À Paris, la convergence était manifeste dans les cortèges de la marche pour une justice sociale et climatique de l’après-midi (voir photos jointes). Elle s’est développée malgré les restrictions au droit de manifester. Le gouvernement a tout fait pour intimider et dissocier les manifestants. La technique utilisée par le préfet de police a été, comme le 1er mai, de couper la manifestation, de provoquer des mouvements de panique en effectuant des charges sur de pacifiques manifestants pour le climat, de les enfermer dans des nassses et de les arroser de gaz lacrymogènes.

Ce que confirme les témoignages de membres parisiens du collectif que nous avons recueillis : Evelyne « j’étais aussi dans la manifestation disloquée près de son départ mais elle s’est reformée très nombreuse à Port-Royal jusqu’à Quai de la Gare et Bercy » : Nicole « J’étais dans la marche pour le climat samedi après-midi avec un groupe d’Aubervilliers. Nous n’avons pu faire que 600 mètres avant d’être pris dans la nasse près du Luxembourg. On ne peut pas accepter cette situation où même une manifestation déclarée ne peut pas se dérouler normalement ! ». De nombreux groupes écolos se sont dispersés et ont déclaré la manif terminée, d’autres ont erré, et une minorité des manifestants a atteint malgré tout le parc de Bercy.,Anne Hidalgo, qui était dans le défilé contre le dérèglement climatique, estime « qu’il devient difficile de manifester » et interrogera le préfet de police au prochain Conseil de Paris (France Inter, 23 septembre).

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