en développant des activités porteuses d’emplois et en utilisant les produits locaux,
  • avec le monde entier et les générations futures en développant une approche écologique et en pratiquant un commerce équitable.

Ardelaine est également un lieu d’éducation populaire à une autre vision de l’économie. Des dizaines de stagiaires sont passés par là et des milliers de visiteurs visitent chaque année le musée de la laine créé sur place en 1991.

Voir ici le site d’Ardelaine

7190 SAINT-PIERREVILLE ; n°13 ; 2020

La coopérative citoyenne Céléwatt fait de Brengues (46) une commune à énergie positive

Entre causses et vallée, à l’ouest de Figeac, la commune de Brengues (213 habitants) est située dans le parc naturel régional des Causses du Quercy. La commune, vit du tourisme et de l’exportation de moutons, souhaitait œuvrer à son échelle pour la transition énergétique : aujourd’hui elle produit de l’énergie à l’échelle d’une communauté locale. L’idée de créer un petit parc solaire est née en novembre 2015, à l’initiative de cinq habitants de la vallée dont le maire de Brengues, Jean-Luc Vallet. « J’avais repéré, explique-t-il, une friche de 6.000 m2 appartenant à la commune et à proximité immédiate de lignes électriques, donc particulièrement bien placée pour implanter un parc solaire villageois ». Inauguré en juin 2018, le parc solaire citoyen de Brengues, dans la vallée du Célé, couvre l’équivalent de la consommation électrique de 220 personnes, hors chauffage, avec une installation au sol de 250 KWC. Soutenue par le Parc naturel régional des Causses du Quercy, la commune est labellisée Territoire à énergie positive (Tepos)

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46320 BRENGUES ;  n°327 ; 2019

Des consom’acteurs à travers un Groupe d’Achat Solidaire : le GASP (Meurthe et Moselle)

« Il était une fois, en ouvrant notre frigo, nous nous sommes dits que nous en avions RAS-LE-BOL, MARRE, ASSEZ d’avaler des produits insipides, bourrés de cochonneries, complètement aseptisés, qui venaient de l’autre bout du monde, et certainement pas à pied. Alors, nous avons eu une idée : le groupe d’achats solidaires ». Le GASPL récupère, pour celles et ceux qui veulent acheter solidaire et local, la production d’agriculteurs bio ou travaillant dans l’agriculture paysanne du bassin environnant Longwyachète à des prix producteurs et revend à +15 % (« C’est juste pour tous »). Au menu : ni pesticides, ni insecticides : «Pour ceux qui en utilisent encore un peu, on les accompagne et les pousse à franchir le pas » Les productions proposées sont très variées : Les produits fermiers courants mais aussi du pain bio, de la tomme de chèvre, du miel, de la bière artisanale, du chou blanc et du cèleri rave en biodynamie, etc . L’association se compose de membres actifs dénommés  »consom’acteurs » qui s’engagent à oeuvrer bénévolement à la réalisation des objectifs de l’association. Les producteurs, organismes institutionnels (collectivités territoriales notamment) et organisations associatives, syndicales ou d’ESS, sont des membres partenaires qui disposent d’une voix consultative.

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54870 VILLERS LA CHEVRE ; n°70 ; 2020