Fraternité et réciprocité

Le Mas de Carles  : un lieu  à vivre pour soi et avec les autres

Organisme d’insertion sociale et professionnelle, visant le réapprentissage au vivre pour soi et avec les autres.  Ce Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) a pour mission d’assurer l’accueil, le logement, l’accompagnement et l’insertion sociale des personnes ou familles connaissant de graves difficultés  ; l’objectif est  de les aider à accéder ou à recouvrer leur autonomie personnelle et sociale.

La solidarité , qu’est ce que c’est ? Alors que le droit civil ne reconnaît en principe d’obligations qu’entre individus, la solidarité permet de les penser sur un plan collectif, en l’absence de tout lien communautaire et de tout consentement individuel, ce qui a permis à la sécurité sociale de s’émanciper du contrat d’assurance.  Frein à l’extension de la logique marchande à toutes les activités humaines, elle est la cible privilégiée de l’ultralibéralisme.

Une activité qu’est ce que c’est ? Il est  fréquent que l’on confonde « travail », « emploi », et « activité », ce mot dont Carles s’est emparé pour définir la base de son projet pédagogique (récemment renforcé  par la reconnaissance de l’OACAS, validé après un passage devant le Conseil National de Lutte contre les Exclusions-CNLE).           Voir le site

30400 – Villeneuve-les-Avignon – n°112

2019 : 9èmeRencontre Joseph Persat :  Cette fois , il s’agissait d’aborder la question « Travail et Activités dans notre société » au regard de nos pratiques au Mas ; pour en évaluer les enjeux et les répercussions de l’un sur les autres. Le groupe des photographes de l’association amie Tôtout’Arts, est intervenu pour  montrer son exposition de p les gestes des hommes dans leurs activités au Mas. 

Carles 2025. Chacun des résidents s’est inscrit dans une des trois propositions de travail définies par le Conseil d’Administration : augmenter notre autonomie financière, améliorer l’accueil et réfléchir à la gouvernance à venir de l’association. Ces trois axes étaient à réfléchir à partir de trois dynamiques fortes : devenir (plus) solidaire, devenir (plus) bienveillant, partager une spiritualité dans notre manière d’être sur le lieu et ensemble.  Tout cela s’exprimant dans les « prérequis » des « lieux à vivre » dont la charte et la grille de lecture de leurs impulsions sont des marqueurs en propre. 

Une solidarité active avec les migrants en zone rurale

Norrent-Fontès est une petite commune traversée par l’autoroute qui mène à Calais, à 60km.  Terre d’Errance, est une petite association de « chtis » née spontanément au vu de la détresse de celles et ceux qu’on appelle « les migrants », ces personnes exilées en transit qui traversent la France à la recherche d’un endroit où trouver refuge. L’association intervient plus particulièrement dans les campements de Norrent-Fontes et de Chocques, deux villages situés le long de l’A26, entre Béthune et Saint-Omer, dans les Hauts de France. Depuis la fin des années 90, des exilés sans refuge survivent dans les villages proches de l’aire de services de Saint-Hilaire-Cottes sur l’A26, pour tenter d’entrer dans les camions en partance de Calais, vers la Grande-Bretagne. En février 2007, un collectif d’aide est créé, qui s’organise pour apporter de l’eau, des vêtements et de la nourriture, amener des tentes. Terre d’Errance a trois objectifs : défendre les droits des personnes migrantes et de celles qui les soutiennent, informer et sensibiliser l’opinion publique sur le sujet des migrations internationales, venir en aide aux exilé.e.s en transit, sur le plan humanitaire et social. Étant données les carences des autorités en la matière, c’est cet objectif qui prend le plus de temps. Les quatre activités principales d’urgence humanitaires sont la récupération de dons, le tri, la distribution, le ramassage et la lessive de vêtements, la récupération de nourriture et la distribution au camp, les soins, dispensés quasi quotidiennement par un médecins et trois infirmièr.e.s bénévoles, les douches hebdomadaires à Lillers et à Isbergues, la cons duite des exilé.e.s du camp à la gare (7km), au supermarché (6km), à la laverie (6km) ou à l’hôpital (25km).

Voir ici la présentation

62120 Norrent-Fontes ; 2017

Médiation, accompagnement des immigrés retraités seuls

De nombreux migrants, principalement des hommes algériens, restent en France lorsqu’ils arrivent à la retraite. Souvent isolés, ignorant leurs droits, ils vivent difficilement dans des foyers de travailleurs. L’association « Médiation, Accompagnement des VIeux immigrés Seuls » (MAVIS), créée depuis 2006, leur offre une grande bouffée d’air à travers diverses activités : sorties au cinéma, promenades, cours de remise à niveau en arabe et en français, jardinage… Grâce à une vingtaine de bénévoles motivés, MAVIS répond également à des appels d’urgence, pour un problème administratif ou un accident. Le Conseil Général apporte à l’association un soutien qui permet de rémunérer un directeur et monter de nouveaux projets. Un groupe de travail a été constitué au niveau départemental pour impulser l’adaptation des logements en foyer aux problèmes liés au vieillissement (accessibilité, aide sociale, intervention des services de maintien à domicile …).

Voir ici l’article

54000  NANCY, 2009

Comment le réseau La Cloche rend les personnes en situation d’exclusion actrices de la solidarité

Le réseau La Cloche organise le passage à l’action des personnes en situation d’exclusion afin de leur permettre d’être actrices de la solidarité, retrouver confiance en elles et dignité, exprimer leurs opinions, accéder à la culture, se sentir utile et renouer des liens avec la société. Ces actions sont menées main dans la main avec des citoyens engagés dans la lutte contre la grande exclusion, à travers le changement de regard et la création de lien social, en complément des pouvoirs publics et des professionnels de terrain et avec un travail d’information et de formation des citoyens bénévoles.

La Cloche a aujourd’hui ce sont 8 antennes locales : Paris, Lille , Strasbourg, Nantes, Lyon, Bordeaux , Toulouse, Marseille ; 8 lieux d’accueil et d’action fixes et réguliers. 

Quelques exemples :

En 2008, à Nantes, Serge dit Le Gaulois, SDF depuis 10 ans, et Yannick, son ami, créent la première « chorale Au Clair de la Rue » afin d’accompagner les morts de la rue lors de leurs funérailles. A Paris, depuis  2017, les choristes avec et sans domicile se retrouvent une fois par semaine pour répéter, aux côtés d’une cheffe de chœur et d’une pianiste et se représentent en public plusieurs fois par mois. 

A Lille: depuis 2016 la Soupe Impopulaire, préparée par des personnes avec et sans domicile à base d’invendus du quartier, permet aux personnes sans domicile d’être actives et actrices de leur quartier.

Des services numériques sont proposés gratuitement aux SDF et publics précaires : se connecter au wifi, scanner des documents, recharger son smartphone, utiliser un ordinateur… avec un appui pour l’utilisation de ces services.

Voir le site pour en savoir plus rencontrer nos équipes, vous informer sur le réseau, obtenir des listes des commerçants solidaires, mais aussi pour discuter et échanger