Des lieux de fraternité auto-organisés

Une maison de  la citoyenneté mondiale, lieu de démocratie directe depuis 18 ans

L’action de la Maison de la Citoyenneté  mondiale (MCM) à Mulhouse vise à former et organiser des citoyens du monde. Elle est basée sur 4 axes : la citoyenneté : en organisant des forums citoyens, en popularisant les valeurs et les initiatives des Citoyens du Monde ; ● la société multiculturelle : à travers des fonctions d’écrivain public, du suivi des dossiers des demandeurs d’asile, des recherches d’emploi et de logement, des repas solidaires, des débats multiples, nous apprenons à nous enrichir de nos diversités et à découvrir nos ressemblances ;  les solidarités internationales : nous essayons, en nous appuyant sur des projets concrets, de relier les solidarités d’ici (avec celles et ceux qui nous sont proches) aux solidarités de là-bas (avec celles et ceux qui sont lointains) ;  l’économie solidaire : là aussi c’est à l’expérience que nous voulons démontrer que l’économie doit être au service de l’Homme et que la monnaie doit retrouver sa fonction d’échange et ne pas devenir un moyen spéculatif.

Depuis 2002, d’innombrables actions sont menées par les citoyens eux-mêmes grâce à l’existence d’un lieu et d’une équipe : cyber-projets, banque du rêve, espéranto, magasin pour rien, mutuelle solidaire, mouvement des chômeurs et précaires, centre de ressources sur la solidarité et les relations internationales, services solidaires, etc. Et c’est pas près de s’arrêter, il y a la relève…

Voir ici le site de la MCM, ses raisons d’agir et ses multiples actions

68100 MULHOUSE

2019

Créer un bistrot associatif, support d’activités multiples

A Beauvais, dans le faubourg Saint-Jacques, L’Écume du jour est à la fois un bistrot associatif ouvert à tous les publics, où chacun peut prendre une place en participant à une action collective, un réseau d’échanges réciproque de savoirs, un lieu de discussion, de restauration, d’apprentissages mutuels, d’expositions avec des résidences d’artistes, un centre de débats, la base pour des groupes de discussion ou d’échanges de parole

C’est un lieu de création de lien social et de solidarité permettant à des personnes d’horizons divers d’échanger, d’apprendre, de mieux se connaître et donc de faire des projets ensemble. Environ 500 personnes s’impliquent dans les différents groupes. Le point commun des groupes c’est l’importance du vécu, de l’histoire de vie, de l’expérience de chacun et des savoirs qui en découlent. Chaque personne a une place à prendre à part entière avec son histoire, ses émotions, ses sentiments, en tant que personne ressource. L’enjeu de ces actions est bel et bien la recherche et la construction d’un art de vivre, pour continuer à grandir ensemble.

Voir ici le site de l’Écume du jour

60000 BEAUVAIS ; N°120 ; 2008

Vivre à Aniane. Un jardin partagé, outil de lien social

Depuis plus de 15 ans, « Vivre à Aniane » (Hérault) 3000 habitants, dans la sphère d’influence de Montpellier) fait vivre un grand jardin partagé sur un terrain privé (1ha) loué par l’association. Plusieurs activités se greffent sur le jardinage : production collective de plants, échange de recettes de cuisine, de graines. Une serre est construite pour élever les plants. Un fond documentaire est constitué. L’espace reste en partie collectif, et constitue le support de multiples initiatives : éducation à la nature et à la sauvegarde de l’environnement, gratiferias, soirées débats,…

La particularité de cette réalisation est dans la gestion associative d’un « espace public » dans une démarche participative des habitants du village avec différents espaces : jardins pédagogiques, espaces de pique-nique, plantes aromatiques et arbres traditionnels ou rares, panneaux d’information technique, grand abri central ouvert,…

Lire ici l’article

Quand les habitants d’un bourg rural s’auto-organisent pour animer le bien vivre ensemble

La Sauce 34, asso loi 1901, est née en 2013 à Saint-André-de-Sangonis et du Pays Coeur d’Hérault pour créer ou contribuer à des événements qui multiplient les occasions de partager ensemble des émotions, des rires, des découvertes, des admirations, des talents : une nouvelle façon de bien « vivre ensemble » entre tous les habitants. Elle ne reçoit aucun soutien public. Après 5 ans d’existence, elle compte 132 adhérents, et un réseau de 270 personnes reçoivent sa lettre mensuelle « Chaud Devant !» Les activités de La Sauce s’adressent à tous les publics, qu’ils soient ou non adhérents. La plupart sont gratuites, organisées bénévolement par les adhérents, qui investissent beaucoup de leur temps pour les mettre en œuvre et les faire connaître afin d’y faire venir le plus de publics possible. Seules les activités « spectacles » sont payantes, pour rémunérer les artistes, avec le souci de proposer des tarifs très abordables. Un quota de 10 à 15% d’entrées gratuites est proposé pour les publics en difficulté financière. L’association mène une politique volontariste d’ouverture à ces publics (situation de handicap, revenus très modestes,..) en partenariat avec des associations sociales de la commune (Le Secours Populaire, « Allez Savoir »,…).

Voir le site et les prochains RDV

34725  ST ANDRE DE SANGONIS ; n° 103 ; 2014

Accueil Goutte d’Or : justice, solidarité et égalité, pour construire ensemble la vie du quartier

A l’origine, Accueil Goutte d’Or (Paris 18ème) est une initiative des habitants du quartier. Le projet social de l’association se fonde sur les principes de l’éducation populaire : reconnaître la dignité de toute personne humaine, œuvrer pour faciliter le « vivre ensemble », faire vivre la démocratie au plan local. C’est un lieu où se rencontrent les habitants d’un quartier, des usagers, des adhérents, des bénévoles, des salariés, divers partenaires. Les projets de l’association se construisent dans ces échanges, avec des valeurs de justice, de solidarité et d’égalité. Le quartier « Goutte d’or » dans le 18ème à Paris se caractérise par une forte proportion d’émigrés et de jeunes, un faible niveau de formation, une précarité et un taux de chômage élevés. AGO touche plus de 2000 habitants sur les 22 000 habitants du quartier.

Aux actions « socles » (permanence sociale, actions de formation et de socialisation dirigées essentiellement vers les femmes, accompagnement à la scolarité, activités d’expression, sorties culturelles et loisirs pendant les vacances, activités collectives et conviviales à destination des familles) s’ajoutent suivant les années des activités selon la demande des habitants. Toutes ces activités forment un tout qui permet au Centre d’être un repère et une ressource pour les familles du quartier, un lieu où se côtoient des générations et des situations de vie différentes, un lieu en lien avec les services administratifs auxquels ont affaire les habitants du quartier. L’association fonctionne avec 14 salariés et 80 bénévoles qui mettent en œuvre les activités, encadrés par les salariés. AGO est présent sur le quartier depuis 1979 avec une équipe très stable, d’où un climat de confiance avec les habitants, né du partage du vécu.

Voir ici le site, l’esprit et les actions

 

75018 PARIS ; n°103 ; 2014

Des correspondants de nuit, agents de paix de la vie quotidienne (Chambéry)

Une médiation de correspondants de nuit a été mise en place depuis 2003 dans le quartier des Hauts-de-Chambéry, à l’initiative de la Régie de quartier. Cette action de terrain a permis d’apaiser durablement les tensions. Leur mission est de nouer des liens avec les jeunes du quartier qui se rassemblent le soir au pied des immeubles, ou l’hiver dans les halls et les escaliers, pour s’assurer qu’ils ne perturbent pas la tranquillité des autres habitants. Ils vont régulièrement à leur rencontre, pas seulement quand ils font du bruit, pour leur parler. La police ne peut pas jouer ce rôle, ni les éducateurs de prévention.

Cela fonctionne parce l’équipe de la Régie les respecte, qu’elle n’a pas d’armes et ne met pas d’amendes. Le travail fait par les correspondants de nuit s’adapte aussi aux évolutions sociales, avec des conflits de voisinage, des problèmes de rancœur, d’alcool, de violences familiales, qui s’accroissent et pour lesquels ils suivent une formation particulière. La Régie travaille avec les éducateurs et d’autres associations du quartier. Mais les moyens font défaut pour renforcer ces partenariats, les financements ne suivent pas, le travail fait n’est pas suffisamment reconnu, car la mesure de ce travail ne se fait pas uniquement à travers des chiffres du nombre de voitures brûlées ou d’agressions en moins. C’est pourquoi d’autres formes d’évaluation plus qualitatives seraient nécessaires, prenant en compte la restauration de la confiance et la qualité du dialogue. Voir ici le site de la régie de quartier des Hauts de Chambéry

73000  CHAMBERY  n°222 ; 2017

A Montréal, des « Tables de quartier » organisent un développement social équitable

Les 29 Tables de quartier de Montréal, créées entre 1970 et 1995, regroupent dans le cadre de « l’Initiative montréalaise de soutien au développement social local » les organismes communautaires agissant sur le logement, la petite enfance, l’emploi, les personnes âgées, les institutionnels comme les écoles du quartier, les centres locaux d’emploi (sortes de Pôles Emploi), la police de quartier, les centres de santé et de services sociaux, les citoyens et, la plupart du temps, les élus d’arrondissement. Les différents acteurs : élus, associations, institutions, citoyens ont tous le même poids.

Tous les trois à cinq ans, chaque Table de quartier élabore un plan d’action qui comporte des « petites » actions et des actions concertées de long terme comme la transformation d’un îlot de logements dégradés en un nouvel espace de vie avec services. Au-delà des politiques sectorielles, l’action collective concertée est désormais considérée comme un moyen d’intervention efficace

Au fil du temps, les Tables sont devenues à Montréal les principaux espaces consacrés à un développement social local équitable, pour répondre aux grands défis sociaux : pauvreté, exclusion sociale, vieillissement, où l’on prend des décisions collectives. Conséquence de ce succès : les initiatives se multiplient, la tâche est conséquente, et le travail de concertation prend de plus en plus de temps. En 2015, la Fédération des Centres Sociaux de France (FCSF) s’est emparée de cette idée pour lancer une expérimentation de Tables de Quartier en France. En collaboration avec le collectif Pas Sans Nous, 12 Tables ont été lancées. Un Kit d’appui au lancement d’une Table de Quartier est disponible ici

H1V 2X2 Montréal (Québec) ; n°249 ; 2015