Lieux et initiatives de mobilisation citoyenne auto-organisés

La Maison de la Citoyenneté Mondiale : lieu de démocratie directe depuis 18 ans

Depuis 2002, la Maison de la Citoyenneté Mondiale se veut un lieu qui favorise l’expression, libère les énergies, contribue à l’émergence d’un nouvel imaginaire collectif. Son principe est de lier la réflexion à l’expérimentation, et de démontrer au quotidien que des militants, à première vue sans pouvoir réel, peuvent constituer des contre-pouvoirs, de nous enrichir de nos diversités et à découvrir nos ressemblances.

Son activité repose sur quatre 4 axes :

la citoyenneté, en organisant des forums citoyens et de multiples débats, en prenant position avec la participation de tous sur des questions de fond d’actualité, en popularisant les valeurs et les initiatives des Citoyens du Monde. Les nombreux projets mis en place au fil des années découlent des initiatives citoyennes actions de solidarité, cyber-projets, banque du rêve, etc.

les solidarités internationales et la société multiculturelle. Il s’agit de relier les solidarités d’ici (avec celles et ceux qui nous sont proches) aux solidarités de là-bas (avec celles et ceux qui sont lointains). De multiples actions sont menées dans ce sens : fonctions d’écrivain public, suivi des dossiers des demandeurs d’asile, débats multiples. La MCM est un centre de ressources sur la solidairtié et les relations internationales, comme relais du réseau RITIMO

l’auto-organisation, en particulier en regroupant les chômeurs et précaires autour d’actions concrètes : constitution de groupes de chômeurs, de prêter et de bénévoles pour assurer la défense individuelle et collective des chômeurs et précaires, accompagnement des démarches de recherches d’emploi et de logement, accès gratuit à Internet, comité de jeunes privés d’emploi. La MCM accueille le MNCP du Haut-Rhin.

l’économie solidaire, en donnant  tout son sens au mot solidaire. De multiples actions sont menées pour démontrer que l’économie doit être au service de l’Homme et que la monnaie doit retrouver sa fonction d’échange et ne pas devenir un moyen spéculatif. Là aussi de multiples actions ont été menées, basées sur l’entraide, le don et la réciprocité : SOS meubles, Magasin pour rien, mutuelle de prêts solidaires, mise en réseau des expérimentations de monnaies complémentaires dans l’espace transfrontalier.

Voir ici la page facebook

L’écume du jour, un bistrot associatif, support d’activités multiples

A Beauvais, dans le faubourg Saint-Jacques, L’Écume du jour est à la fois un bistrot associatif ouvert à tous les publics, où chacun peut prendre une place en participant à une action collective, un réseau d’échanges réciproque de savoirs, un lieu de discussion, de restauration, d’apprentissages mutuels, d’expositions avec des résidences d’artistes, un centre de débats, la base pour des groupes de discussion ou d’échanges de parole

C’est un lieu de création de lien social et de solidarité permettant à des personnes d’horizons divers d’échanger, d’apprendre, de mieux se connaître et donc de faire des projets ensemble. Environ 500 personnes s’impliquent dans les différents groupes. Le point commun des groupes c’est l’importance du vécu, de l’histoire de vie, de l’expérience de chacun et des savoirs qui en découlent. Chaque personne a une place à prendre à part entière avec son histoire, ses émotions, ses sentiments, en tant que personne ressource. L’enjeu de ces actions est bel et bien la recherche et la construction d’un art de vivre, pour continuer à grandir ensemble.

Voir ici le site de l’Écume du jour

60000 BEAUVAIS ; N°120 ; 2008

Vivre à Aniane. Un jardin partagé, outil de lien social

Depuis plus de 15 ans, « Vivre à Aniane » (Hérault) 3000 habitants, dans la sphère d’influence de Montpellier) fait vivre un grand jardin partagé sur un terrain privé (1ha) loué par l’association. Plusieurs activités se greffent sur le jardinage : production collective de plants, échange de recettes de cuisine, de graines. Une serre est construite pour élever les plants. Un fond documentaire est constitué. L’espace reste en partie collectif, et constitue le support de multiples initiatives : éducation à la nature et à la sauvegarde de l’environnement, gratiferias, soirées débats,…

La particularité de cette réalisation est dans la gestion associative d’un « espace public » dans une démarche participative des habitants du village avec différents espaces : jardins pédagogiques, espaces de pique-nique, plantes aromatiques et arbres traditionnels ou rares, panneaux d’information technique, grand abri central ouvert,…

Lire ici l’article

Les Lentillères, un quartier libre autoproclamé

Les Lentillères sont un « quartier libre », autoproclamé, au sud de Dijon, le long d’une voie ferrée, qui s’étend sur environ huit hectares. Cette ancienne friche a été reprise en main depuis dix ans par des jardiniers et des jardinières, et des occupant·e·s sans droit ni titre, venu·e·s d’horizons politiques, de milieux sociaux et appartenant à des générations différentes.

Longtemps la ville bourguignonne a voulu y construire un écoquartier, finalement abandonné par l’édile (PS) François Rebsamen en novembre 2019.

Dans ce petit triangle urbain se fabriquent des agencements qui amorcent des antidotes au marasme politique ambiant : du jardin dans de la ville, des légumes et des luttes, des militant·e·s qui s’organisent avec des voisin·ne·s, des ancré·e·s dans le territoire avec des exilé·e·s, des retraité·e·s avec des jeunes qui refusent le monde du travail.

L’existence des Lentillères ouvre une brèche dans l’aménagement des villes et la logique marchande des métropoles « attractives ». C’est un miroir inversé renvoyé aux centres-ville vidés de leurs habitant·e·s populaires et de leurs petits commerces par les grandes enseignes et le tourisme mondialisé. Voir ici l’article de Mediapart

Accueil Goutte d’Or : justice, solidarité et égalité, pour construire ensemble la vie du quartier

A l’origine, Accueil Goutte d’Or (Paris 18ème) est une initiative des habitants du quartier. Le projet social de l’association se fonde sur les principes de l’éducation populaire : reconnaître la dignité de toute personne humaine, œuvrer pour faciliter le « vivre ensemble », faire vivre la démocratie au plan local. C’est un lieu où se rencontrent les habitants d’un quartier, des usagers, des adhérents, des bénévoles, des salariés, divers partenaires. Les projets de l’association se construisent dans ces échanges, avec des valeurs de justice, de solidarité et d’égalité. Le quartier « Goutte d’or » dans le 18ème à Paris se caractérise par une forte proportion d’émigrés et de jeunes, un faible niveau de formation, une précarité et un taux de chômage élevés. AGO touche plus de 2000 habitants sur les 22 000 habitants du quartier.

Aux actions « socles » (permanence sociale, actions de formation et de socialisation dirigées essentiellement vers les femmes, accompagnement à la scolarité, activités d’expression, sorties culturelles et loisirs pendant les vacances, activités collectives et conviviales à destination des familles) s’ajoutent suivant les années des activités selon la demande des habitants. Toutes ces activités forment un tout qui permet au Centre d’être un repère et une ressource pour les familles du quartier, un lieu où se côtoient des générations et des situations de vie différentes, un lieu en lien avec les services administratifs auxquels ont affaire les habitants du quartier. L’association fonctionne avec 14 salariés et 80 bénévoles qui mettent en œuvre les activités, encadrés par les salariés. AGO est présent sur le quartier depuis 1979 avec une équipe très stable, d’où un climat de confiance avec les habitants, né du partage du vécu.

Voir ici le site, l’esprit et les actions

75018 PARIS ; n°103 ; 2020

Demain Messimy (Ain) agit pour savoir comment vivre au quotidien écologiquement

Le collectif « Demain Messimy-sur-Saône » (1200 habitants) s’est constitué en mai 2019 pour servir de poil à gratter, sous forme d’association collégiale et sans président, avec une vingtaine de participants actifs Il a travaillé avant les municipales, avec un objectif de participation citoyenne, à un programme de transition écologique au niveau communal et intercommunal, en lien avec Alternatiba Beaujolais et les gilets jaunes de Villefranche, mais n’a pas pu constituer une liste.

L’association mène des actions pour savoir comment vivre au quotidien écologiquement, avec par exemple des idées de jardin collectif, de mise en place de panneaux voltaïques, …. Elle projette de monter un poulailler collectif construit et entretenu par les habitants.

Elle fait également un travail de veille sur la cohérence écologique des projets communaux et intercommunaux pour faire des propositions complémentaires, par exemple sur le plan climat-airs-énergie-territorial (PCAET), désormais obligatoire au niveau intercommunal. Le nouveau maire, qui fait partie de l’association, se dit favorable à ces projets

Pas de site. Contacter Agnès en envoyant un message à contact(at)changer2cap.com 

L’association Speranza recrée un tissu solidaire au cœur des quartiers

Créée en 2009 par un groupe d’amis désireux de faire le bien autour d’eux, Speranza compte aujourd’hui plusieurs dizaines de bénévoles. L’association tente de recréer un tissu solidaire au coeur des quartiers du Blanc-Mesnil, comme par exemple la cité des Tilleuls, en épaulant ses concitoyens à chaque stade de leur vie – notamment les jeunes, à Ivry et dans d’autres villes.  Elle rayonne aujourd’hui sur le 93 et le 94.

L’objectif est de venir en aide aux nécessiteux, par l’intelligence émotive de chaque être vivant sur le territoire, pour donner sans rien attendre en retour. La promotion du bien par le bien ! Dans sa ligne de mire, quatre pôles d’actions prioritaires :

l’emploi : aide à la recherche d’emploi et rédaction de CV, coaching…

la jeunesse : aide aux devoirs, sorties, aide aux fournitures scolaires…

l’aide humanitaire : repas et vêtements aux sans-abris, épicerie solidaire à destination des habitants

la prévention : proximité, dialogue pour donner une impulsion positive et favoriser le vivre-ensemble.

Des maraudes, des conseils ou des sorties, autant de présence assurées par Speranza qui assure un rôle de relais privilégié entre les habitants de la commune et les institutions.

La photo : Un groupe de musique tsigane et une quarantaine de danseurs en costumes colorés a fété officiellement ce dimanche la création de l’association Sperentza à Ivry.

 Voir ici la Page facebook   

et l’article du Parisien

93150 LE BLANC-MESNIL ; N°334 ; 2020

 

L’objectif est de venir en aide aux nécessiteux, par l’intelligence émotive de chaque être vivant sur le territoire, pour donner sans rien attendre en retour. La promotion du bien par le bien !

Dans sa ligne de mire, quatre pôles d’actions prioritaires :

– l’emploi : aide à la recherche d’emploi et rédaction de CV, coaching…

– la jeunesse : aide aux devoirs, sorties, aide aux fournitures scolaires…

– l’aide humanitaire : repas et vêtements aux sans-abris, épicerie solidaire à destination des habitants

– la prévention : proximité, dialogue pour donner une impulsion positive et favoriser le vivre-ensemble.

Des maraudes, des conseils ou des sorties, autant de présence assurées par Speranza qui assure un rôle de relais privilégié entre les habitants de la commune et les institutions

Depuis 2017, Sofiane aka Fianso s’est fait l’ambassadeur culturel de Speranza et de sa ville du Blanc-Mesnil (93). Avec sa série d’épisodes #JeSuisPasséChezSo, le rappeur a enflammé la toile à coups de freestyles et d’apparitions aussi inspirées que musclées. Mais dans le flot continu des millions de vues, l’artiste n’hésite pas à mettre la lumière sur l’association Speranza.

Voir ici la Page facebook   

et l’article du Parisien

94200  – 2020

Depuis 2017, Sofiane aka Fianso s’est fait l’ambassadeur culturel de Speranza et de sa ville du Blanc-Mesnil (93). Avec sa série d’épisodes #JeSuisPasséChezSo, le rappeur a enflammé la toile à coups de freestyles et d’apparitions aussi inspirées que musclées. Mais dans le flot continu des millions de vues, l’artiste n’hésite pas à mettre la lumière sur l’association Speranza.  Voir ici la Page facebook    et l’article du Parisien

93150 LE BLANC-MESNIL ; N°334 ;

Home Sweetmomes  à Paris 18e

Home Sweet Mômes est un espace convivial et chaleureux dédié aux enfants de 0 à 16 ans et à leur entourage familial et social ,un espace d’animation pour le partage d’instants privilégiés entre toutes les générations; que ce soit par le dialogue, les ateliers, le jeu libre et la volonté d’y être et de faire ensemble

C’est aussi un lieu de créativité et de rencontre pour contribuer à la promotion de la mixité sociale à la Goutte d’Or. Vous pouvez boire un verre et déguster des petits plats sucrés ou salés. Parmi les activités :

– L’atelier Philo sweet momes :

Chaque semaineon propose aux enfants de 7 à 10 ans un atelier de philosophie animé par la philo-auteure Marie Debray.

Après une séance de relaxation en groupe, les enfants sont invités à discuter autour d’un thème en toute liberté, pour apprendre à formuler leurs pensées et à rebondir à celles des autres. L’atelier se termine par un temps de création artistique (dessin, collage…) où l’enfant pourra exprimer son ressenti de la séance.

– De pères à pair

En avril 2019 a commencé l’université des pères « De père à pair ». Leurs enfants ont entre 3 et 23 ans. Tous ont des chemins et une éducation différente et tous ont une même mission : élever leurs enfants en menant de front vie personnelle et vie professionnelle, image du père et de l’homme dans notre société.

Le temps d’une discussion de 2h, ils se parlent sans tabou des difficultés qu’ils rencontrent ou ont rencontrées. Leur temps de présence, leur rapport père/fils, père/fille, la place de l’homme qui s’implique vis-à-vis des professionnels de l’enfance.

Gratuit et ouvert à tous les pères – Co-animé par un spécialiste de l’enfance .

Home Sweet Mômes est une association qui ne fonctionne qu’avec des bénévoles.

75018 – 2020

A Montréal, des « Tables de quartier » organisent un développement social équitable

Les 29 Tables de quartier de Montréal, créées entre 1970 et 1995, regroupent dans le cadre de « l’Initiative montréalaise de soutien au développement social local » les organismes communautaires agissant sur le logement, la petite enfance, l’emploi, les personnes âgées, les institutionnels comme les écoles du quartier, les centres locaux d’emploi (sortes de Pôles Emploi), la police de quartier, les centres de santé et de services sociaux, les citoyens et, la plupart du temps, les élus d’arrondissement. Les différents acteurs : élus, associations, institutions, citoyens ont tous le même poids.

Tous les trois à cinq ans, chaque Table de quartier élabore un plan d’action qui comporte des « petites » actions et des actions concertées de long terme comme la transformation d’un îlot de logements dégradés en un nouvel espace de vie avec services. Au-delà des politiques sectorielles, l’action collective concertée est désormais considérée comme un moyen d’intervention efficace

Au fil du temps, les Tables sont devenues à Montréal les principaux espaces consacrés à un développement social local équitable, pour répondre aux grands défis sociaux : pauvreté, exclusion sociale, vieillissement, où l’on prend des décisions collectives. Conséquence de ce succès : les initiatives se multiplient, la tâche est conséquente, et le travail de concertation prend de plus en plus de temps. En 2015, la Fédération des Centres Sociaux de France (FCSF) s’est emparée de cette idée pour lancer une expérimentation de Tables de Quartier en France. En collaboration avec le collectif Pas Sans Nous, 12 Tables ont été lancées. Un Kit d’appui au lancement d’une Table de Quartier est disponible ici

H1V 2X2 Montréal (Québec) ; n°249 ; 2015