Lieux et initiatives de mobilisation citoyenne auto-organisés

La Maison de la Citoyenneté Mondiale : lieu de démocratie directe depuis 2002

 La Maison de la Citoyenneté Mondiale se veut un lieu qui favorise l’expression, libère les énergies, contribue à l’émergence d’un nouvel imaginaire collectif. Son principe est de lier la réflexion à l’expérimentation, et de démontrer au quotidien que des militants, à première vue sans pouvoir réel, peuvent constituer des contre-pouvoirs, de nous enrichir de nos diversités et à découvrir nos ressemblances. Son activité repose sur quatre 4 axes :

la citoyenneté, en organisant des forums citoyens et de multiples débats, en prenant position avec la participation de tous sur des questions de fond d’actualité, en popularisant les valeurs et les initiatives des Citoyens du Monde. Les nombreux projets mis en place au fil des années découlent des initiatives citoyennes actions de solidarité, cyber-projets, banque du rêve, etc.

les solidarités internationales et la société multiculturelle. Il s’agit de relier les solidarités d’ici (avec celles et ceux qui nous sont proches) aux solidarités de là-bas (avec celles et ceux qui sont lointains). De multiples actions sont menées dans ce sens : fonctions d’écrivain public, suivi des dossiers des demandeurs d’asile, débats multiples. La MCM est un centre de ressources sur la solidairtié et les relations internationales, comme relais du réseau RITIMO

l’auto-organisation, en particulier en regroupant les chômeurs et précaires autour d’actions concrètes : constitution de groupes de chômeurs, de prêter et de bénévoles pour assurer la défense individuelle et collective des chômeurs et précaires, accompagnement des démarches de recherches d’emploi et de logement, accès gratuit à Internet, comité de jeunes privés d’emploi. La MCM accueille le MNCP du Haut-Rhin.

l’économie solidaire, en donnant  tout son sens au mot solidaire. De multiples actions sont menées pour démontrer que l’économie doit être au service de l’Homme et que la monnaie doit retrouver sa fonction d’échange et ne pas devenir un moyen spéculatif. Là aussi de multiples actions ont été menées, basées sur l’entraide, le don et la réciprocité : SOS meubles, Magasin pour rien, mutuelle de prêts solidaires, mise en réseau des expérimentations de monnaies complémentaires dans l’espace transfrontalier.

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N°92 ; 68100 ; MULHOUSE ; 2021

L’écume du jour, un bistrot associatif, support d’activités multiples

A Beauvais, dans le faubourg Saint-Jacques, L’Écume du jour est à la fois un bistrot associatif ouvert à tous les publics, où chacun peut prendre une place en participant à une action collective, un réseau d’échanges réciproque de savoirs, un lieu de discussion, de restauration, d’apprentissages mutuels, d’expositions avec des résidences d’artistes, un centre de débats, la base pour des groupes de discussion ou d’échanges de parole

C’est un lieu de création de lien social et de solidarité permettant à des personnes d’horizons divers d’échanger, d’apprendre, de mieux se connaître et donc de faire des projets ensemble. Environ 500 personnes s’impliquent dans les différents groupes. Le point commun des groupes c’est l’importance du vécu, de l’histoire de vie, de l’expérience de chacun et des savoirs qui en découlent. Chaque personne a une place à prendre à part entière avec son histoire, ses émotions, ses sentiments, en tant que personne ressource. L’enjeu de ces actions est bel et bien la recherche et la construction d’un art de vivre, pour continuer à grandir ensemble.

Voir ici le site de l’Écume du jour

60000 BEAUVAIS ; N°120 ; 2020

La Maison de l’Amitié La Défense : la MDA

RENCONTRER ET ACCOMPAGNER LES PERSONNES DE LA RUE, A PARIS LA DEFENSE

Paris. Parvis de la Défense.  Au-dessus, les multinationales. En dessous, il existe un monde souterrain dans les parkings et les espaces de ventilation, sans aucune hygiène ni reconnaissance, habité par plusieurs dizaines de sans-logis, parfois des familles, venant de tous les pays qui sont souvent pourchassés par les vigiles. La MDA est un lieu fraternel, convivial, où les gens apparaissent et disparaissent sans qu’on leur demande des explications . Ele est aussi un témoignage de solidarité et de réciprocité dans un monde impitoyable. A la MDA, le climat aide à rompre avec l’isolement, à reprendre confiance et participer, à tenir debout.La MDA est ouverte dans la mesure de ses capacités d’accueil (jusqu’à 50 personnes ). Elle offre accueil et écoute ainsi qu’un accompagnement éducatif personnalisé à la demande de l’accueilli. Elle offre aussi des services de jour (se laver, laver son linge, se reposer) et un accueil de nuit  avec le SAMU social lors des grands froids. Le café  et les collations du matin se veulent des moments d’échanges et de partage pour chaque personne accueillie .

 La MDA vit  par la confiance qu’elle fait à chaque personne qui franchit sa porte. Cette confiance nécessite que chacun soit respectueux de lui-même et des autres (pas de violence physique ou d’agression verbale, respect des nationalités et des croyances, pas de vol), et respectueux des lieux (propreté de la Maison et de ses abords, participation au nettoyage et au rangement).

A l’intérieur de la MDA, chaque personne accueillie apporte d’elle-même pour le bénéfice de tous : soit par le partage de son expérience de vie ou de ses connaissances, soit en offrant son temps et ses capacités pour l’entretien des lieux ou l’entraide matérielle ou morale. Les bénévoles et les salariés, quand ils agissent au sein des locaux de la MDA, s’attachent à respecter une neutralité religieuse, politique et syndicale. L’objectif de l’action de l’association est de répondre aux besoins des personnes qui vivent dans la rue ou dans une très grande précarité et de les remettre en route, en les accompagnant dans la construction d’un projet de vie individuel.

 La rencontre est au coeur de la relation avec les personnes accueillies. Dans cette relation, la finalité est de rompre l’isolement dans lequel ces personnes sont, répondre à leurs besoins matériels, affectifs, spirituels, relationnels, leur permettre de retrouver une forme de dignité et d’identité.Il ne s’agit pas de s’imposer mais de se rendre présent aux personnes de la rue, et de se laisser soi-même rencontrer . Cette forme de présence peut demander quelques jours, plusieurs mois ou des années pour porter du fruit. Ce type d’intervention doit nécessairement s’inscrire dans la durée. Elle ne relève pas d’abord de l’urgence sociale, mais de l’accompagnement gratuit et inconditionnel de la personne. Les membres de l’association tissent avec les personnes qu’ils rencontrent une relation de confiance par une écoute attentive, dans un engagement personnel fort. A partir de cette relation de confiance et de fidélité peut naître un désir de se reconstruire et d’entamer un chemin personnel de réinsertion.

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Puteaux ; La Défense ; N°389 ;  2021

C.H.O.3.  – COLLECTIF D’HABITANTS ORGANISÉS DU 3ÉME, MARSEILLE

Créé par une trentaine d’habitant.es suite à l’impulsion de l’association L’An 02 et de l’animateur local des compagnons bâtisseurs en 2019,  le Collectif des Habitant.es Organisé.Es du 3éme arrondissement de Marseille (C.H.O.3) est un syndicat qui se bat contre les injustices vécues par les habitants et défend leurs intérêts. Il est composé des premier.es concerné.es  qui subissent une précarité structurelle. La situation socio-économique est critique. Le taux de pauvreté atteint 75%, le taux de chômage monte jusqu’à 31,3%. Sur 45 000 habitants, 25 000 sont considérés comme pauvre par l’observatoire des inégalités. Le C.H.O.3 est indépendant des pouvoirs publics et de tout parti politique.

Les membres du C.H.O 3 sont à l’intersection de différentes oppressions : de classe, de race et de sexe.  La majorité ont peu d’ expérience militante. Dès qu’un.e habitant.e exprime une colère ou une injustice, les membres essayent de réunir le plus grand nombre de voisin.es concernés.es par cette dernière. A partir de là, ils et elles  se réunissent identifient les responsables, construisent des revendications et une stratégie pour créer le rapport de forces nécessaire pour être entendus. Le collectif cherche d’abord de petites victoires ( ex : obtenir des réductions dans les transport en communs)  pour donner de la confiance et de la puissance au groupe avant de s’attaquer  à des cibles plus grandes ( gratuité des transport).

Le C.H.O3 structure son fonctionnement avec la construction de groupe thématiques autogérés et autonomes animés par des membres – référent.es formé.es à l’animation et aux dynamiques collectives. Au sein de chaque groupe thématique (Mal logement, Accès aux droits, etc.) sont menés des campagnes collectives sur les thèmes choisis par les membres

Cependant, en raison de l’urgence sociale du territoire, aggravé par la crise sanitaire, le collectif ne peut se concentrer uniquement sur cette pratique de démocratie d’interpellation. Il est aussi un groupe d’entraide.Les deux confinements ont vu des formes spécifique d’entraide se mettre en place pour développer la solidarité entre les habitant.es, notamment par un système de compagnonnage lors du premier confinement où un.e habitant.e ( compagnon.nes) en aide un.e autre (voisin.es) logeant à proximité. Les participant.es sont souvent aidants et aidés.

Les problématiques sont débattus lors de réunions par campagne ( = luttes).

A  partir du groupe d’entraide du premier confinement les membres ont identifié les manquements des institutions et construisent des revendications et des actions afin que les pouvoirs publics répondent à l’urgence sociale.

De même, le groupe entame une réflexion sur la construction d’une autonomie alimentaire et d’une économie alternative.

Voir la page Facebook              Voir l’article de Mediapart 

Voir le film Péril sur la ville : immersion dans un quartier populaire de Marseille | ARTE

Contexte COVID : Un organisation spécifique du C.H.O3 : le GROUPE D’ENTRAIDE entre Habitant.es du 13003 . Faisant le lien avec d’autres  associations du quartier et les institutions adéquates, elle accompagne diverses problématiques ; surtout alimentaires, mais aussi touchant aux loyers,  expulsions,  factures impayées (EDF, gaz….) ; au terme du premier mois de confinement les membres de la coordination ont compté 250 familles de plus en grandes difficultés,

N°368 ; 13003  MARSEILLE – 2021

Chômeurs de Saint Girons ( Ariège )

Cette association  fait partie du Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP).

Les missions du MNCP et des associations qu’il regroupe sont plurielles : de l’écoute, à l’appui moral et administratif, en passant par la défense des droits des demandeurs d’emploi ou encore à l’organisation de groupes de réflexion, ces structures sont souvent le lien entre les demandeurs d’emploi et Pôle Emploi. Leur rôle d’interlocuteur auprès des pouvoirs publics est primordial et l’expertise qu’elles tirent du terrain non négligeable.

L’association est ancrée dans le territoire ; elle  se développe et remplit un rôle essentiel dans l’accompagnement des précaires et des chômeurs ainsi que dans la création du lien social.

 09200 – Saint Girons ; N°388 ;  2020

Les mécanos du cœur, un garage solidaire dans la métropole marseillaise

Les mécanos du cœur se sont structurés en association 1901 il y a plus de 20 ans pour permettre à des personnes en difficulté d’entretenir et réparer leur voiture, outil indispensable pour avoir une vie familiale et un emploi. Elle rassemble à Marseille près de 200 adhérents. Il faut être adhérent pour bénéficier des divers services du garage. L’association emploie un aide-mécanicien et un responsable d’atelier, tous deux en contrat d’insertion à 26h / semaine.

Il faut être adhérent pour bénéficier des divers services du garage. L’association emploie un aide-mécanicien et un responsable d’atelier, tous deux en contrat d’insertion à 26h / semaine.

Des bénévoles assurent l’accueil au secrétariat et participent activement à l’animation du garage et des actions collectives (repas, fêtes, cours de mécanique…). 

Voir ici le site des Mécanos du coeur

13000. MARSEILLE ; N° 132 ;  2020

Vivre à Aniane. Un jardin partagé, outil de lien social

Depuis plus de 15 ans, « Vivre à Aniane » (Hérault) 3000 habitants, dans la sphère d’influence de Montpellier) fait vivre un grand jardin partagé sur un terrain privé (1ha) loué par l’association. Plusieurs activités se greffent sur le jardinage : production collective de plants, échange de recettes de cuisine, de graines. Une serre est construite pour élever les plants. Un fond documentaire est constitué. L’espace reste en partie collectif, et constitue le support de multiples initiatives : éducation à la nature et à la sauvegarde de l’environnement, gratiferias, soirées débats,…

La particularité de cette réalisation est dans la gestion associative d’un « espace public » dans une démarche participative des habitants du village avec différents espaces : jardins pédagogiques, espaces de pique-nique, plantes aromatiques et arbres traditionnels ou rares, panneaux d’information technique, grand abri central ouvert…

Voir le site.                         Lire ici l’article

34150 ; ANIANE ; N°189 ;  2020

Les Lentillères, un quartier libre autoproclamé

Les Lentillères sont un « quartier libre », autoproclamé, au sud de Dijon, le long d’une voie ferrée, qui s’étend sur environ huit hectares. Cette ancienne friche a été reprise en main depuis dix ans par des jardiniers et des jardinières, et des occupant·e·s sans droit ni titre, venu·e·s d’horizons politiques, de milieux sociaux et appartenant à des générations différentes.

Longtemps la ville bourguignonne a voulu y construire un écoquartier, finalement abandonné par l’édile (PS) François Rebsamen en novembre 2019.

Dans ce petit triangle urbain se fabriquent des agencements qui amorcent des antidotes au marasme politique ambiant : du jardin dans de la ville, des légumes et des luttes, des militant·e·s qui s’organisent avec des voisin·ne·s, des ancré·e·s dans le territoire avec des exilé·e·s, des retraité·e·s avec des jeunes qui refusent le monde du travail.

L’existence des Lentillères ouvre une brèche dans l’aménagement des villes et la logique marchande des métropoles « attractives ». C’est un miroir inversé renvoyé aux centres-ville vidés de leurs habitant·e·s populaires et de leurs petits commerces par les grandes enseignes et le tourisme mondialisé. Voir ici l’article de Mediapart

21000 ; DIJON ; N°329 ; 2020

Accueil Goutte d’Or : justice, solidarité et égalité, pour construire ensemble la vie du quartier

A l’origine, Accueil Goutte d’Or (Paris 18ème) est une initiative des habitants du quartier. Le projet social de l’association se fonde sur les principes de l’éducation populaire : reconnaître la dignité de toute personne humaine, œuvrer pour faciliter le « vivre ensemble », faire vivre la démocratie au plan local. C’est un lieu où se rencontrent les habitants d’un quartier, des usagers, des adhérents, des bénévoles, des salariés, divers partenaires. Les projets de l’association se construisent dans ces échanges, avec des valeurs de justice, de solidarité et d’égalité. Le quartier « Goutte d’or » dans le 18ème à Paris se caractérise par une forte proportion d’émigrés et de jeunes, un faible niveau de formation, une précarité et un taux de chômage élevés. AGO touche plus de 2000 habitants sur les 22 000 habitants du quartier.

Aux actions « socles » (permanence sociale, actions de formation et de socialisation dirigées essentiellement vers les femmes, accompagnement à la scolarité, activités d’expression, sorties culturelles et loisirs pendant les vacances, activités collectives et conviviales à destination des familles) s’ajoutent suivant les années des activités selon la demande des habitants. Toutes ces activités forment un tout qui permet au Centre d’être un repère et une ressource pour les familles du quartier, un lieu où se côtoient des générations et des situations de vie différentes, un lieu en lien avec les services administratifs auxquels ont affaire les habitants du quartier. L’association fonctionne avec 14 salariés et 80 bénévoles qui mettent en œuvre les activités, encadrés par les salariés. AGO est présent sur le quartier depuis 1979 avec une équipe très stable, d’où un climat de confiance avec les habitants, né du partage du vécu.

Voir ici le site, l’esprit et les actions

75018 PARIS ; N° 4  ; 2020

Demain Messimy (Ain) agit pour savoir comment vivre au quotidien écologiquement

Le collectif « Demain Messimy-sur-Saône » (1200 habitants) s’est constitué en mai 2019 pour servir de poil à gratter, sous forme d’association collégiale et sans président, avec une vingtaine de participants actifs Il a travaillé avant les municipales, avec un objectif de participation citoyenne, à un programme de transition écologique au niveau communal et intercommunal, en lien avec Alternatiba Beaujolais et les gilets jaunes de Villefranche, mais n’a pas pu constituer une liste.

L’association mène des actions pour savoir comment vivre au quotidien écologiquement, avec par exemple des idées de jardin collectif, de mise en place de panneaux voltaïques, …. Elle projette de monter un poulailler collectif construit et entretenu par les habitants.

Elle fait également un travail de veille sur la cohérence écologique des projets communaux et intercommunaux pour faire des propositions complémentaires, par exemple sur le plan climat-airs-énergie-territorial (PCAET), désormais obligatoire au niveau intercommunal. Le nouveau maire, qui fait partie de l’association, se dit favorable à ces projets.

voir l’article dans le Progrès

01480 ; MESSIMY ; N° 349 ;  2020

 Speranza : un tissu solidaire au cœur des quartiers

Créée en 2009 par un groupe d’amis désireux de faire le bien autour d’eux, Speranza compte aujourd’hui plusieurs dizaines de bénévoles. L’association tente de recréer un tissu solidaire au coeur des quartiers du Blanc-Mesnil, comme par exemple la cité des Tilleuls, en épaulant ses concitoyens à chaque stade de leur vie – notamment les jeunes, à Ivry et dans d’autres villes.  Elle rayonne aujourd’hui sur le 93 et le 94. Depuis 2017, Sofiane aka Fianso s’est fait l’ambassadeur culturel de Speranza et de sa ville du Blanc-Mesnil (93). 

Dans sa ligne de mire, quatre pôles d’actions prioritaires :

– l’emploi : aide à la recherche d’emploi et rédaction de CV, coaching

– la jeunesse : aide aux devoirs, sorties, aide aux fournitures scolaires…

– l’aide humanitaire : colis alimentaires et vêtements aux sans-abris, épicerie solidaire .

– la prévention : Des maraudes, des conseils ou des sorties, autant de présence assurées par Speranza qui assure un rôle de relais privilégié entre les habitants de la commune et les institutions.

93150 LE BLANC-MESNIL ; N°334 ; 2020

La photo : Un groupe de musique tsigane et une quarantaine de danseurs en costumes colorés a fété   la création de l’association Speranza à Ivry en 2016.

Voir ici la Page facebook    

Voir l’article du Parisien

Home Sweetmomes  à Paris 18e

Home Sweet Mômes   ne fonctionne qu’avec des bénévoles. C’est un espace   dédié aux enfants de 0 à 16 ans et à leur entourage familial et social , pour le partage   entre toutes les générations par le dialogue, les ateliers, le jeu libre pour faire ensemble dans un climat chaleureux. C’est aussi un lieu de créativité et de rencontre pour contribuer à la  mixité sociale ;  boire un verre et déguster des petits plats sucrés ou salés. Parmi les activités :

– L’atelier Philo sweet momes : pour les enfants de 7 à 10 ans , un atelier de philosophie animé par la philo-auteure Marie Debray. Après une séance de relaxation en groupe, les enfants discutent autour d’un thème en toute liberté, pour apprendre à formuler leurs pensées et à rebondir à celles des autres. L’atelier se termine par un temps de création artistique (dessin, collage…) .

– De pères à pair : depuis 2019 a lieu l’université des pères. Leurs enfants ont entre 3 et 23 ans. Tous ont des chemins et une éducation différentes et tous vivent  une même mission : élever leurs enfants en menant de front vie personnelle et vie professionnelle. Le temps d’une discussion de 2 heures,  sans tabou . Leur temps de présence, leur rapport père/fils, père/fille, la place de l’homme qui s’implique vis-à-vis des professionnels de l’enfance. Gratuit et ouvert à tous les pères ; Co-animé par un spécialiste de l’enfance.

75018 ; PARIS ;  2020

A Montréal, des « Tables de quartier » pour un développement social équitable

Les 29 tables de quartier de Montréal, créées entre 1970 et 1995, regroupent dans le cadre de « l’Initiative montréalaise de soutien au développement social local » les organismes communautaires agissant sur le logement, la petite enfance, l’emploi, les personnes âgées, les institutionnels comme les écoles du quartier, les centres locaux d’emploi (sortes de Pôles Emploi), la police de quartier, les centres de santé et de services sociaux, les citoyens et, la plupart du temps, les élus d’arrondissement. Les différents acteurs : élus, associations, institutions, citoyens ont tous le même poids.

Tous les trois à cinq ans, chaque Table de quartier élabore un plan d’action qui comporte des « petites » actions et des actions concertées de long terme comme la transformation d’un îlot de logements dégradés en un nouvel espace de vie avec services. Au-delà des politiques sectorielles, l’action collective concertée est désormais considérée comme un moyen d’intervention efficace

Au fil du temps, les Tables sont devenues à Montréal les principaux espaces consacrés à un développement social local équitable, pour répondre aux grands défis sociaux : pauvreté, exclusion sociale, vieillissement, où l’on prend des décisions collectives. Conséquence de ce succès : les initiatives se multiplient, la tâche est conséquente, et le travail de concertation prend de plus en plus de temps. En 2015, la Fédération des Centres Sociaux de France (FCSF) s’est emparée de cette idée pour lancer une expérimentation de Tables de Quartier en France. En collaboration avec le collectif Pas Sans Nous, 12 Tables ont été lancées. Un Kit d’appui au lancement d’une Table de Quartier est disponible ici

H1V 2X2 Montréal (Québec) ; n°249 ; 2015